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Denis Baudier - 29/01/2014

Une symbiose franco-brésilienne pour analyser les mécanismes de l'évolution

Portrait Mariana-Galvao-Ferrarini © Inria

Comprendre les mécanismes du vivant implique de s’appuyer sur d'autres disciplines comme l'informatique, les mathématiques ou les statistiques. Le parcours de Mariana Galvao-Ferrarini, une jeune scientifique brésilienne, chercheuse au sein de l’équipe Bamboo, illustre ce mouvement.

« La biologie me fascine depuis que j'ai lu, à douze ans, un roman de Robin Cook intitulé Chromosome 6 » , se souvient Mariana Galvao-Ferrarini.
Fidèle à sa passion, elle décide d’en faire son domaine d’étude.

En 2009, elle obtient un diplôme d'ingénieure en biotechnologies de l'université fédérale du Parana, puis, en 2012, un Master en biologie cellulaire et moléculaire. Son diplôme en poche, elle choisit de poursuivre sa carrière en France, afin de se rapprocher de sa mère qui y travaille.

La chance lui sourit lorsqu’elle fait la rencontre de Marie-France Sagot, l'une des fondatrices du Laboratoire international de recherche en bio-informatique, le LIRIO, mais également directrice de recherche Inria et responsable de l'équipe Bamboo.
Regroupant à la fois des biologistes et des informaticiens autour du thème de la symbiose, cette équipe utilise des algorithmes pour mieux cerner les mécanismes biologiques de l'évolution.

Une thématique de recherche qui séduit immédiatement Mariana. À la fin 2012, elle intègre l’équipe comme doctorante.

Une dimension internationale

« Mes études portent sur deux sujets principaux : d'une part les interactions entre les bactéries abritées par le système respiratoire du cochon ; de l'autre, sur les trypanosomatides, une famille de parasites responsable de maladies comme la Leishmania ou la maladie du sommeil , explique-t-elle.

Aujourd'hui, grâce aux technologies modernes de séquençage, on peut décrypter le génome d'un organisme vivant en quelques semaines, voire quelques jours. L'un des grands enjeux pour la biologie consiste à être capable d'exploiter et d'analyser ces énormes masses d'informations. »

Ces recherches comblent aussi ses aspirations à la multidisciplinarité.
« Nous travaillons avec des spécialistes en informatique, en mathématique, en biologie et en écologie » , souligne la scientifique, qui se réjouit par ailleurs de collaborer avec des chercheurs venus du monde entier : Italie, Allemagne, Brésil, Albanie...

Une expérience particulièrement riche qui lui permet aujourd'hui d'encadrer des TP en bio-informatique et biostatistique à l'université de Lyon I.

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