Portrait de Quantificare, une spin-off d'Inria qui ambitionne de devenir leader dans l'imagerie cutanée

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Mis à jour le 13/02/2020
En s'appuyant sur des recherches issues d’Inria sur le traitement d'images, Quantificare s'est spécialisée en imagerie médicale 3D de la peau. La société propose des appareils photographiques 3D et des logiciels permettant aux médecins de suivre leurs patients et de mesurer ou de simuler des opérations. Sa récente levée de fonds va lui permettre de renforcer sa position de leader auprès des principaux sponsors pharmaceutiques et esthétiques, et de poursuivre le développement de ses activités sur plusieurs continents.

Une occasion de revenir sur le parcours de cette spin-off d'Inria, issue des technologies du centre de recherche de Sophia Antipolis – Méditerranée.

Pouvez-vous nous présenter vos activités ?

Nous avons développé deux business units : une spécialisée dans les études cliniques d'une part, et une autre dans le domaine des systèmes 3D pour les chirurgiens plasticiens et les dermatologues esthétiques, d'autre part.

Au départ, nous voulions travailler sur la mise au point de nouveaux médicaments grâce à cette technologie d'imagerie. Mais nous avons eu un développement que l’on n’attendait pas : vers la chirurgie plastique et la dermatologie esthétique. Au moment de développer des produits vers les spécialistes, nous nous sommes orientés vers des systèmes 3D pour les chirurgiens plasticiens et les dermatologues esthétiques.

Nous avons par conséquent une dimension de bien-être d’un côté et de l’autre une dimension "santé" qui reste toujours très présente dans la société.

Comment Inria vous a t-il accompagné ?

Nous avons fortement apprécié le professionnalisme d’Inria dans la mise en place des accords de transfert industriel. Cela nous a vraiment beaucoup aidé au démarrage de la société. Nous n’avons pas eu besoin de l’aspect "incubation", mais celui-ci a pris beaucoup d'importance au niveau d’Inria et je pense que c'est un facteur considérable pour toutes les sociétés qui se sont développées après nous.

Continuez-vous à collaborer avec Inria ?

Nous venons de mettre en place une bourse Cifre avec l'équipe Epione dirigée par Nicholas Ayache, et nous revenons actuellement vers une deuxième phase de travaux qui nous intéressent beaucoup chez Inria : l’intelligence artificielle appliquée à l'imagerie qui a beaucoup d'applications, à la fois pour les études cliniques mais aussi dans le cadre de ce que nous faisons pour les chirurgiens plasticiens et dermatologues esthétiques.

[En vidéo] Startup Quantificare