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Maria Naya-Plasencia, au service de la sécurité postquantique

Date:
Mis à jour le 14/04/2021
L'évolution rapide de l'informatique quantique pose de réelles questions de sécurité pour l'avenir. Un sujet sur lequel travaille Maria Naya-Plasencia, dont les recherches consistent à améliorer la fiabilité des messages cryptés aujourd’hui, mais également pour le futur.
Maria Naya Plasencia

Comment êtes-vous arrivée dans le milieu de la recherche ?

J'ai toujours beaucoup aimé le côté de résoudre des défis constants que la recherche implique. Par rapport à mon domaine, je le trouvais réellement important pour la société, et en même temps il m' amusait énormément. 

Quels sont vos axes de travail, aujourd'hui ?

Je travaille principalement en cryptographie symétrique et j'analyse la sécurité de ce type de primitives quand elles sont en face d'attaquants classiques ou quantiques. J'essaie de proposer des fonctions qui resteront sûres et efficaces dans le long terme.

Quels sont vos objectifs/ambitions à long terme ?

Mes objectifs à long terme sont de comprendre de mieux en mieux la sécurité des primitives cryptographiques et continuer à prédire ses faiblesses potentielles, ce qui implique de trouver de nouvelles familles d'attaques et de nouvelles optimisations.

La cryptanalyse est une tâche dure et technique qui n' a pas de fin. Je veux aussi trouver des moyens génériques et sûrs pour étendre les tailles des constructions actuelles qui en auront besoin pour avoir une sécurité postquantique adaptée.

Maria Naya-Plasencia est directrice de recherche au centre Inria de Paris. Son principal sujet de recherche est la cryptographie symétrique. En septembre 2017, la chercheuse obtient une bourse ERC Starting grant pour le projet QUASYModo, puis est lauréate en 2019 du prix du jeune chercheur Inria-Académie des sciences.