Sites Inria

English version

Start-up Inria

21/11/2016

Bomotech : un accompagnement personnalisé pour créer sa start-up

Le projet de start-up Bomotech valorise une des technologies de l'équipe-projet Inria STARS sur la détection de personnes et de mouvements pour développer un système d’aide à la rééducation. Ce projet, soutenu et hébergé au Dev Center du centre de recherche Inria Sophia Antipolis - Méditerranée avance à grands pas : les deux porteurs, Baptiste Fosty (vingt-huit ans) et Mélaine Gautier (trente-cinq ans) prévoient la création de leur entreprise et son entrée à l’incubateur Paca Est courant janvier 2017 et préparent le business plan pour leur première levée de fonds.

Leur concept original est un système d’aide à la rééducation basé sur la détection de mouvement qui permet de quantifier les performances des patients durant leur période de rééducation et de suivre leur progression de façon visuelle. Leur cible prioritaire pour le lancement a été définie précisément suite à leur étude de marché : les centres de rééducation. Pour cela ils se sont adjoint la caution d’un conseiller médical par ailleurs médecin au centre hélio-marin de Vallauris. Ils poursuivent leurs tests afin de pouvoir fournir également le segment des grandes enseignes de sport.

Un projet bien préparé et validé

Grâce à l’appartenance d’Inria Sophia Antipolis - Méditerranée à la ComUE Université Côte d’Azur et son implication dans l’IDEX UCAJEDI, Bomotech a bénéficié d’une inscription gratuite à l’EIA (European Innovation Academy), la plus grande « summer school  » entrepreneuriale, organisée avec le soutien de la ville de Nice et consacrée à la création de start-up. Baptiste Fosty et Mélaine Gautier ont ainsi suivi pendant trois semaines en juillet cette formation animée par des professeurs des plus grandes universités mondiales (Berkeley, Stanford, etc) et des innovateurs confirmés (Samsung, Orange, Amadeus, Google) immergés parmi près de sept-cents participants venus du monde entier avec des profils et des cultures très variés.

Ils ont trouvé ce concept très enrichissant pour leur projet avec son contenu basé sur les méthodologies des business accélérateurs de la Silicon Valley, les entraînements pratiques avec les jeux de rôle et la possibilité de développer leur réseau.  

Cela leur a permis  d’apprendre à mieux travailler en équipe avec d’autres partenaires, comprendre les compétences de chacun, organiser les tâches, avec un suivi de qualité réalisé par des mentors spécialisés dans leur domaine, la santé. Ils se sont entraînés à présenter leur projet devant un public varié, de vrais investisseurs et l’ensemble des participants. Ils ont amélioré leurs compétences dans le domaine de l’entrepreneuriat, élargi leurs connaissances tout en faisant avancer leur projet.

Ils ont enchaîné avec la formation « HEC Challenge+ » depuis octobre 2016, un programme qui combine trois éléments complémentaires : une formation-action, un suivi personnalisé, un réseau de partenaires apporteur de ressources, de conseils et de contacts.

Leurs objectifs sont d'une part de valider leur projet de création d’entreprise et le business plan pour leur levée de fonds et d'autre part de se préparer pour affronter les challenges du développement d’une entreprise de croissance innovante

Un accompagnement de proximité

Le Service Transfert Innovation et Partenariats (STIP) et le Service d’Expérimentation et de Développement (SED) du centre de recherche Inria Sophia Antipolis - Méditerranée accompagnent ce projet depuis plus de deux ans. Guillène Ribière et Jérémy Fidelak, chargés des partenariats et projets d’innovation, sont coresponsables du suivi de cette start-up. Ils apportent un accompagnement personnalisé à l’équipe en suivant l’évolution du projet et l'aident à trouver des aides financières et administratives : InriaHub, Concours (Bpifrance), préparation à l’entrée à l’incubateur, création de la société. La proximité avec les ingénieurs du SED permet un regard quasi quotidien sur la mise au point des technologie et des prototypes et facilite l'accès aux aides et conseils techniques.

"Ces deux jeunes sont très ouverts et ont pris le temps et l'énergie de demander conseil et de faire de nombreuses rencontres concrètes avec d'éventuels clients et aussi des investisseurs afin de finaliser leur projet," explique Jérémy Fidelak. "Pour nous qui les suivons depuis l'origine, nous avons pu voir les évolutions au fur et à mesure des discussions."

Côté études de marché, "nous avons accompagné Bomotech pour leur permettre d'évaluer de manière factuelle le premier marché qu'ils visaient: le marché des kinés", explique Guillène Ribière. "Pour cela, nous leur avons suggéré de lancer une campagne de vente par Google Ads, comme si leur produit était prêt et packagé pour les kinés et de mesurer le ratio de clics sur leur campagne. Le retour a été un taux de clic bas de 0,6%. Suite à ce résultat décevant, Bomotech a revu sa stratégie en termes de segments de marché et a redéfini ses priorités. Ils ont envisagé un nouveau segment de marché: celui des magasins de vente de chaussures de running ."

Prochaines étapes : l'entrée à l’incubateur Paca Est courant janvier 2017 et une première levée de fonds.

Rencontre avec les deux jeunes entrepreneurs.

Une techno, les bonnes personnes et le savoir convaincre pour une belle aventure humaine

Comment l’idée vous est-elle venue ?

BF : Je travaillais en tant qu’ingénieur dans l’équipe-projet STARS et au fil des discussions avec notre responsable d'équipe, Francois Bremond, j’ai eu envie de me lancer.

Comment Mélaine a-t-il rejoint le projet ?

MG : J’ai travaillé pendant dix ans en tant qu’ingénieur, dans de nombreux endroits dont Inria où j’ai collaboré à différentes équipes. C'est grâce au STIP qui nous a mis en relation que j'ai pu rejoindre Baptiste dans ce projet.

Que faut-il pour se lancer ?

BF : De l’envie et une techno bien sûr, mais il est capital de savoir présenter son projet. Il faut apprendre à convaincre à tous les niveaux : Inria, associés, et bien sûr pour trouver des financements extérieurs.

Comment vous êtes-vous répartis les rôles ?

MG : Baptiste s’occupe des aspects communication et marketing et moi logiciels.

Et pour faire une bonne équipe ?

BF : Il faut savoir communiquer et gérer les moments de stress inhérents à ce type d’aventure.

Haut de page

Suivez Inria tout au long de son 50e anniversaire et au-delà !