Le Challenge Open Innovation Entreprise, retour sur une collaboration entre Inria et Kedge Business School

Date :
Mis à jour le 18/05/2020
Depuis fin 2019, Inria Bordeaux – Sud-Ouest et Kedge Business School collaborent autour d’activités mettant en avant l’esprit d’entreprendre. En mars dernier, l’établissement a organisé un dispositif pédagogique transdisciplinaire et transgénérationnel pour répondre aux attentes du marché : le challenge Open Innovation Entreprise. Nous revenons sur cet évènement qui s’est déroulé dans des circonstances particulières et auquel Inria Bordeaux – Sud-Ouest a participé dans le cadre de cette collaboration.
illustration collaboration
© Peshkova / Fotolia

Le 06 mars dernier, Hervé Mathieu et Pierre Gilfriche, porteurs de projets de startups accompagnés par Inria, ont rencontré les étudiants de première année de master de différentes filières interdisciplinaires (marketing, design, finance, …) de  Kedge Business School

Dans le cadre du concours pédagogique « Challenge Open Innovation entreprise » disputé également sur les sites de l’école de Marseille et Paris, ils ont collaboré avec les étudiants sur leur projet entrepreneurial respectif. Ainsi, trois groupes de sept étudiants ont travaillé sur le projet de réduction d’énergie dans les datacenters pensé par Hervé Mathieu et trois autres groupes sur le projet d’assistance aux sportifs visant à les aider dans leur programme d’entrainement afin de diminuer le risque de blessures, soutenu par Pierre Gilfriche. 

Faire se rencontrer des étudiants de divers horizons et des innovations tout en permettant aux porteurs de projet de bénéficier de l’expertise et du regard différent desdits étudiants, tels étaient les objectifs de cet évènement.

Des innovateurs en devenir 

Proposer ce challenge aux étudiants de première année de master de différents profils a permis de créer une intelligence collective en diversifiant les compétences 

 nous explique Claude Spano, directeur de l’innovation et relation entreprise au sein de Kedge Business School

L’objectif d’un tel projet était en partie de susciter chez eux l’intention entrepreneuriale mais avant tout de « créer des innovateurs à la limite des mondes de la technologie et du business ». Voilà une des missions de l’école, former de « futurs innovateurs en plaçant l’entreprise au cœur de la pédagogie »

Comme attendu, les étudiants ont dû faire face à des difficultés, notamment l’appropriation de la connaissance du monde de l’invention présentée. Cette étape passée, ils ont pu analyser plusieurs segments de marchés potentiels et élaborer les différents Business Cases.

Une collaboration efficiente 

Hervé Mathieu et Pierre Gilfriche sont unanimes, les rendus des étudiants leur ont beaucoup apporté. La sensibilité et les compétences des étudiants étant variées et différentes, les propositions qui en ont découlé s’avèrent riches d’enseignement pour la suite de leurs projets respectifs. 

Je ne savais pas trop quel rendu cela pourrait donner, j’ai découvert cette population d’étudiants, au final il y a de la matière. C’est d’autant plus remarquable étant donné les circonstances !,

 explique Hervé Mathieu. En effet, les étudiants ont commencé leur travail juste avant le confinement lié à la crise sanitaire du Covid-19 et ils ont eu trois semaines, au cœur de la crise pour faire leur proposition aux porteurs de projets. 

« J’avais peu d’attente car je n’en suis qu’au début de mon projet », confie Pierre Gilfriche, 

les étudiants ont été très autonomes et leur travail d’assez bonne qualité compte tenu des circonstances. Sur les 3 dossiers reçus, les 3 m’ont apporté une idée intéressante et différente. 

L’école a réalisé un sondage et 88% des entreprises participantes se sont dites satisfaites de l’expérience, le taux de satisfaction atteignant avec 83% un niveau presque aussi élevé côté étudiant. Aussi, il est prévu de reconduire ce challenge, à la différence que l’an prochain ce sont les étudiants de première et de deuxième année de master qui se prêteront à l’exercice, Inria Bordeaux – Sud-Ouest à leurs côtés.

Présentation du Projet MinPulse 

MinPulse est un projet de startup visant à optimiser la planification de l’entraînement des sportifs à haute intensité pour les aider à augmenter leurs performances et à diminuer le risque de blessures grâce à une réPapplication smartphoneconnectée à une ceinture cardiaque. L'approche capitalise sur des méthodes innovantes d’analyse du rythme cardiaque, développées aujourd’hui chez Inria suite à des recherches réalisées au laboratoire IMS et au Centre Aquitain des Technologies de l’Information et Electroniques, et soutenues par l'université de Bordeaux. Le projet est coaccompagné par Inria Startup Studio et Unitec

 

Présentation des collaborateurs

Portrait de Pierre Gilfriche

Pierre Gilfriche

Pierre est porteur de projet. Il a terminé sa thèse en 2019 au laboratoire IMS (Intégration du Matériau aux Systèmes -  CNRS / Université de bordeaux / Bordeaux INP) intitulée « Analyse non-linéaire de la dynamique des systèmes complexes de contrôle physiologique pour évaluer performance et santé chez l'Homme connecté en situation écologique ». En mars 2020 il a intégré le Inria StartupStudio avec son projet de startup MinPulse (cf. encart Présentation de MINPULSE).

Portait Hervé Mathieu

Hervé Mathieu

Hervé est porteur de projet. Il est responsable du le Service d’expérimentation et de développement du centre de recherche Inria Bordeaux – Sud-Ouest. Il a été l’un des porteurs de projets. Il a proposé aux étudiants de travailler sur le marché de l’optimisation de la dépense énergétique des datacenters

Portrait Cédric Quinot

Cédric Quinot

Cédric est chargé de projet partenarial et innovation au sein du Service transfert, innovation et partenariat du centre de recherche Inria Bordeaux – Sud-Ouest. Il est au cœur de la collaboration avec Kedge Business School

Portrait Claude Spano

Claude Spano

Claude est directeur de l’innovation et relation entreprise au sein de Kedge Business School. Il a organisé le concours « Challenge Open Innovation Entreprise » à Marseille pendant plusieurs années avant de le proposer aux deuxièmes années de master il y a deux ans à Bordeaux. Cette année, ce sont avec les premières années qu’il a travaillé pour tester leurs capacités sur ce type de projet. L’an prochain, ce sera avec les deux publics qu’il travaillera !