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Journée internationale des droits des femmes

Magalie Quet - 8/03/2017

Zoom sur 35 femmes du centre de recherche Inria Saclay - Île-de-France

Qu’elles soient chercheuses, gestionnaires, maîtres de conférence, responsables de service, doctorantes, chargées de communication, enseignantes, assistantes de gestion administrative… elles ont un point commun : elles travaillent toutes pour faire avancer la recherche. Et cette année, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le centre de recherche Inria Saclay – Île-de-France a décidé de mettre en lumière quelques-unes de celles qui font et qui soutiennent la recherche d’aujourd’hui. 

La Journée internationale des droits des Femmes, petit rappel

C’est en 1977 que les Nations Unies officialisent la Journée Internationale des droits des femmes. Cette journée trouve son origine au début du XXe siècle dans les luttes des ouvrières et suffragettes pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Mais concrètement, 40 après, en 2017, de quoi s’agit-il ? C’est finalement l’occasion de revendiquer l'égalité et de dresser un bilan sur la situation des femmes dans la société. Cette année, ONU Femmes a choisi le thème : « Les femmes dans un monde du travail en évolution : une planète 50 - 50 d’ici 2030 ».

Les femmes et la recherche

Que ce soit en France ou ailleurs, la recherche et les sciences se conjuguent encore largement au masculin. En 2014, l'Unesco a réalisé un état des lieux des femmes dans la recherche. Bilan : les femmes demeurent encore amplement sous-représentées dans la recherche et le développement, quelle que soit la région du monde. Au total, c'est seulement dans 14 pays sur 127 que les femmes arrivent à occuper plus de postes scientifiques que les hommes ! Et seulement un pays sur cinq réalise la parité. Dans un pays sur deux, elles sont moins de 30%, soit la moyenne mondiale... 

Qu’en est-il en France ?

Seul pays au monde à pouvoir se vanter d'avoir fourni deux femmes au panthéon de la science mondiale, à savoir Marie et Irène Curie, la France ne fait pourtant pas partie des bons élèves : selon le rapport de l’Unesco seulement un chercheur sur quatre est une femme dans l’Hexagone (25,6 %). Ce qui nous place à la 95e position du classement mondial, entre le Kenya et la Tanzanie. Côté pays européens, seul le Luxembourg (24 %) fait pire.

35 femmes du centre de recherche Inria Saclay - Île-de-France

Cliquez sur les # pour découvrir les portraits de ces 35 femmes.

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Une vision partagée par toutes au centre de recherche Inria Saclay – Île-de-France

Qu’elles soient directement impliquées dans le monde de la recherche ou qu’elles y participent de façon plus indirecte ; qu’elles travaillent au sein du centre de recherche Inria Saclay – Île-de-France ou pour ses partenaires, les visions des femmes sur le monde du travail se rejoignent. En voici un petit aperçu :

Bouleverser les rapports de genres et les stéréotypes sexués

Selon Federica Caforio (doctorante, MΞdisim) « stimuler les jeunes femmes à poursuivre des études supérieures dans les domaines scientifique et technologique, et à y envisager une carrière professionnelle, signifie bouleverser d’anciens concepts profondément ancrés dans l’inconscient collectif. Ce changement de paradigme est très important pour contribuer à éradiquer des discriminations de genre, et pour évoluer vers une société dans laquelle les femmes et les hommes pourront participer équitablement à la croissance et au progrès de la communauté. »

« Personnellement, j’espère un monde où la vie ne serait pas dictée par ce qui nous a été enseigné par le passé, un monde où la vision paternaliste serait moquée car dépassée. » (Hélène Bessin-Rousseau – Assistante de gestion administrative)

Inciter les paradoxes pour créer de nouveaux standards

Pour Françoise Levy-Dit-Vehel (enseignant-chercheuse, équipe-projet Grace) « il faudrait une approche plus libre et moins dogmatique du monde de la recherche pour que les femmes occupent davantage de hauts postes. » Mais « les femmes doivent toujours se battre davantage pour être reconnues aussi compétentes que les hommes sur des sujets techniques » (Marianne Lombard - Administratrice systèmes). Une vision partagée également par Šejla Čebirić (doctorante, équipe-projet Cedar) pour qui « les femmes sont encore sous-représentées et largement sous-estimées dans le monde de la recherche. »

« La recherche scientifique est un monde ouvert, interdisciplinaire, créatif, innovant et visionnaire ! Et pour autant, en recherche informatique, les femmes sont encore largement minoritaires. Nous sommes en quête d’égalités d’opportunités et d’égalités des chances. » (Sarah Fdili Alaoui - maître de conférence, équipe-projet ExSitu). De fait, c’est un monde « qui manque cruellement d'images féminines. Cela peut être un frein pour certaines jeunes filles qui désireraient s'orienter vers la recherche scientifique mais qui ont du mal à s'identifier à un chercheur masculin et se disent ″ce n’est pas pour moi″. » (Eléonore Gauci - doctorante, équipe-projet Gamma3)

Encourager les changements de comportements

« Les femmes chercheuses que je connais sont généralement des femmes de caractère. Pour autant, je remarque aussi que je n’ai jamais entendu de remarques misogynes ou sexistes dans le cadre du travail. Cela démontre certainement le changement qui est en train de s’opérer » (Jessica Gameiro – Assistante d’équipes de recherche) « Réussir le passage de l'asexuation dans le monde du travail, c'est un effort à la fois pour les femmes et pour les hommes. C'est également le soutien que les femmes trouveront dans leur vie privée qui leur permettra d'envisager sereinement leur carrière. » (Eléonore Gauci - doctorante, équipe-projet Gamma3).

Selon Stacy Hsueh (doctorante - équipe-projet ExSitu), il faut « promouvoir une recherche sans frontière et créer des technologies anti-discriminations. » En effet, pour Chengcheng Qu (stagiaire, équipe-projet Ex-Situ) « un jour, on ne classera plus les personnes en fonction de leur genre mais bien sur leurs capacités personnelles. » Pour l’instant, « malgré une participation encore un peu timide dans certains domaines, les femmes arrivent à décrocher de plus en plus de postes judicieux dans le monde scientifique. Il faut inciter le principe de parité dans le domaine de la recherche scientifique et encourager notamment l’accès des femmes aux postes de décision de haut niveau. » (Raouia Taktak – enseignante-chercheuse, Laboratoire d’Informatique de l’École polytechnique).

Mots-clés : Journée internationale des droits des femmes Inria Saclay - Île-de-France

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