Sites Inria

English version

Partenariats

Nokia Bell Labs France : les futurs réseaux de communication

Après une dizaine d’années de collaboration, Inria crée en 2008 avec Nokia un laboratoire commun virtuel pour la conception des réseaux de communication du futur capables de supporter l’Internet du futur. Le partenariat est renouvelé en 2013 pour une durée de quatre ans.

Enjeux économiques et scientifiques

Rendre les réseaux plus autonomes, c’est-à-dire automatiser l’exploitation des réseaux de télécommunication pour gérer la complexité des flux et communications tout en conservant un niveau supérieur de qualité de service.

Axes de recherche et projets réalisés

  • « High manageability » : automatisation des réseaux fixes ;
  • « Semantic networking » : conférer au réseau la capacité de reconnaître automatiquement le type d’applications portées par les flux qu’il transporte et en déduire les traitements appropriés pour offrir la qualité de service requise ;
  • « Self optimised Wireless networks » : optimisation distribuée des réseaux d’accès sans fil.

Principaux résultats obtenus à ce jour :

  • algorithmique distribuée pour le réglage des puissances des canaux dans un réseau optique dynamique maillé à multiplexage en longueur d’onde ;
  • application de la « théorie des échantillonneurs de Gibbs » pour diverses optimisations de réseaux cellulaires 3G/4G, et en particulier les réseaux à petites cellules, ce qui permettra notamment de maximiser le rapport débit offert aux utilisateurs / énergie consommée) ;
  • méthodes de classification et de traitement des flux et d’adaptation automatique des paramètres de contrôle des nœuds de routage conduisant à une finesse et une pertinence accrues du contrôle de la qualité de service.

Quels sont les enjeux de la collaboration entre Inria et Nokia Bell Labs France ?

Rencontre avec Jean-Luc Beylat , président de Nokia Bell Labs France. 

Pouvez-vous nous raconter la genèse de la collaboration entre Nokia et Inria ?

C’est mon prédécesseur qui a formalisé le partenariat en juillet 2008 (et pour quatre ans) mais finalement la rencontre entre Inria et Nokia coulait de source. De par la proximité de nos activités bien sûr mais aussi de par l’historique de nos collaborations antérieures. En effet, les équipes de recherche et notamment Olivier Audoin, directeur opérationnel du laboratoire commun et Albert Benveniste, directeur scientifique avaient déjà travaillé à la fin des années 90 sur des sujets sur la propagation optique. Puis le besoin d’une plus grande synergie s’est imposé au moment où Nokia souhaitait avoir une vue à plus long terme sur son offre, perspective que pouvait lui offrir le travail issu de la recherche publique.

Quels sont les différents points de rencontre entre Nokia et Inria ?

Le laboratoire commun est un socle important qui irrigue tout un écosystème d’autres initiatives que nous avons ensemble : la présence conjointe au sein du bureau exécutif du pôle System@tic, notre investissement commun dans ICT Labs,  le consortium Green Touch initié par Nokia et que l'institut a rejoint tout de suite, l'Initiative services mobiles portée pour Inria que Nokia soutient, et encore le laboratoire en devenir baptisé LINCS qui sera constitué de chercheurs de renom et de partenaires industriels importants pour construire l’internet de demain. Tout cela forme un écosystème qui donne du sens et nourrit notre partenariat.

Quelle est selon vous la spécificité apportée par Inria ?

J’en vois plusieurs. Tout d’abord la focalisation des objets de recherche dont on perçoit bien le contour ; le périmètre du projet est lisible et c’est indispensable face aux enjeux économiques et industriels de notre secteur. Ensuite l’excellence dans la recherche d’Inria et des Bell Labs. Dans nos partenariats, nous avons privilégié la qualité des équipes à la quantité. Et enfin, le support du management d’Inria : l’impulsion et la volonté affichées par Michel Cosnard puis par Antoine Petit de faire avancer nos projets, d’aboutir à du concret, ainsi que la motivation des équipes rendent la collaboration plus efficace ; nous avons des objectifs et des intérêts convergents, c’est stimulant pour les deux parties.

Pouvez-vous nous faire partager les résultats du laboratoire commun ?

Il y a une production commune fructueuse en matière de résultats de recherche, de publications, de dépôts de brevets. Le rendement scientifique est donc très satisfaisant. L’impact sur l’innovation de Nokia aussi puisque ce laboratoire commun a joué un rôle important dans la définition des nouveaux mécanismes d’autonomie des réseaux optiques que nous avons lancés cette année.

Quelles sont vos attentes et vos objectifs désormais ?

Les réseaux de télécoms évoluant de plus en plus vite, nous avons besoin d’y apporter de plus en plus de capacités et d’intelligence ;  en l’occurrence cette intelligence va porter sur des auto-diagnostics et une automatisation des réseaux qui peut progresser grâce aux algorithmes développés par Inria. Notre vision à plus long terme porte sur l’évolution des réseaux mobiles.Et enfin de manière plus prospective, nous allons travailler à la dimension sécurité, dont les enjeux seront de plus en plus forts.

Quels sont les sujets incontournables à venir ?

Nokia, avec le programme Green Touch, a pris une initiative forte en fédérant un grand nombre d’acteurs importants de notre secteur, avec pour objectif de diviser par mille la consommation des réseaux. Nous sommes convaincus que les technologies se doivent d’être vertueuses car leur impact ne va faire qu’augmenter dans les années à venir. Cet objectif est primordial pour Nokia, il s’inscrit dans une démarche de prise en compte de notre responsabilité sociétale.

Haut de page

Suivez Inria tout au long de son 50e anniversaire et au-delà !