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Evénement

27/09/2013

Le centre Inria Sophia Antipolis - Méditerranée fête ses 30 ans

Pour célébrer cet événement, le centre organise plusieurs événements pour faire découvrir ou redécouvrir 30 années de recherche et d'innovation en sciences du numérique.

>une série d’interviews de chercheurs, acteurs du centre et de son évolution
>de belles histoires de sciences vécues dans le centre
>un colloquium "spécial 30 ans" avec des invités prestigieux qui ont marqué cette période.
>une table ronde sur la thématique : "30 ans de Recherche et d'Innovations Numériques : Impacts et Enjeux pour notre territoire."

Découvrez ci-dessous quelques exemples des interactions du centre avec la société qui ont jalonné ces 30 ans.

1983 - 1996 : La période des pionniers

Pierre Bernhard, le pionnier

"Nous étions 40 au départ dans un chantier sans nom. Nous sommes 600 aujourd'hui dont 500 chercheurs, je vous laisse imaginer les extensions successives qu'il a fallu gérer ", raconte Pierre Bernhard qui a pris, dès 1980, une part importante à la création de l’Inria à Sophia Antipolis aux côtés de Jacques-Louis Lions (alors Président de l’Inria), de Gilles Kahn, artisan du succès scientifique de l’opération et Guy Sergeant, l’artisan du succès matériel.

L'inauguration officielle du centre par Laurent Fabius, alors ministre de l’industrie et de la recherche, n'a eu lieu que le Vendredi 13 janvier 1984. Elle sera suivie en 1985 de la visite officielle du roi Juan Carlos et de la reine d’Espagne accompagnés d’Hubert Curien ministre de la recherche.

Quelques éléments marquants sur la période :

  • Création d’un réseau régional connecté aux Etats Unis par une liaison transatlantique depuis le site Inria (liaison à 56 Kbits, du haut débit à l’époque) puis arrivée de la Connection Machine, l’un des premiers supercalculateurs de ce type en Europe.
  • Création du CERICS (Centre d'Enseignement et de Recherche en Informatique, Communication et Systèmes) avec la CCI, BULL et Thomson et du DESS ISI qui se transformera en ESSI en 1986
  • Création de la 1ère start-up Inria, Ilog (1987), suivie de Istar (1988), puis Ergomatic (1990) et Connexité (1990).
  • Premier centre de documentation à passer sous UNIX ; mise en place du logiciel WAIS au centre de documentation qui permet l'accès aux catalogues sur Internet
  • Olivier Faugeras reçoit le prix des sphères du Mécénat de la Fondation Fiat France pour ses travaux sur la vision par ordinateur et la robotique.
  • Création du CERMICS dirigé par Bernard Larrouturou (Président Directeur général d'Inria de 1996 à 2003)
  • Le premier prix du concours Seymour Cray 1991 a été attribué à l’équipe de recherche Sinus piloté par Alain Dervieux, pour ses travaux sur la simulation numérique
  • Gilles Kahn reçoit le prix Michel Montpetit de l’Académie des Sciences
  • Christian Huitéma est nommé président de l’Internet Architecture Board (il était alors responsable de l’équipe Rodeo).
  • Pierre Bernhard est nommé président de PERSAN (association qui rassemble les organismes de recherche et d’enseignement des Alpes Maritimes)
  • En 1995, Inria devient le pilier européen du W3C. Le centre de Sophia Antipolis en est devenu le premier hôte européen
  • Pionnier du streaming IP, Jean Bolot de l’équipe Rodeo invente le free phone permettant de téléphoner sur IP via Internet, précurseur (avec 10 ans d’avance) de Skype.

1996 - 2001 : Born of Inria

Marc Berthod prend la tête du centre

"L'activité de transfert se poursuit et Sophia est même, sur ce point, longtemps en tête des unités de recherche.  Dès 1996, c'est le temps de l'accélération des start-up -pardon de jeunes pousses- et de l'incubation. En trois ans six sociétés sont créées : Realviz (1998), Esterel Technologies (1999), Aucland (1999), UDcast (2000), Infobjects (2000), Activia Networks (2000)."

Quelques éléments marquants sur la période :

  • Le développement du centre se poursuit avec l’ouverture du bâtiment Galois
  • Premiers pas vers l’imagerie médicale et le domaine de la santé avec la création de l’équipe Epidaure (Asclepios aujourd’hui) pilotée par Nicholas Ayache
  • Olivier Faugeras, l’un des co créateurs de la société Realviz devient membre de l’Académie des Sciences
  • Nouvelle extension du site avec l’ouverture du bâtiment Fermat
  • Le siège du GIEE ERCIM (European Research Consortium in Informatics and Mathematics) s’installe dans les locaux du centre.

2001 - 2006 : Une politique partenariale

Michel Cosnard devient directeur.

"Plus d'un tiers des 30 équipes sont communes avec d'autres partenaires, l'université Nice Sophia Antipolis, les universités de Marseille et de Montpellier, le CNRS, l'Ecole des Ponts et Chaussées, l'Ecole des Mines de Paris, le CIRAD et l'INRA. Le renforcement de ces partenariats est une priorité pour le centre, en particulier parce qu'ils permettent de fédérer des moyens sur des thématiques communes aux établissements partenaires, à la fois en personnel et en équipement, mais aussi parce qu'il permet une ouverture vers le domaine de l'enseignement et permet d'accroître notre potentiel de doctorants."

Quelques éléments marquants sur la période :

  • Création des start-up Quantificare (2001), GeometryFactory (2003), Keeneo (2005).
  • Inria est membre fondateur de l’incubateur PACA EST
  • Création d’Intech’Sophia, club des partenaires de l’Inria Sophia Antipolis
  • Création du Colloquium Jacques Morgenstern en partenairiat avec l'UNS, I3S, Polytech'Nice et l'Ecole Doctorale STIC
  • Première équipe à Montpellier : DEMAR, spécialisée dans la déambulation et le mouvement artificiel (équipe-projet Inria commune avec le CNRS et l’Université de Montpellier 2 (au sein du LIRMM) et l’Université Montpellier 1.
  • Les Cybercars sur le port d’Antibes : Première expérimentation « grandeur réelle »  de nouveaux véhicules urbains entièrement automatisés dans un réseau urbain

2006 - 2013 : Ouverture sur l'arc méditerranéen

Gérard Giraudon est nommé directeur du centre à la suite du départ de Michel Cosnard nommé Président Directeur général d'Inria

"Le changement de dénomination du Centre en 2008 - de «Sophia Antipolis» en «Sophia Antipolis – Méditerranée» - illustre son évolution régionale qui l’a conduit depuis son site initial de 7 hectares et ses 19.000 m2 de bâtiments à étendre ses activités sur Montpellier et Bologne. Cette évolution témoigne de son ambition à construire d’autres partenariats sous des formes appropriées sur l’arc méditerranéen."

Quelques éléments marquants sur la période :

  • Création des start-up Vulog (2006), ActiveEon (2007), Robocortex (2010), Mnemotix (2012), Therapixel (2013).
  • Le centre est à l'initiative d'actions de Science participative avec ses partenaires de PERSAN et signe des conventions de partenariat avec l'Académie de Nice et le Centre International de Valbonne pour promouvoir le goût des sciences auprès des lycéens
  • Nouvelle extension du site de Sophia Antipolis avec l'ouverture des bâtiments Byron et Kahn
  • Le centre édite son 1er plan stratégique « Ambitions 2012 » dans lequel il présente sa vision à 4 ans.
  • Création de deux masters internationaux de l'Université de Nice : Ubinet (Ubiquitous Networking and Computing) et CBB (Computational Biology and Biomedecine).
  • Première équipe Inria avec une université européenne à Bologne (Italie) : FOCUS (Foundations of Component-based Ubiquitous Systems). Pour le centre, c’est le premier acte de construction d’un solide « réseau de recherche » sur l’arc méditerranéen.
  • Le centre a été évalué par l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement supérieur qui a donné un avis global très positif sur les activités qui y sont conduites (note A+)
  • L'équipe Marelle participe à la démonstration du théorème de Feit-Thomson avec Coq
  • Fondation de l'équipe d'accueil CoBTEK (Cognition Behaviour Technology) avec la faculté de médecine de l’UNS et l'équipe STARS
  • Ouverture du campus SophiaTech (membres fondateurs : UNS, EURECOM, Inria). Le centre a participé de manière active à la structuration du projet scientifique fondé sur 4 axes qui entrent en résonance avec les axes prioritaires du centre.
  • Le centre Inria Sophia Antipolis - Méditerranée présente sa vision stratégique 2013 - 2017 dans son 2ème plan stratégique.
  • Centre de documentation du centre commun avec le laboratoire I3S (UNS-CNRS)

  • Bernard Larrouturou, directeur du CERMICS, puis PDG d'Inria de 1996 à 2003

  • Le colloquium porte le nom de Jacques Morgenstern, professeur de mathématiques à l’université Nice Sophia Antipolis

  • Gilles Kahn qui a participé à la création de l'unité de recherche de Sophia Antipolis, où il pilote la recherche scientifique auprès du directeur. En 1993, Gilles Kahn rejoint la direction générale de l'Institut dont il devient le directeur scientifique, puis le président directeur général de 2004 à 2006. Il a été le premier informaticien élu à l'Académie des Sciences.

  • Les bâtiments livrés en 1983

  • Le centre Inria à Sophia Antipolis en 2013 © Altivue - Cyril Becquart

  • Visite du roi Juan Carlos d'Espagne en 1985

  • Bâtiment Kahn, dernière extension du centre en 2008

  • La Connection Machine financée par la région PACA

  • Le campus SophiaTech © Altivue - Cyril Becquart

  • IVS : Système de visio-conférence sur réseau IP (Christian Huitema et son équipe Rodéo en lien avec Bull)

  • Les prémices de la médecine numérique (simulation de chirurgie hépatique)

  • L'accueil du site en 1983

  • Inauguration le vendredi 13 janvier 1984 par Laurent Fabius

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