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Inria souligne son engagement dans le Plan France Relance

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Mis à jour le 14/09/2021
Le 3 septembre 2020, l’État annonçait le lancement d'un plan de relance massif de 100 milliards d'euros. Son objectif : renforcer rapidement et durablement l’économie française. Un plan de relance dans lequel Inria est pleinement impliqué, en cohérence avec les engagements de son Contrat d’objectifs et de performance pour la période 2019-2023.
Plan Relance
© Inria / Photo M. Magnin

 

Baptisé France Relance, le plan pour renforcer l'économie française s'articule autour de trois grands axes : la cohésion, la compétitivité et l’écologie. 36 milliards d’euros seront alloués au premier, 34 milliards au second et enfin 30 milliards au dernier. 

Parmi ces trois piliers, deux impliquent à ce jour directement Inria :

  • La compétitivité, avec, pour commencer, le Plan Quantique et le Plan Cybersécurité (plus généralement toutes les actions qui ont trait au numérique) ; 
  • L'écologie, avec les projets de rénovation énergétique des bâtiments publics, en particulier dans l’enseignement supérieur et la recherche.
Logo plan relance

L'institut participe en effet, depuis plusieurs mois déjà et au travers de diverses actions auprès de l’État, à la mise en œuvre de France Relance. Découvrez ci-dessous les trois premiers axes qui concernent Inria. 

Faire de la France un acteur majeur du quantique, pour notre souveraineté technologique

À l'annonce du Plan Relance, l'objectif du Gouvernement sur le volet compétitivité a été clair : investir prioritairement dans les domaines les plus porteurs pour transformer et soutenir l’économie française. Parmi ceux-ci, l'informatique quantique, un secteur stratégique et qui figure parmi les priorités affichées du Contrat d’objectifs et de performance 2019-2023 d’Inria.

Le Président de la République a ainsi dévoilé, en janvier 2021, un Plan Quantique ambitieux, qui faisait suite aux travaux menés au cours des derniers mois par la mission de la députée Paula Forteza. Le plan annoncé prévoit d'injecter 1,8 milliard d'euros (financés en partie par le PIA 4 et le plan France Relance) dans la formation, la recherche, l’innovation et l'industrie dans le domaine de l'informatique quantique. 

À l'instar de son rôle de coordinateur du volet recherche de la stratégie nationale pour l’intelligence artificielle, lancée par la France en 2018, Inria est pleinement engagé dans ce Plan Quantique, en se voyant confier le copilotage, aux côtés du CEA et du CNRS, du PEPR associé (« Programme et équipements prioritaires de recherche », un nouvel instrument mis en place par la Loi de Programmation de la Recherche).

L’informatique quantique, un enjeu fort pour Inria

La cybersécurité, un enjeu majeur pour une société numérique de la confiance

Dans la même veine, la cybersécurité représente un axe important de compétitivité pour la France. L’État prévoit ainsi, dans le cadre de France Relance, de consacrer près d'un milliard d'euros à un Plan Cybersécurité dédié, afin de renforcer le niveau de cybersécurité de l'État, des collectivités et des organisations au service des citoyens, mais aussi de permettre au tissu industriel français de cybersécurité de se structurer et de se développer de manière significative. 

Parmi les objectifs clés fixés à l’horizon 2025 :

  • multiplier par trois le chiffre d’affaires de la filière (passant de 7,3 milliards à 25 milliards d’euros) ;
  • positionner la France par rapport à la concurrence internationale en doublant notamment les emplois de la filière (passant de 37 000 à 75 000) ;
  • structurer la filière et repositionner la France par rapport à la concurrence internationale en nombre d'entreprises ;
  • faire émerger trois licornes françaises en cybersécurité en s'appuyant sur les grandes startups du secteur, et notamment celles membres de la French Tech 120 ;
  • diffuser une véritable culture de la cybersécurité dans les entreprises ;
  • stimuler la recherche française en cyber et l'innovation industrielle (hausse de 20% des brevets).

La feuille de route de ce plan ambitieux a été confiée à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Elle s’appuie aussi sur un PEPR dédié pour mobiliser la recherche française : comme pour le Plan quantique, Inria a été désigné comme copilote aux cotés du CEA et du CNRS. Le PEPR, d'un montant de 65 millions d’euros, a pour objectif de soutenir la recherche dans le domaine et de faire émerger des technologies de rupture bénéficiant à l'ensemble des acteurs français face aux cybermenaces. La mise en place d’un "Campus cybersécurité", renforçant l’écosystème national de la cybersécurité, fait également partie des actions phares de ce plan.

Inria est également pleinement impliqué dans l’élaboration des autres actions numériques du plan de relance qui sont en cours d’élaboration, dont la deuxième phase de la stratégie nationale pour l’intelligence artificielle.

La construction d’une société numérique de la confiance, un enjeu au coeur de notre stratégie

La rénovation énergétique des bâtiments publics

Troisième pan du plan France Relance, la transition écologique se voit consacrer un budget de 30 milliards d’euros pour répondre principalement à deux objectifs : décarboner notre économie en réduisant nos émissions de carbone de 40 % d’ici 2030, par rapport à 1990, et soutenir nos secteurs d’avenir en misant sur les technologies vertes (hydrogène, recyclage, biocarburants…).

Parmi les mesures déployées sur ce volet, la rénovation des bâtiments bénéficiera de 6,7 milliards d’euros, dont 4 milliards d'euros consacrés intégralement aux bâtiments publics (écoles, universités, mairies, logements étudiants, sites des collectivités, parc administratif de l’État ou encore commissariats et tribunaux). Un investissement, qui s'appuie sur des appels à projets pour sa répartition, et qui permettra non seulement de diminuer la facture énergétique de l’État mais aussi de réduire l’empreinte énergétique et environnementale des bâtiments. 15 millions de m² sur les 100 millions de m² du parc de l’État sont ainsi visés.

Deux centres Inria sont concernés par cette rénovation : Sophia Antipolis-Méditerranée et Grenoble - Rhône-Alpes.

Trois des projets déposés par le centre de recherche Sophia Antipolis-Méditerranée en réponse à l’appel à projets "Rénovation énergétique des bâtiments publics de l’Etat" bénéficient en effet désormais d’un financement de 231 756 euros :

  • Travaux énergétiques et mise en conformité : remplacement de mitigeurs pour économie d'eau, sécurisation de toiture et mise en place de compteurs d’énergie, pour tout le site ;
  • Travaux énergétiques : remplacement des ventilo-convecteurs du bâtiment Galois ;
  • Travaux énergétiques : remplacement de la centrale de traitement d’air (CTA) du restaurant du site.

Le site de Montbonnot (Inria Grenoble - Rhône-Alpes) bénéficiera, quant à lui, d'un financement de 1 517 000 euros, réparti autour de quatre projets :

  • Remplacement de l’ensemble des éclairages du centre par des technologies LED ;
  • Remplacement d’une chaudière (âgée de 25 ans) et des centrales de traitement d’air. Ce remplacement est accompagné de la mise en place d’un système de récupération des fumées de la chaudière qui seront réinjectées dans le système de chauffage ;
  • Ventilation mécanique contrôlée (VMC) et régulations des bureaux : raccordement de l’ensemble des bouches de soufflage des bureaux du centre et remplacement de l’ensemble des régulations ; 
  • Remplacement du système extinction incendie automatique.