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Erwan Demairy -

Acumes

Paola Goatin - Inria / Photo Y. Obrenovitch

Rencontre avec Paola Goatin, responsable de l'équipe-projet commune ACUMES (Inria, UNS, CNRS-UMR-LJAD), faisant suite à l'équipe-projet OPALE (fermée après 12 ans d'activité)

Quels sont les problèmes auxquels s’intéresse Acumes ?

Prenant la suite d'Opale, l'équipe s’intéresse à des systèmes pour lesquels le temps joue un rôle important. En aérodynamique externe, les formulations instationnaires interviennent notamment dans l'étude des phases de manœuvre, ou lorsqu'on introduit des dispositifs de contrôle actif. Acumes s'implique dans de nombreuses autres applications ; en particulier la gestion du trafic routier, l’efficacité énergétique des bâtiments (avec ArcelorMittal), et plus généralement les systèmes EDP couplés comme l'analyse/optimisation aérostructurale. En outre, la prise en compte de paramètres aléatoires, amorcée dans Opale sera davantage systématisée en simulation et en optimisation.

Quels modèles utilisez-vous ?

La plupart des modèles utilisés par Acumes trouvent leur origine dans la mécanique des fluides. Il s’agit d’une approche macroscopique : par ex. pour le trafic routier les véhicules sont modélisés globalement et pas individuellement.
Comme les termes des EDP sont liés au temps, le problème d’optimisation est beaucoup plus difficile à résoudre, que ce soit analytiquement ou computationnellement.

Quel problème cherchez vous à résoudre autour du trafic routier ?

Il s’agit d’optimiser les temps de parcours. Dans le contexte actuel, les moyens d’action sur le trafic sont externes : on peut agir sur les limitations de vitesse, les feux permettant d’entrer ou pas sur l’autoroute, conseiller des itinéraires bis... Mais le projet s’intéresse également à l’impact des véhicules autonomes et connectés : ceux-ci apporteraient un moyen de contrôle interne au système.

Solutions analytiques et computationnelles

Les solutions analytiques correspondent aux solutions exactes d’une équation. Il est fréquent qu'aucune solution analytique ne soit connue. Dans ce cas, la solution est obtenue par approximation numérique. La solution computationnelle peut nécessiter d'une puissance de calculs importante ; celle-ci dépend en outre de la précision de la solution approchée que l’on souhaite obtenir. La modélisation passe en général par la définition d’un maillage et la résolution approchée des EDP sur chacune des mailles.

Mots-clés : Centre de recherche Inria - Sophia Antipolis - Méditerranée EDP Trafic routier Solutions analytiques et computationnelles

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