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European Research Council

AB - 24/04/2017

10 ans de l'ERC : retour en images

Avec 48 lauréats, ce sont presque 8 % des chercheurs permanents d’Inria qui ont obtenu une bourse de l’ERC. Ces succès placent l'institut dans le Top 3 européen des organismes de recherche. À l’occasion des dix ans de l'ERC et de ses 50 ans, Inria a invité le 13 mars dernier dix de ses lauréats à présenter leur projet de recherche. De la cybersécurité aux interfaces humain-machine, de la vision par ordinateur aux neurosciences en passant par la simulation numérique, retour en vidéos sur quelques travaux récompensés.

Créé en 2007, l’ERC permet à une chercheuse ou un chercheur d’obtenir un financement conséquent pour conduire un projet de recherche ambitieux et original pendant plusieurs années. Avec 48 lauréats -sans compter les Proof of Concept - et une place dans le Top 3 des instituts européens, Inria est récompensé pour la qualité de ses recherches mais aussi pour le soin porté à l’accompagnement des candidats mis en place dès la création de l’ERC par la direction des partenariats européens et internationaux. 251 chercheurs ont pu ainsi être accompagnés depuis dix ans aux appels Starting, Consolidator et Advanced avec un taux de succès de 19 %, nettement meilleur que le taux de succès européen qui est de 11 %. Et pour ses 50 ans, Inria aura bientôt 50 lauréats ! 

Je tiens à féliciter Inria et à saluer tous ses acteurs pour leur contribution au développement de la recherche dans un domaine qui a pris une place si essentielle dans la science et dans la transformation de la société.

                                                                                                            Jean-Pierre Bourguignon, président de l'ERC

Dix projets ERC en images

« SPOOC - Des preuves automatiques pour les protocoles cryptographiques », Steve Kremer, Consolidator Grant 2014

Encore marginal, le vote électronique pourrait bientôt remplacer le traditionnel bulletin dans de nombreux cas. Transposer ainsi l’ensemble des contraintes et garanties des protocoles de vote classiques demande de développer de nouveaux outils numériques. Spécialiste des protocoles cryptographiques, Steve Kremer travaille à l’élaboration d’outils de vérification de logiciels critiques tout en avertissant le public des limites des solutions existantes.


« Comment apprendre à contrôler un ordinateur avec son activité cérébrale ? Le projet BrainConquest », Fabien Lotte, Starting Grant 2016

Fabien Lotte travaille sur les interfaces cerveau-ordinateur en en modélisant les processus d’apprentissage. La bourse ERC lui permet d’ouvrir un peu plus ce domaine de recherche encore récent à une donnée paradoxalement peu prise en compte jusqu’ici par les spécialistes : l’humain, permettant ainsi une amélioration des usages des interfaces au sein d’applications très larges allant des systèmes d’assistance au jeu vidéo.


« Créativité et coadaptation humain-machine », Wendy Mackay, Advanced Grant 2012

Spécialiste de l’interaction humain-machine, Wendy Mackay veut exploiter les capacités des ordinateurs tout en les rendant plus cohérents avec nos modes de fonctionnement. Par exemple, pour changer la couleur d’un objet (texte, dessin, photo, etc.), il faut actuellement utiliser le système propriétaire de chaque logiciel. Le but du projet est d’aboutir à une fonctionnalité universelle qui permettrait à chaque utilisateur de choisir son sélecteur de couleur et de l’utiliser dans n’importe quel logiciel.


« Interprétation automatique du monde visuel », Cordelia Schmid, Advanced Grant 2012

Le projet de Cordelia Schmid vise l’apprentissage autonome de concepts visuels à partir des données mises à disposition sur le Web, afin d’apprendre à un ordinateur à interpréter, reconnaître et indexer de grandes bases d’images et de vidéos. Pour simplifier le travail fastidieux et incomplet des méthodes actuelles de Deep Learning, l’idée repose sur l’utilisation des données complémentaires disponibles, tout en prenant en compte l’hétérogénéité et la qualité très variables de ces informations.


« Services de personnalisation en ligne : du labo à vos écrans », Anne-Marie Kermarrec, Starting Grant 2007

Anne-Marie Kermarrec étudie le fonctionnement des réseaux géants et conçoit des protocoles qui permettent à un grand système distribué de s’autogérer, s’auto-organiser et s’autoréparer sans qu’aucune entité du système n’en possède une connaissance globale. Elle développe une approche entièrement décentralisée de la navigation sur Internet afin d’exploiter préférences et affinités de l’utilisateur pour des recommandations optimales.


« Construire un cerveau numérique pour étudier les maladies neurodégénératives : un défi pour l’apprentissage statistique », Stanley Durrleman, Starting Grant 2015

Spécialiste des données en neuro-imagerie, Stanley Durrleman, qui conduit ses recherche au cœur de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, construit des modèles dynamiques du cerveau au cours du vieillissement ou de l’avancement d’une maladie. Il a notamment mis au point une méthodologie capable d’établir un scénario de croissance moyenne de l’amygdale, ce qui a permis de souligner chez les enfants autistes sa maturation anticipée.


« ADAPT : Simulation adaptative pour les nanosciences », Stéphane Redon, Starting Grant 2011

Stéphane Redon tire parti des méthodes mathématiques et algorithmiques adaptatives pour réaliser un logiciel de prototypage virtuel d’objets nanoscopiques ; l’objectif est d’égaler à l’échelle nano les meilleurs logiciels de référence à l’échelle macro. La mise au point de ce logiciel doit permettre la modification de la géométrie de molécules et leur visualisation en temps réel, et pourrait intéresser biologistes, physiciens, chimistes et pharmacologues.


« SKIPPER : modèles mathématiques et simulations numériques pour la polymérisation des protéines dans les maladies amyloïdes (prion, Alzheimer) », Marie Doumic Jauffret, Starting Grant 2011

Spécialiste d’équations décrivant l’évolution des populations, Marie Doumic Jauffret applique ces méthodes à la modélisation des maladies amyloïdes, dont font partie les maladies à prions et Alzheimer. Pour son projet, elle travaille en partenariat direct avec des biologistes qui utilisent ses modèles mathématiques, les informations et les mesures inédites qu’ils mettent à jour, pour identifier des solutions thérapeutiques.


« GEM : de la géométrie au mouvement », Florence Bertails-Descoubes, Starting Grant 2014

Simuler de la manière la plus réaliste possible le mouvement des cheveux ou des vêtements : pour les professionnels de l’animation par ordinateur, ce défi est plus complexe qu’il n’y paraît. Les travaux menés par Florence Bertails-Descoubes – dont les solutions sont utilisées par des studios d’animation – sur la modélisation inverse des systèmes dynamiques non-réguliers pourraient les aider à franchir ce cap.


« Comprendre la géométrie en plus grandes dimensions », Jean-Daniel Boissonnat, Advanced Grant 2013

La géométrie algorithmique, étudiée par Jean-Daniel Boissonnat, a pour but de faire de la géométrie en considérant les données comme des points dans un espace métrique, le plus souvent de grande dimension. Le chercheur s’est notamment penché sur la génération et le traitement de maillages pour la visualisation ou les simulations numériques, la reconstruction de surfaces et le calcul de trajectoires de robots. Des collaborations avec des astrophysiciens et des biologistes sont en cours.


Mots-clés : ERC 50 ans Cybersécurité Web Vision par ordinateur Interface homme-machine Simulation Neurosciences

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