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Interview de Philippe Fraisse

"Une bouffée d’oxygène"

Philippe Fraisse est quant à lui chercheur pour l’équipe-projet DEMAR et responsable de l’équipe associée @WALK, une équipe formée en partenariat avec l’université Stanford.

Pourquoi avoir créé une équipe associée ?

Philippe Fraisse :  Nous collaborons depuis presque quatre ans avec Oussama Khatib, professeur de l’université de Stanford. Nous développons un outil de simulation pour la modélisation et l’analyse du mouvement humain pour des applications de santé, comme l’appareillage de patients paraplégiques ou de personnes âgées. Nos travaux sont vraiment complémentaires et nécessitent beaucoup d'échanges. Nous les avons d’abord financés via le Centre d’études interdisciplinaires France-Stanford, puis par l’université Montpellier 2 en 2008, ce qui nous a permis de construire le projet de recherche au cours d’un séjour de trois mois à Stanford. Mais en 2009, les fonds propres de l’équipe-projet Demar ont été mis à contribution pour accueillir une doctorante de Stanford. Nous n’avions plus les moyens d’assurer les coûts de déplacement pour 2010.

L’équipe associée vous a-t-elle permis de poursuivre vos travaux ?

P. F.  :  En effet. L’équipe-associée nous a été une vraie bouffée d’oxygène. Grâce à ce budget, deux personnes de notre équipe ont passé presque un mois chacune à Stanford. Et deux doctorants de Stanford sont venus passer cinq semaines chez nous. J’y vais moi-même fin août pour trois semaines, pour finaliser le dépouillement de données expérimentales sur la modélisation du mouvement chez la personne âgée. Au total, huit personnes en ont bénéficié.

Quelles sont les incidences d’un point de vue scientifique ?

P. F.  :   Postuler nous a obligés à formaliser le projet et à définir des objectifs sur deux ans. Par ailleurs, grâce à ces échanges, notre modèle de muscle va pouvoir être implanté dans une plate-forme logicielle neuro-musculo-squelettique d’envergure. Cette plate-forme, OpenSim, est en développement à Stanford dans le cadre du projet Bio-X .

Mots-clés : Philippe Fraisse

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