Sites Inria

Histoire

Petits détours patrimoniaux de l'an 200 à nos jours

Une femme utilisant une machine d'Hollerith (à gauche) et une femme utilisant une interface cerveau-ordinateur (à droite)

Et si on visitait le patrimoine des sciences du numérique ? Inria vous propose une brève déambulation à travers les siècles et à la vitesse du clic en écho aux Journées européennes du patrimoine.

Découvrez une sélection de machines-phares de l'histoire du calcul et de l'informatique et le projet de musée porté par Inria et ses partenaires. Faites un détour en ligne vers les travaux des équipes de recherche qui travaillent à la connaissance et à la mise en valeur du patrimoine archéologique européen.

Abaque romain en ivoire © Inria / Photo J.-M. Ramès

Entre le 2e et le 5e siècle - Abaque romain / Italie

Cet abaque portable en ivoire fonctionne en suivant le principe du boulier. C'est un des premiers instruments de calcul mécanique, permettant l'addition, la soustraction et la multiplication.


Bâtons de Neper (en bois) © Inria / Photo J.-M. Ramès

17e siècle - Bâtons de Neper (en bois) / Allemagne 

Les bâtons de Neper, inventés par le mathématicien écossais du même nom, représentent la table de multiplication. Chaque bâton est mobile, ce qui facilite les multiplications à plusieurs chiffres.


Machine arithmétique à réglettes coulissantes © Inria / Photo J.-M. Ramès

1720 - Nouvelle machine arithmétique de Caze / France

Cette machine fonctionne également sur le modèle du boulier. Les boules sont remplacées par des réglettes coulissantes.


Cadran logarithmique © Inria / Photo J.-M. Ramès

1798 - Arithmographe Gattey / France 

L'arithmographe Gattey est composé de cadrans logarithmiques qui coulissent. Inventé lors du passage au système métrique en France, il est utilisé pour convertir les anciennes unités de mesure.


Additionneuse comportant trois cadrans numérotés © Inria / Photo J.-M. Ramès

1840 - Additionneuse Lapeyre / France

L'additionneuse est composée de trois disques mobiles. Le cadran central permet la sommation, les deux petits indiquent les centaines et les milliers. 


Arithmographe comprenant de nombreuses réglettes superposées © Inria / Photo J.-M. Ramès

1889 -  Arithmographe de Léon Bollée / France

Très différent de l'arithmographe Gattey, ce modèle est constitué de crosses et de réglettes. Il est employé pour réaliser les quatre opérations arithmétiques élémentaires.


Tabulatrice à compteurs et classeuse à casiers © Inria / Photo J.-M. Ramès

1890 - Machine et trieuse d'Hollerith / États-Unis

Cette machine électromécanique fut construite pour accélérer le dépouillement des recensements. C'est la première machine à statistique, elle utilise des cartes perforées.


Comptometre à touche noires et blanches © amisa

1903 - Comptomètre de Felt et Tarrant / États-Unis

Le comptomètre est une évolution de la pascaline (de Blaise Pascal). Cette machine à calculer comporte un clavier direct, plus rapide à utiliser que les roues de son ancêtre.


Calculateur électronique comprenant diodes et relais électromécanique © amisa

1951 - Calculateur électronique Bull Gamma 3 / France

Tiroirs, tubes électroniques, lampes et diodes : ce calculateur succède tout juste à l'invention du transistor.


1970 - CII 10070 / France

Cet ordinateur est une machine spécialisée dans le calcul scientifique. Construite par SDS, son système d'exploitation a été complètement remanié par l'IRIA.


Mitra 15 DR

1971 - Mitra / France

Ce mini-ordinateur a été conçu par la Compagnie Internationale pour l'Informatique, une société lancée dans le cadre du Plan Calcul pour contrer l'hégémonie américaine.


Le GIP SM90 et la machine SM90 connectée au système graphique Colorix réalisé par Louis Audoire © Inria / Photo R. Rajaonarivelo

1983 - Machine SM90 / France

Développé dans les laboratoires du Centre national d'études des télécommunications, c'est le premier prototype français de machine Unix.


4 versions successives du CAT © Inria / Photo C. Lebedinsky

2001 à 2007 - CAT (Control Action Table ) / France

De l'idée initiale au prototype industriel : les quatre versions successives du CAT, périphérique pour l'interaction dans un environnement virtuel, représentent le pan le plus récent du patrimoine numérique.


Pour un musée de l'informatique et de la société numérique

Avec ses partenaires, dont le CNAM et l'ACONIT, Inria travaille à construire une « maison des musées numériques » qui sera un « objet » vivant :

  • un “musée vivant”, évolutif, lieu de rencontres et de réflexions sur ce nouveau monde en construction, et offrant aux visiteurs la possibilité de vivre des expériences en présentiel ou à distance ;
  • un “musée accueillant” qui donne envie aux acteurs (initiatives locales d'espaces muséaux, professeurs et lycéens qui apprennent l'Informatique et les Sciences du Numérique, citoyen-ne-s concerné-e-s, amateurs éclairés des HackerSpace, FabLab, MediaLab, etc.) de visiter et de contribuer ;
  • un “musée durable” qui optimise la gestion commune du patrimoine matériel, mais offre également un accès de proximité à ce patrimoine, partout en France.

Il s'agit d'éclairer le futur en s'appuyant sur le passé, l'histoire de la discipline, des idées et des techniques.

Haut de page

Suivez Inria tout au long de son 50e anniversaire et au-delà !