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Inria Joint Labs

Favoriser la recherche amont avec l’industrie

Laboratoires Communs Chercheurs © INRIA / Photo C. Dupont

Inria met un point d’orgue sur le transfert de ses recherches vers l’industrie. Ce processus impacte fortement l’économie et aussi, de manière générale, la société. Afin de favoriser la recherche en amont avec l'industrie, l’institut crée avec des partenaires de très longue date des laboratoires communs. Ces laboratoires sont créés dans le but de lever des verrous technologiques sur des sujets majeurs et ciblés. Chaque partenaire y consacre d’importants moyens humains. 

Un laboratoire commun virtuel a ainsi été créé avec Alcatel-Lucent afin de concevoir les réseaux de communication du futur. Avec Microsoft  Research, c’est un centre commun de recherche qui a été inauguré en janvier 2007 pour développer des logiciels fiables et favoriser l’utilisation de l’informatique dans toutes les disciplines scientifiques. Dans les deux cas, la création de ces laboratoires communs permet de mener des recherches en amont, sur le long terme, et ce, sur des sujets très porteurs.

Inria - Microsoft Research : une émulation exceptionnelle

Quoi de plus signifiant pour évaluer l’activité scientifique du centre de recherche commun Inria-Microsoft Research que de présenter ses résultats depuis sa création en 2006 ? Une liste à la Prévert qui en dit long sur l’excellence des travaux et le rayonnement du centre à l'international : 3 thèses de doctorat, 9 à venir, 18 articles publiés dans des revues scientifiques internationales, 44 publications dans des conférences internationales réputées, 2 exposés à l’Académie des sciences, 7 logiciels développés, 34 jeunes chercheurs de 9 nationalités ayant participé aux travaux dont 18 doctorants et 16 post-doctorants.

L’aboutissement d’une longue connivence

Depuis les premiers échanges en 1995, Inria a tissé des liens étroits avec Microsoft Research, département recherche du géant de l’informatique. Plusieurs chercheurs réputés d’Inria ont même rejoint le laboratoire de Cambridge en Grande-Bretagne. Gilles Kahn, membre du conseil scientifique, a beaucoup milité pour la création d’un centre de la même envergure en France: ce dernier a vu le jour en janvier 2007 à Orsay. « Actuellement 25 chercheurs français y travaillent, d’Inria, du CNRS, de l’Ecole Normale supérieure ou de l’université Paris-Sud et quatorze chercheurs de Microsoft Research, tous mondialement reconnus dans leur domaine  » souligne Jean-Jacques Lévy, directeur de recherche à l’institut, qui dirige le centre commun de recherche.

L’informatique au service des autres sciences

Deux domaines de recherche sont conjointement étudiés : la sécurité et la fiabilité du logiciel d’une part, les interactions entre l’informatique et les autres sciences d’autre part. Le premier thème concerne les techniques pour rendre le logiciel de plus en plus fiable et sûr. Un impératif compte tenu de son omniprésence dans la vie de tous les jours. Le second thème consiste à aider les scientifiques de toutes les disciplines à utiliser l’informatique pour accélérer le rythme de leurs recherches dans des domaines aussi divers que la santé ou le développement durable. Le laboratoire commun compte sept projets en cours dont trois datent de sa création et ont déjà largement porté leurs fruits.

C’est un superbe exemple de partenariat inédit et réussi entre notre entreprise et la communauté académique. Steve Balmer, Chief Executive Officer de Microsoft

Plus qu’une réussite, le terreau d’une recherche innovante

« Associé à une administration souple, cet environnement a été propice à la réalisation de travaux importants dans le domaine des méthodes formelles (pour démontrer des théorèmes), de la preuve automatique de programmes et de la sécurité des protocoles d’échanges de données sur Internet  », précise Jean-Jacques Levy. « De très bons résultats théoriques ont été obtenus et conformément aux engagements initiaux, les logiciels développés sont disponibles gratuitement sur notre site.  » Prochain cheval de bataille : les environnements logiciels pour les infrastructures multicoeurs.

 « Les résultats sont déjà impressionnants , ajoute Michel Cosnard, Président directeur général d’Inria. Mais le plus important est la qualité des relations entre les chercheurs et les deux entités. Cela ouvre de nouvelles voies en programmation et en industrialisation du logiciel . » Après trois années de collaboration fructueuse, un accord de reconduction pour quatre ans a été signé en octobre 2009.

Inria - Alcatel-Lucent : Une collaboration centrée sur les réseaux du futur

Après dix ans de collaboration fructueuse, Inria a créé avec Alcatel-Lucent un laboratoire commun virtuel en juillet 2008. Qu’est-ce qu’un laboratoire virtuel ? Une organisation qui permet de mettre en commun des équipes de chercheurs sur un sujet ciblé. Une façon de privilégier les relations humaines au profit d’objectifs R&D à long terme. Environ 55 chercheurs sont impliqués dans ce projet, dont 18 jeunes chercheurs recrutés spécifiquement. Certains sujets ont déjà donné lieu à des publications de haut niveau.

Faire face à la croissance explosive des objets nomades

L’ambition de ce laboratoire est de concevoir les réseaux de communication du futur. Des réseaux qui devront permettre de faire face à la croissance explosive du nombre d’utilisateurs et d’objets nomades connectés (téléphones, ordinateurs…), ainsi qu’à la multiplication des applications. Le tout en assurant la meilleure qualité de service possible. Les enjeux scientifiques et économiques sont considérables.

Le maître-mot est l’auto-organisation : ces réseaux devront être autonomes et intelligents. Les composants et protocoles de communication en cours de développement permettront d’optimiser la gestion des réseaux, filaires et sans fils, d’étendre leur couverture, leur capacité et leur qualité de service sans intervention de l’opérateur.

Une collaboration qui change de nature

Le laboratoire est codirigé par un scientifique de classe mondiale et un ingénieur au cœur de la problématique industrielle. Les thématiques sont décidées en commun et les efforts de recherche répartis entre les deux partenaires. « Ce laboratoire commun renforce notre collaboration et en change la nature » assure Albert Benveniste, directeur scientifique du laboratoire.  Ainsi, des workshops communs entre Alcatel-Lucent, ses unités de recherche, les Bell Labs et Inria ont-ils été organisés en 2009 aux États-Unis sur la science des réseaux.

Les relations sont plus serrées que dans le cadre des contrats habituels

Cette dynamique s’est aussi traduite par le succès du projet EIT ICT Labs porté par 23 partenaires dont Alcatel-Lucent et Inria. Ce projet européen d’envergure initié fin 2009 doit fédérer la recherche mais aussi la formation et l’innovation pour construire la société de l’information de demain ; autrement dit, la création de nouveaux services et de nouvelles technologies, répondant à de nouveaux usages, et faisant appel aux sciences et technologies de l’information.

Les réseaux verts : l’enjeu du futur

La création par les Bell Labs du consortium Green Touch  en janvier 2010, dont Inria est membre fondateur, devrait par ailleurs initier des projets concernant les futurs réseaux verts, économes en énergie. Objectif du consortium : diviser par mille la consommation énergétique des réseaux de communication en cinq ans.

Green Touch

Green Touch réunit des partenaires académiques (Massachussetts Institute of Technology, Stanford University Wireless System Labs, CEA-LETI, Inria…) et industriels (Samsung, Alcatel-Lucent, AT &T, China Mobile, Samsung, Telefonica…) et reste ouvert à des acteurs désireux de le rejoindre.

Mots-clés : Laboratoire commun Microsoft research Alcatel-Lucent Transfert Partenariat Industrie Microsoft Research Méthode formelle Fiabilité securité Programmation Logiciel Alcatel Lucent Optimisation Réseau auto-organisé Réseau de communication EIT ICT Labs Interopérabilité Green Touch Bell Labs

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