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Damien Dechambre - 20/11/2014

Dispositif handicap d’Inria : un réseau efficace et des chercheurs sensibilisés

Mathilde Dorémus ©Inria / Gilles Scagnelli Mathilde Dorémus lors du'ne action de sensiblisation au handicap « Une journée avec un ballon » - ©Inria / Gilles Scagnelli

Le 1er septembre 2011, Inria signait une convention avec le fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). Objectif, mettre en place une politique handicap concrète et pérenne en faveur des agents en situation de handicap. Mathilde Dorémus, chargée de coordonner le dispositif handicap d’Inria, dresse un premier bilan des actions mises en œuvre depuis trois ans.

Quel est le dispositif « handicap » de l’institut élaboré grâce à cette convention avec le FIPHFP ?

Nous avons mis en place un véritable réseau réunissant les assistants de prévention, les médecins de prévention, les services généraux [NDLR : services chargés des locaux et des fournitures de bureau], les assistantes sociales et bien sûr les correspondants handicap dans chacun des huit centres de recherche d’Inria. Les correspondants handicap pilotent localement, au plus près des agents, la politique handicap d’Inria. Pour ma part, je coordonne ce réseau et veille à la cohérence de la politique RH. Je suis également l’interlocutrice du FIPHFP pour l’institut.

Comment s’articule ce réseau pour répondre aux différentes situations rencontrées ?

Les correspondants handicap sont en première ligne. Ils sont en liaison avec les différents acteurs (médecin de prévention, assistant de prévention et assistant de service social…). Ils sont ensuite en charge de mettre en œuvre les aides techniques et humaines nécessaire au maintien dans l’emploi de l’agent (amélioration de l’accessibilité des locaux, aménagement du poste de travail…). Le dispositif permet de pouvoir répondre aux différentes problématiques de manière rapide et efficace. Un véritable accompagnement RH est proposé dans le cadre du handicap grâce à cette convention et au plan d’action associé.

Quelles actions sont menées sur le terrain ?

Au-delà de l’accompagnement des agents en situation de handicap, nous menons des actions de sensibilisation tout au long de l’année, et pas seulement lors de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées. Elle se fait auprès de tous les agents, comme auprès des managers. Nous avons par exemple réalisée une exposition itinérante de portraits de chercheurs touchés par un handicap. Localement chaque centre de recherche développe ses propres initiatives. Au centre de Grenoble sera organisé très prochainement un concert avec des musiciens valides et handicapés. Le centre de Lille, lui, proposera une initiation à la langue des signes.

Nous sensibilisons également les différentes directions à travailler avec des établissements et services d’aide par le travail (ESAT). Par exemple le centre de Bordeaux a confié la gestion des espaces verts à un ESAT, quant au centre de Rennes, c’est son service de restauration qui a recours à ce type de structure.

Enfin concernant, l’accessibilité des bâtiments, nous avons fait faire de nombreux travaux comme la mise en place de rampes, de repères au sol pour les malvoyants.

Particularité d’Inria, de nombreuses équipes de recherche de l’institut travaillent sur des problématiques liées au handicap. Un plus pour le dispositif handicap ?

Oui, en effet. Nous travaillons en relation avec les chercheurs, et c’est quelque chose de très enrichissant ! Le numérique est souvent une piste sérieuse pour apporter des aides aux personnes souffrant de handicap. Ainsi, par exemple au centre de Nancy, l’équipe Parole d’Agnès Piquard-Kipffer élabore un outil pour l'apprentissage du langage pour les sourds. Au centre de Sophia-Antipolis, l’équipe Demar de David Guiraud, cherche à restaurer la marche grâce à une puce électronique… Par ce biais les chercheurs apportent beaucoup à l’amélioration de la condition des personnes handicapées, et de ce fait, contribuent à la sensibilisation de chacun sur ce sujet.  

Des équipes de recherche à l'oeuvre !

De nombreuses équipes de recherches de l'institut travaillent sur des thématiques touchant de près ou de loin au handicap, tour d'horizon dans nos 8 centres en région.

  • Bordeaux : l'équipe Phoenix de Charles Consel travaille sur les difficultés cognitives en lien avec les usages du numérique.
  • Lille: l'équipe Mint de Laurent Grisoni se penche sur le développement d'un outil de rééducation en réalité virtuelle pour les accidentés vasculaires cérébraux.
  • Grenoble: l'équipe D-Net d'Eric Fleury s'intéresse à des réseaux de capteurs qui peuvent être appliqués au suivi du handicap.
  • Nancy : l'équipe Parole d'Yves Laprie développe un outil pour l'apprentissage du langage pour les sourds.
  • Rennes: l'équipe Mimetic de Franck Multon porte ses travaux sur la rééducation du geste sportif.
  • Paris-Rocquencourt : l'équipe Aramis d'Olivier Coillot travaille sur des applications qui pourraient aider dans le cadre du handicap mental.
  • Saclay : l'équipe Parietal de Bertrand Thirion s'intéresse aux applications cliniques de NiConnect
  • Sophia : l'équipe Demar de David Guiraud travaille à restaurer la marche grâce à une puce électronique.

Mots-clés : Handicap Emploi

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