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Inria & PME - Partenariat avec bpifrance (ex-OSEO)

Élargir la bande passante entre les PME et le monde de la recherche

Au printemps dernier, Inria et bpifrance se sont associés afin d’accroître les capacités d’innovation des PME dans le domaine du numérique et du logiciel. Laure Reinhart, directrice générale déléguée de bpifrance, et David Monteau, alors directeur adjoint du transfert et de l’innovation d’Inria, reviennent sur ce partenariat prometteur.

Pouvez-vous rappeler les activités respectives d’Inria et de bpifrance en matière de transfert de technologies ?

Laure Reinhart  : Chez bpifrance, le transfert de technologies s’exprime sous forme de mise en contact concrète entre les PME et la recherche scientifique. Il s’agit d’abord d’aider les PME à intégrer de nouvelles technologies dans leurs offres de produit ou service mais aussi de susciter  la recherche pour qu’elle intègre leurs besoins et leurs capacités à mettre sur le marché ces nouveaux savoir-faire.

David Monteau  : Le transfert fait également partie des missions historiques d’Inria. L’institut élargit désormais cette activité aux PME notamment avec la mise en œuvre des Inria Innovation Labs (ex I-Labs), laboratoires communs entre une PME et une équipe-projet Inria. Notre partenariat avec bpifrance et le lancement de cette lettre d’information sur les opportunités dans le domaine numérique illustrent bien le renforcement de la politique de transfert d’Inria dans cette direction. Un point-clé est d’observer activement les écosystèmes des PME pour mieux comprendre leurs attentes.

En quoi cette collaboration renforce-t-elle le transfert de technologies ?

L. R . : En partageant nos actions et nos expertises avec Inria pendant trois ans, nous élargirons et optimiserons la ”bande passante du savoir” entre recherche et entreprises. D’un côté, Inria a une connaissance approfondie des capacités de la recherche et de l’autre, bpifrance facilite l’accès des TPE et PME aux dispositifs de financement de l’innovation. Nous sommes donc tout à fait complémentaires !
D. M . : Les modalités de l’accord reflètent nos motivations et s’appuient sur trois principes : la définition de priorités stratégiques conjointes sur des thèmes de transfert et d’innovation dans le domaine du numérique, la consolidation ou la création dans nos domaines d’une dynamique de projets de transfert vers des PME, en partenariat avec les pôles de compétitivité, et le renforcement d’une logique de suivi et d’accompagnement, sur le long terme, de projets à fort potentiel. Un tel accord crée de la confiance, ce qui est un élément déterminant pour dynamiser le transfert.

Comment comptez-vous rapprocher les chercheurs et les PME ?

D. M . : Il faut dynamiser le dialogue entre les deux mondes. Pour cela, nous avons par exemple récemment co-organisé, avec les pôles de compétitivité Systematic, Advancity et Cap Digital, sur le campus du plateau de Saclay (Yvelines), une rencontre – La ville numérique durable – à laquelle ont participé une cinquantaine de managers de PME et où ont été présentées une quinzaine de démonstrateurs technologiques d'Inria. Nous planifions plusieurs autres événements de ce type dès la rentrée pour sensibiliser les entreprises et qualifier les projets de transfert éventuels. Des professionnels du transfert de technologie avec un fort background industriel sont également à l’écoute des entreprises pour faciliter ces rapprochements.

Que doivent attendre les responsables de PME de ce partenariat à moyen terme ?

L. R.  : Il doit faciliter leurs collaborations avec la recherche. L’accord positionne les deux partenaires comme des « facilitateurs d’activité » entre recherche et entreprise. Au delà de la mise en contact, il s’agit d’inclure les entreprises dans les grands projets développés dans les pôles de compétitivité et dans les dispositifs de financement existants.
D. M . : Ce pont que nous construisons entre la recherche et les PME passe par la permanence des contacts, « l’effet réseau ». Aux côtés de bpifrance, nous sommes à même d’offrir un accompagnement global à nos interlocuteurs, en cohérence avec l’animation des éco-systèmes  d’innovation par les pôles de compétitivité.

Inria & bpifrance (ex-OSEO) : tout un programme !

D’une durée de trois ans, le partenariat entre Inria et bpifrance se manifeste par un programme ”STIC-PME” qui porte notamment sur l’accès des PME innovantes au calcul intensif, le développement des applications mobiles sur smartphones et la ville numérique durable. Un comité de pilotage, composé de représentants d’Inria et de bpifrance, se réunira deux fois par an pour définir les actions conjointes et en dresser le bilan.

Miser sur des PME innovantes comme HPC Project

Créée en décembre 2007 par Pierre Fiorini à Montpellier, HPC Project est une PME spécialisée dans la conception de logiciels pour l’exécution optimisée de codes requérant soit une puissance de calcul élevée, soit une mémoire importante. Ses solutions de calcul à haute performance concernent des domaines aussi variés que l’ingénierie industrielle, la recherche pétrolière, les biotechnologies, la motorisation, etc. Soutenue depuis ses débuts par le ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, cette jeune pousse bénéficie aussi, depuis 2008, d’une aide financière de bpifrance et d’un partenariat technologique avec Inria qui l’a accompagnée cette année pour développer un Inria Innovation Lab avec des équipes d’Inria.

Contact : Pierre Fiorini, PDG de HPC Project.

Mots-clés : Partenariat Bpifrance (ex-OSEO) PME

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