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SCM Inria Lille - Nord Europe (*) - 15/02/2015

Guillemette Marot “Entre l’univers des mathématiques et celui de la santé”

© Inria

Chez Inria, Guillemette Marot évolue et travaille dans un monde masculin. Seule femme parmi les sept membres permanents de l’équipe-projet baptisée Modal - Models for Data Analysis and Learning (commune avec le CNRS, l’Université Lille 1 et l’Université Lille 2), elle a facilement su trouver sa place.

Je n’ai eu aucun souci d’intégration avec mes collègues masculins. Il y a moins de femmes simplement parce que les candidatures d’hommes sont plus nombreuses dans les domaines des mathématiques et de la statistique mais Inria mène une politique pour inciter l’embauche de femmes chercheuses et ainsi favoriser la parité

À 30 ans, Guillemette mène de front ses travaux de recherche dans son bureau à Villeneuve d’Ascq et son activité de maître de conférence à la faculté de médecine (avec la chaire d’excellence Inria Lille 2 ) où elle fait aussi partie d’un groupe de chercheurs, un profil de statisticienne très singulier parmi l’équipe enseignante de Lille 2. “J’évolue entre l’univers des mathématiques et celui de la santé. À l’université, je peux avoir des échanges très enrichissants avec des médecins et ainsi  avoir des retours sur l’utilité de nos recherches. Nous travaillons sur la modélisation statistique pour les expériences à haut débit en génomique.”

Des recherches pour intégrer des données génomiques

Le quotidien de Guillemette Marot ne ressemble pas aux clichés habituellement associés à sa profession. Non, un chercheur une passe pas son temps seul enfermé dans un laboratoire. Pour Guillemette, c’est même tout le contraire ! Ce qu’elle apprécie avant tout, c’est bien le travail en groupe et l’interdisciplinarité liés à son métier. Chez Inria, Guillemette fait partie d’une équipe-projet soudée de statisticiens qui conçoit des modèles génératifs avec pour objectif d’arriver à intégrer des données  hétérogènes.  “Le domaine d’application principal de mon travail se situe dans la médecine, notamment lorsqu’il s’agit d’intégrer des données génomiques pour comprendre certains mécanismes biologiques.Je suis ainsi impliquée dans les travaux du SIRIC ONCO Lille , l’un des huit sites français de recherche intégrée sur le cancer.”

Savoir vendre l’originalité de ses recherches

Mais une autre mission fait partie de son travail : la recherche de financements.“Les actions courantes sont financées par l’institut ou par la faculté mais il faut monter des projets pour demander de l’argent si on veut faire des applications ou encadrer d’autres jeunes chercheurs.”  Elle doit savoir vendre l’originalité de ses recherches et expliquer en détail ce qu’elles vont apporter. “Dans ces moments-là, on travaille plus et on doit faire beaucoup d’heures supplémentaires. Inria apporte son aide pour le montage financier des projets mais c’est au chercheur de trouver de l’argent, ça fait partie de notre travail” , insiste Guillemette. Officiellement créée en 2012 pour une durée initiale de quatre ans, l’équipe-projet Modal poursuit donc actuellement sa première phase de recherche. L’année prochaine, Guillemette et ses collègues devraient s’engager pour un nouveau bail de quatre ans afin de continuer à faire évoluer leur projet.

Mots-clés : Femme dans la recherche Statistique Bio-informatique Génome

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