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Prix Inria 2016

Citizen Press - 21/11/2016

L’équipe multiservice en charge du déménagement du centre de recherche de Rocquencourt à Paris : Prix du service de support à la recherche

Sandra Lemy, Cyril Mathieu, Gilles Scagnelli et Hubert Hodebourg - © Inria / Photo G .Scagnelli

En décembre 2015, les services informatiques et généraux d’Inria ont orchestré l’installation du centre de recherche de Paris dans les bâtiments du «  Trio Daumesnil », dans le 12e arrondissement de la capitale. Un véritable défi pour ces équipes qui ont dû aménager les nouveaux locaux et organiser le déménagement. Le tout dans un délai très court et sans gêner le travail des chercheurs. Le prix Inria des services supports 2016 met à l’honneur cette belle réussite collective.

Le 10 mars 2016, Inria inaugure son centre de recherche parisien dans le XIIe arrondissement. 600 personnes, dont 520 scientifiques, venant du centre de Rocquencourt et de l’antenne de Paris, avenue d’Italie, sont désormais installées dans ces deux bâtiments modernes et flambant neufs.

L’idée de créer un grand centre de recherche parisien, plus proche des partenaires d’Inria, courait depuis de nombreuses années. La décision est finalement prise en mars 2015 : Inria Paris ouvrira ses portes en décembre. Mais le chantier est colossal : à part les planchers et les plafonds, le nouveau bâtiment du Trio Daumesnil est totalement vide. Les équipes ont donc neuf mois seulement pour dessiner le plan du nouveau centre, installer les cloisons, mettre en service le réseau, l’électricité, la salle serveur, commander le nouveau mobilier…  et remettre en état le site de l’avenue d’Italie dont le bail se termine. En général, ce genre de déménagement se prépare un an et demi à l’avance. « Beaucoup nous ont dit : c’est infaisable !  », se souvient Laurent Le Pendeven, responsable des services informatiques.

Émulation collective

Très vite, une petite équipe se met au travail autour d’Isabelle Ryl, directrice du centre, pour échafauder un plan d’attaque et planifier les étapes de ce déménagement. « À ce stade, il fallait réfléchir à une organisation très précise , explique Jean-Paul Destrez, responsable des services généraux. On a défini les priorités : ce qui était faisable dans les temps et ce qui pouvait être reporté. La première chose à faire était de préparer l’arrivée des équipes installées avenue d’Italie car on devait rendre les locaux fin décembre. On s’est donc concentrés sur la livraison du bâtiment C. Puis on a lancé tout un tas de choses simultanément. On était pris dans l’urgence, mais cela a créé une belle émulation collective. »

En septembre, le chantier est lancé et l’équipe doit faire face aux premiers aléas. À quatre mois de l’ouverture du centre, l’installation du réseau informatique est compromise. « Le centre est installé sur une zone d’égouts de délestage ; normalement aucun câble ne peut y passer, raconte Laurent Le Pendeven. J’ai passé plusieurs heures à négocier le rattachement du site avec les différents prestataires car il n’était pas envisageable de démarrer sans réseau. Cela a été très compliqué, mais nous avons réussi !  » Il a aussi fallu négocier avec la mairie pour obtenir un nom de rue et une adresse postale ou encore insister auprès d’EDF pour installer l’électricité plus tôt que prévu. « On a eu la chance d’avoir des prestataires qui ont bien compris la nécessité pour nous de réussir dans les temps », raconte Jean-Paul Destrez. En novembre, le bâtiment C est finalement livré, dans les temps. Et quelques semaines plus tard, le 14 décembre, les 120 personnes de l’antenne de Paris posent leurs cartons dans le 12e, suivies, en janvier, par les équipes de Rocquencourt. « Je me souviens qu’on a fini le vendredi soir très tard. Mais le lundi matin, tout était prêt.  »

Travailleurs de l’ombre

Hormis des problèmes de stores ou de chauffage, le centre est opérationnel très vite. Et il remplit ses nouveaux objectifs avec des locaux fonctionnels, un réseau plus performant et mieux sécurisé et de nombreux outils collaboratifs à disposition des équipes.

Le prix Inria du service de support à la recherche récompense aujourd’hui toutes les personnes qui ont réussi à relever le défi de ce déménagement. Pour le responsable des services informatiques, c’est une reconnaissance des « travailleurs de l’ombre  ». « Quand on évoque le numérique chez Inria, on pense à la recherche. L’infrastructure et le support nécessaire à la recherche sont souvent peu visibles. Pour cette raison, cette récompense nous fait du bien. » « C’est aussi une reconnaissance de l’expertise et de la technicité des équipes », ajoute Jean-Paul Destrez. Les deux hommes insistent beaucoup sur l’aspect collectif de cette réussite. « Il y a quinze personnes qui sont primées, mais en réalité, il y a beaucoup plus de monde qui a participé à la réussite de ce projet. Nous sommes la partie visible de l’iceberg, mais c’est le travail de l’ensemble des équipes de support qui à travers l’attribution ce prix Inria est reconnu.  »

Témoignage

Isabelle Ryl directrice du centre de recherche INRIA Paris - Rocquencourt, à compter du 1er septembre 2010.

Isabelle Ryl, directrice du centre de recherche Inria de Paris

« Le déménagement du centre de recherche de Rocquencourt à Paris, projet structurant s’il en est pour l’avenir de institut, a été un paradoxe : il est connu depuis plus de dix ans, et pourtant s’est concrétisé en un peu moins d’un an ! Il a donc  fallu un surcroît d’énergie, d’investissement de nombreux agents, et de nombreux services pour que la vie du centre et l’activité de recherche puisse se dérouler sans contretemps. J’ai tenu à ce que soient saluée cette implication collective et ce sens du service qui a animé les équipes en charge du déménagement. Car on peut le dire aujourd’hui, la conduite des opérations a été vraiment efficace ! »

Mots-clés : Prix Inria Paris - Rocquencourt

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