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Evénement

14/03/2016

Retour sur l’inauguration des nouveaux locaux du centre Inria de Paris

Thierry Mandon, le secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a inauguré le jeudi 10 les nouveaux locaux d’Inria à Paris dans le XIIe arrondissement. L’occasion pour les chercheurs de présenter leurs travaux les plus innovants (le centre de recherche de Rocquencourt est officiellement devenu le centre Inria de Paris).

Quand Inria inaugure de nouveaux locaux, le traditionnel ruban n’est pas accroché à des piliers mais à deux drones, pilotés par de jeunes chercheurs.  Succès immédiat dans le public qui, enthousiaste, s’empresse de dégainer ses téléphones portables pour filmer la scène. Visiblement très amusé, le secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Thierry Mandon, lançait : « je suis supporter d’Inria ! »

En présence de Marie-Christine Lemardeley, adjointe à la maire de Paris en charge de l’Enseignement supérieur, de la Vie étudiante et de la Recherche, du P.-D.G. d’Inria, Antoine Petit et d’Isabelle Ryl, directrice du centre, Thierry Mandon a pu découvrir quelques-uns des projets menés par les équipes-projets du centre, à commencer par les véhicules autonomes réalisés par l’équipe Rits et son responsable, Fawzi Nashashibi. Exposées pour l’occasion sur l’esplanade du bâtiment, ces voiturettes peuvent être commandées grâce à un simple smartphone et pourraient représenter l’avenir des flottes urbaines de voitures partagées.

Un centre de recherche au cœur des enjeux de société

Le transfert technologique est inscrit dans l’ADN d’Inria : une ambition portée par sa devise : « l'excellence scientifique au service du transfert technologique et de la société », comme l’a rappelé Antoine Petit. Chaque année, les équipes du centre Inria de Paris créent une ou deux start-up. Willow, l’équipe dirigée par Jean Ponce et spécialisée dans la vision par ordinateur, avait d’ailleurs choisi de présenter son partenariat avec la start-up Iconem pour la représentation de Pompéi en 3D. Autour du responsable de l’équipe, plusieurs jeunes chercheurs qui ont choisi de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, comme Guillaume Seguin, cofondateur avec Arnaud Laurentyde Regaind (un outil de tri automatique de photos) et Vincent Delaître, cocréateur de Deepomatic (le « Shazam » de l’image qui veut révolutionner la publicité.)

Très concerné, lors de sa visite du centre, par cette porosité entre la recherche et le monde économique, Thierry Mandon a  évoqué dans son discours sa volonté de créer une structure nationale chargée d’encourager et de faciliter la mutation numérique des organisations. Au cœur des problématiques sociétales, Inria a montré qu’il était prêt à accompagner ce mouvement. Ainsi le projet CityLab, voit des équipes-projets s’engager dans le secteur en très forte croissance des villes intelligentes (fruit d’une collaboration entre Clime et Mimove). Vivien Mallet a présenté le projet baptisé SoundCity, une application qui permet de réaliser des mesures de bruit et ainsi de géolocaliser la pollution sonore au sein d’une agglomération. L’équipe Ange, représentée par Jacques Sainte-Marie, utilise quant à elle la modélisation mathématique pour optimiser les équipements destinés à capter des énergies renouvelables (houlomotrice, hydrolienne ou biomasse).

Le secrétaire d’État a salué la belle représentation des femmes dans les équipes du centre. La traduction d’un engagement fort d’Inria qui souhaite encourager les jeunes femmes à se lancer dans des carrières scientifiques. Anne Canteaut, par exemple, a présenté à Thierry Mandon les travaux de plusieurs équipes en matière de cybersécurité et Irène Vignon-Clémentel a pu lui expliquer les avancées de l’équipe Reo, qui modélise la circulation des fluides et de l’air dans le corps humain en partenariat avec des médecins pour améliorer les techniques d’intervention chirurgicale.

À l’issue de sa visite, le secrétaire d’État Thierry Mandon en a profité pour annoncer la volonté du gouvernement d’intensifier son soutien à la recherche, avec pour objectif de « multiplier par deux le taux d’acceptation des projets soumis à l’Agence nationale de la recherche (ANR). »

Un nouveau centre au cœur de Paris

En 1967, le Plan calcul du général de Gaulle avait installé l’IRIA à Rocquencourt (Yvelines) au moment où le SHAPE, commandement des forces alliées, quittait le Camp de Voluceau. En ce début d’année 2016, le centre de recherche Paris - Rocquencourt quitte le site pour rejoindre de nouveaux locaux situés 2 rue Simone Iff, dans le 12e arrondissement à Paris. Il se rapproche ainsi de ses partenaires académiques et industriels et s’appelle désormais « centre Inria de Paris ».

Le centre de recherche de Paris conduit ses activités scientifiques en développant des partenariats étroits avec les meilleures équipes internationales, le monde de l’industrie et des services. Il tire parti d’échanges riches avec les nombreux acteurs scientifiques et économiques de la région parisienne (grandes écoles, universités prestigieuses, pôles de compétitivité mondiaux) et rassemble un effectif de six cents personnes. Les trente-cinq équipes de recherche travaillent autour de quatre grandes priorités scientifiques :

  • Réseaux et systèmes de communication  
  • Logiciels fiables et sécurité  
  • Modélisation du vivant et de l'environnement  
  • Simulation & apprentissage 
© Citizen press
  • Présentation de l'EPI RITS @Inria - G. Scagnelli

  • Présentation de l'EPI RITS @Inria - G. Scagnelli

  • Entrée du centre de recherche Inria de Paris @ Inria - G. Scagnelli

  • Démo de l'EPI Clime - Vivien Mallet @ Inria - G.Scagnelli

  • Inauguration - Drones @ Inria - G.Scagnelli

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