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Portrait: Yannick Presse

Pierre Michaud - 19/09/2014

Yannick Presse, un ingénieur qui a des ailes

Yannick Presse et drone Inria

Après 18 ans passés au sein de l’Armée de l’air, Yannick Presse, désormais ingénieur, travaille au côté des chercheurs de l’équipe-projet Madynes, chez Inria Nancy - Grand Est. Un atterrissage réussi.

Votre parcours est plutôt atypique...

C’est vrai que passer de l’Armée de l’air au monde de la recherche, ce n’est pas si commun. Pour réussir cette transition, j’ai passé un diplôme d’ingénieur en informatique réseaux, systèmes et multimédia via le CNAM. Ce diplôme a été validé par un stage de 11 mois à Supelec Metz, où j’ai pu notamment travailler sur les drones et l’étude des systèmes complexes par multi-simulations. J’ai ensuite intégré le centre de recherche Inria Nancy - Grand Est où j’ai débuté par une mission de trois mois autour de la plateforme Aetournos [voir ci-dessous] pour le Loria*. Depuis février 2013, je me consacre surtout auxsmart grids, les futurs réseaux électriques intelligents.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ?

Je travaille pour le projet de recherche MS4SG (multi-simulation 4 smart grids), lancé au début 2013 et mené conjointement par EDF R&D et Inria. Nous avons pour projet de développer, d’ici la fin 2015, une plateforme de simulation intuitive utilisable par des non-spécialistes en informatique. Le principe dessmart gridsest d’interconnecter des réseaux électriques, des réseaux informatiques et des systèmes décisionnels. Pour simuler leur fonctionnement, nous utilisons différents simulateurs (FMI pour les réseaux électriques, Omnet ou NF3 pour les réseaux informatiques) que nous faisons communiquer ensemble via un simulateur de système décisionnel du type Enterprise Architecture.

 

Quel est votre rôle au sein de l’équipe-projet Madynes ?

Pour l’instant, je suis le seul ingénieur de cette équipe-projet : je travaille au quotidien avec trois chercheurs. Mon regard d’ingénieur et le côté atypique de mon parcours me donnent un point de vue sans doute plus connecté avec la réalité du monde physique que celui de mes collègues, qui évoluent quasi exclusivement dans un univers fait de lignes de code informatique. Cela s’est avéré particulièrement utile lorsque je travaillais sur les drones : j’étais familier des contrôles avant-vol, des questions de qualité et de sécurité, etc. De mon côté, j’apprends beaucoup de cette expérience, qui me permet de collaborer au quotidien avec des personnes de très haut niveau. 

 * Le Loria est un laboratoire commun au CNRS, à Inria et à l’Université de Lorraine

Aetournos, le laboratoire volant

Aetournos (Airborne Embedded auTonomOUs Robust Network of Objects and Sensors) : c’est une flotte de huit drones équipés d’ordinateurs intégrés et de différents capteurs, caméras... Cette plateforme est utilisée dans le cadre du programme R2D2, dont l'objectif est de développer des « drones collaboratifs » capable notamment de voler en flottille en interagissant entre eux et avec leur environnement. Sélectionné pour la dernière édition du concours robotique EuRoc, Aetournos est également utilisé pour des expérimentations menées au sein d‘Inria sur d’autres champs de la recherche informatique. 

Aetournos est également la seule équipe française sélectionnée pour la finale d'un concours international de drones en Australie, fin septembre. "L'objet de cette compétition est de localiser le plus rapidement possible une personne en détresse sur une zone de 2 kilomètres carrés et de lui apporter un kit de survie", indique Yannick Presse.

Mots-clés : Drones R2D2 Plate forme Aetournos Concours Madynes Collaboration

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