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Matthieu Oricelli -

Biovision

Avec une croissance attendue du nombre de cas de mal voyance, apporter de nouvelles solutions pour les patients en basse vision ou non-voyants est un enjeu sociétal majeur qui est au cœur des préoccupations de l'équipe Biovision créée en janvier 2016.
Interview de Bruno Cessac, responsable de l'équipe

Comment vos recherches vont-elles aider des patients en basse vision ?

Il s’agit de leur permettre d'utiliser leur vision résiduelle pour effectuer avec plus d’efficacité et de confort les tâches de la vie quotidienne. Nous souhaitons développer de nouveaux systèmes combinant notre connaissance du système visuel ainsi que des traitements d’images adaptés à leur pathologie, en utilisant notamment des outils de réalité virtuelle et augmentée.

Pour les patients aveugles, que peut-on faire ?

L'évolution de la technologie et des neurosciences permet d'aider de mieux en mieux certains non-voyants.
On sait implanter sur des rétines souffrant de certaines pathologies des prothèses (matrices d'électrodes). L'impulsion générée produit des signaux lumineux appelés phosphènes. Le tout est de savoir comment transformer une image en séquences d’impulsions, compte tenu des limitations des prothèses. Pour cela, nous souhaitons modéliser la rétine et étudier la façon dont ses propriétés sont modifiées par les pathologies.

Quid du lien avec les neurosciences ?

Il est essentiel de collaborer avec des neurobiologistes pour se nourrir des avancées constantes dans notre compréhension du système visuel, en conditions normales ou pathologiques. Cela nous permet de créer des modèles mathématiques suffisamment proches de la réalité biologique pour expliquer voire proposer de nouvelles expériences ainsi que développer des outils numériques permettant d’analyser les données d’expérience, ou les simuler.
Ainsi, dans le cadre de l'ANR Trajectory nous allons nous intéresser à la façon dont le système visuel est capable d'anticiper un mouvement complexe.

Comment le système visuel anticipe-t-il ?

On a longtemps cru que l'anticipation était du ressort du seul cortex mais on sait maintenant qu'elle commence au niveau de la rétine. Parce que les cellules rétiniennes se parlent, interagissent et leur activité électrique est en avance sur le mouvement (quelques millisecondes). Dans l'ANR Trajectory Biovision doit élaborer un simulateur modélisant cette anticipation (rétine et cortex V1).

Mots-clés : Biovision Centre de recherche Inria - Sophia Antipolis - Méditerranée Neurosciences

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