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Prix Inria 2014

6/10/2014

Equipe technique du MoocLab Inria : prix Inria du soutien à la recherche et à l'innovation

En développant, avec ses partenaires, la plateforme France Université Numérique, le MoocLab d’Inria permet à la France de se positionner comme un acteur mondial de l’enseignement en ligne. Le prix Inria du soutien à la recherche et à l’innovation 2014 récompense l’équipe de chercheurs et d’ingénieurs Inria qui a mis en œuvre cette plateforme en des temps records.

Créés Outre-Atlantique, les MOOCS (pour « massive open online courses ») sont devenus un des grands axes de développement des universités et des grandes écoles. « Les Moocs sont des cours en ligne ouverts et accessibles au plus grand nombre  explique Gilles Dowek, responsable de l’équipe de recherche Deducteam et pilote du MoocLab Inria. Ils permettent de s’adresser à des personnes qui n'ont pas forcément accès à l'université  ».

Conscient de la portée de ces outils et des possibilités qu’ils offrent, Inria a créé le MoocLab au printemps 2013. Composée de 10 membres parmi lesquels des chercheurs et des développeurs, la structure a plusieurs objectifs : réaliser des Moocs, installer et développer une plateforme de Moocs, dynamiser la recherche autour de la formation et de l’éducation en ligne. A peine formé, le MoocLab est rapidement sollicité par le Ministère de l’Enseignement supérieur. Sa mission : créer une plateforme nationale appelée France Université Numérique. « L’université se transforme sous l’effet des nouvelles technologies et de l’augmentation massive du flux d’étudiants. C’est une mutation face à laquelle l’Europe ne peut pas rester passive , estime Gilles Dowek. Avec FUN, la France se place désormais parmi les acteurs importants de l’enseignement en ligne sur le continent  ». Lancée en janvier 2014, la plateforme FUN a déjà attiré plusieurs centaines de milliers d’apprenants.

Alexandre Dubus, ingénieur de développement, service expérimentation et développement, Centre Inria Lille - Nord Europe

Alexandre Dubus Inria / Photo A. Decarpigny

« Le premier travail a consisté à choisir une plateforme en logiciel libre pour pouvoir l’adapter aux besoins des Universités françaises tout en contribuant à son développement. Notre choix s’est porté sur Open EdX. J’ai alors participé à l’adaptation de cette plateforme aux besoins de notre commanditaire, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Cet outil était récent, nous avons proposé des évolutions techniques, notamment pour la personnalisation et la traduction.
Nous avons su travailler à distance via la messagerie instantanée, le téléphone, les mails, les visio-conférences. L’ensemble du Mooclab se réunit physiquement une fois par mois pour faire le point sur l’évolution de la plateforme tant du point de vue technique que pédagogique. C’est cette synergie que le prix Inria vient récompenser, l’ensemble du travail accompli par l’équipe : les chercheurs comme les développeurs. Pour moi, il s’agit bien d’une aventure et d’une récompense collectives ».

Florian Dufour, responsable adjoint du service e-information scientifique et multimedia (SEISM), direction des systèmes d’information (DSI)

Florian Dufour Inria / Photo V. Peregrin

« Il était important qu’Inria et la France s’emparent des Moocs car ils offrent à la recherche et à l’enseignement supérieur l’opportunité de rayonner à l’international. De nombreux pays se sont déjà emparés du sujet : une grande partie de notre activité a ainsi consisté à adapter le logiciel OpenEdX à nos besoins. Nous souhaitions notamment nous démarquer sur l'éthique de l’hébergement des données générées par les Moocs. Notre objectif était de garantir la confidentialité de ces données et d’éviter qu’elles soient exploitées commercialement par des chasseurs de tête ou des entreprises. Elles sont hébergées au Centre Informatique National de l’Enseignement Supérieur, et font l'objet d'un dépôt à la CNIL. Elles sont anonymisées avant d'être utilisées à des fins de recherche. Le prix Inria vient reconnaître l’ensemble de ce travail, le talent et l'engagement des ingénieurs du MoocLab ».

Jean-Marc Hasenfratz, responsable contenus au sein du MoocLab, direction de la recherche (DR)

Jean-Marc Hasenfratz Inria / Photo V. Peregrin

« Inria était présent au tout début de l’aventure. On m’avait alors demandé de participer à l’élaboration de quatre Moocs du Centre Virchow Villermé de santé publique. Cela m’a permis de comprendre les paramétrages possibles de la plateforme et de repérer certains bugs. Le Ministère m’a alors demandé de former les correspondants Moocs des établissements qui allaient déposer les premiers cours sur la plateforme France Université Numérique.
Mon rôle aujourd’hui est d’organiser la production des Moocs Inria et de faire évoluer ce modèle pédagogique. Nous accompagnons les enseignants dans la réalisation d’un cours : définition des objectifs pédagogiques, format, travail sur les supports… Il faut créer avec eux des exercices d’application et les aider à gérer le forum, pour répondre aux questions des étudiants. Chaque Mooc est un nouveau défi et une occasion de remettre en question le modèle, c’est ce qui est passionnant. »

Sébastien Hinderer, ingénieur recherche et développement, DR

Sébastien Hinderer Inria / Photo G. Scagnelli

« J’ai rejoint l’équipe du MoocLab fin 2013. J’assurais la maintenance de la plateforme FUN et je devais corriger les problèmes qui apparaissaient, au fur et à mesure de son développement.
D’un point de vue humain, c’est une expérience vraiment fantastique. La cohésion entre les développeurs est remarquable. Sur le projet FUN, nous avons rencontré des difficultés et pourtant, à chaque étape, notre hiérarchie nous a beaucoup soutenus. D’ailleurs, d’une manière générale, chacun était écouté et respecté, quel que soit son degré d’implication dans le projet. Un climat de dialogue très appréciable pour un projet de cette ampleur ! Le prix que nous avons reçu traduit bien cet état d’esprit. Il symbolise la reconnaissance accordée aux équipes qui contribuent indirectement, mais activement, au progrès scientifique. »

Benjamin Ninassi, ingénieur de recherche, animateur du pôle développement de SEISM, DSI

Benjamin Ninassi Inria / C. Lafon

« Je partage mon temps entre mon activité au sein du pôle développement de SEISM, et le Mooclab que j’ai rejoint en octobre 2013. J’ai principalement travaillé sur l’adaptation des forums de discussion aux besoins francophones. Enseignant le développement logiciel à l’université, j’ai pu constater que le numérique a révolutionné l’acquisition des connaissances. 
Pour moi la plateforme FUN, illustre la volonté de la France de s’impliquer fortement dans ce mouvement pour ne pas se voir imposer des solutions hébergées à l’étranger. L’enjeu est de taille. Il s’agit de rendre accessible à tout une partie de la population des savoirs auxquels elle n’a pas forcément accès, et de créer des communautés d’étudiants liés par leur envie d’apprendre indépendamment de leur localisation géographique.
En tant qu’organisme de recherche public, c’est le rôle d’Inria d’accompagner ces mutations. En créant le MoocLab, il a réaffirmé sa mission de médiateur auprès du grand public et d’acteur de l’innovation numérique ».

Guillaume Ollivier, responsable du service expérimentation et développement, Centre Inria Lille - Nord Europe

Guillaume Ollivier Inria / Photo C. Dupont

« J’ai d’abord accompagné la direction d’Inria dans l'évaluation de plusieurs stratégies en matière de Moocs, en me basant sur une première étude réalisée par Yves Bertot en janvier 2013. J’ai ensuite rejoint le MoocLab et contribué au développement de la plateforme FUN. Partenaire du dispositif, Inria est en mesure d’évaluer l’impact des sciences du numérique sur l’enseignement : universalisation, facilitation des échanges entre apprenants et enseignants,… 
Il est important qu’un institut public comme Inria, et plus globalement, que la recherche française puisse accompagner ces changements, notamment d’un point de vue éthique. Je pense notamment aux millions de données générées par les plateformes de Moocs. Les utilisateurs doivent rester libres d'apprendre sans contrepartie. Il faut absolument éviter que leurs données personnelles soient exploitées à des fins commerciales, tout du moins sans leur consentement. »

Stéphane Ribas, ingénieur de recherche, direction du développement technologique

Stéphane Ribas Inria / Photo V. Peregrin

« J’ai supervisé la montée en charge de la plateforme FUN, notamment lors de la phase de test visant à s’assurer que des milliers d’utilisateurs pouvaient se connecter simultanément sur la plateforme. Grâce au travail de l'équipe MOOCLAB et de nos partenaires, nous avons pu ouvrir la plateforme FUN sans aucun souci de connexion, ni de performances. J’ai également organisé la création de la « sirène ». Ce rendez-vous a lieu une fois par mois. Les animateurs de la plateforme répondent à toutes les questions que les utilisateurs se posent sur son fonctionnement. Je trouve ce projet passionnant et exaltant ; il véhicule des valeurs qui correspondent à la vocation de service public d’Inria. Il s’agit de proposer une plateforme d’éducation ouverte, à laquelle chaque université, chaque école, peut contribuer et dont l’objectif ultime est de favoriser la diffusion des connaissances.».

Mots-clés : Prix Inria Soutien recherche et innovation Ingénieur Développement technologique MoocLab Mooc FUN

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