Sites Inria

English version

Prix - Thèse

Anne Schneider - 26/04/2017

Matthieu Lê - Prix de thèse GBM pour ses travaux réalisés au sein de l'équipe Asclepios

Le prix de thèse 2016 section Recherche, attribué par la Société française de génie biologique et médical (SFGBM) vient d'être décerné à Matthieu Lê, pour sa thèse réalisée sous la direction de Nicholas Ayache et Hervé Delingette au sein de l'équipe Asclepios au centre de recherche Inria Sophia Antipolis - Méditerranée.

Le concours "jeune chercheur" des journées Recherche en imagerie et technologies pour la santé (RITS) est ouvert à tous les étudiants inscrits en thèse ou en master dans le domaine du Génie biologique et médical.

Les Prix de thèse Recherche couronnent les meilleurs travaux de recherche du domaine réalisés en France afin de distinguer les jeunes docteurs souhaitant s'engager activement dans la recherche publique ou industrielle.

Matthieu, pouvez-vous nous présenter en quelques mots votre parcours ?

Je suis ingénieur de l'École centrale de Paris, spécialisé en mathématiques appliquées. Après un master à l'ENS Cachan où j'ai suivi le cours de Hervé Delingette et Xavier Pennec (tous deux directeurs de recherche à Inria Sophia Antipolis - Méditerranée), j'ai choisi de m'orienter vers l'analyse d'images médicales, et la conception de modèles biophysiques.  J'ai commencé chez Inria par un stage de master sur la prise en compte d'informations anatomiques et physiologiques extraites des IRM pour la modélisation de la croissance de tumeurs cérébrales, suivi d'une thèse sur la personnalisation de modèle de croissance de tumeurs cérébrales appliqué à la radiothérapie.

Pouvez-vous nous expliquer sur quoi portait la présentation qui vous a valu la Young Scientist Award à la prestigieuse conférence MICCAI?

En 2015 à Munich, j'ai présenté un article lors de la conférence MICCAI (Medical Image Computing and Computer Assisted Intervention ), la conférence de référence en imagerie médicale computationnelle. L'article présentait une méthode pour estimer l'incertitude sur la planification de la radiothérapie, due à la segmentation de la tumeur par le clinicien.

D'où vient votre intérêt pour ces thématiques scientifiques ?

Mon intérêt pour les mathématiques remonte au lycée. En école d'ingénieur, j'ai été particulièrement intéressé par les aspects appliqués : comment utiliser des méthodes raffinées pour résoudre des problèmes concrets et complexes. Avec mon goût pour la vision par ordinateur, et ma volonté de m'attaquer à des problèmes avec un impact social potentiellement important, me spécialiser dans le domaine de l'imagerie médicale était naturel.

Pouvez-vous nous résumer vos travaux de thèse pour lesquels vous venez de recevoir le prix GBM?

Lors de ma thèse, j'ai travaillé sur la modélisation de la croissance du glioblastome, une tumeur cérébrale particulièrement agressive. Plus précisément, j'ai élaboré une méthode afin de personnaliser ce modèle de croissance à un patient donné, en utilisant les images IRM disponibles. Cette méthode prend en compte les différentes incertitudes dues à la segmentation de la tumeur par le clinicien, et dues aux paramètres du modèle. J'ai enfin combiné cette méthode avec un modèle de réponse à l'irradiation des tissus en radiothérapie afin d'automatiser et de personnaliser la planification de la radiothérapie.

Et maintenant comment se déroule la suite de votre carrière ?

Je travaille maintenant en tant qu'ingénieur chez Arterys, une jeune entreprise de la Silicon Valley près de Stanford, dont j'ai rencontré le P.-D.G. lors de la conférence MICCAI, et qui cherche à développer l'intelligence artificielle notamment pour l'imagerie cardiaque. J'essaye d'utiliser des outils mathématiques performants pour faciliter le travail du radiologue. J'ai choisi de continuer en entreprise pour avoir un contact et un impact plus directs avec la pratique clinique.

Mots-clés : Nicholas Ayache Gliobastome Centre de recherche Inria - Sophia Antipolis - Méditerranée ASCLEPIOS Imagerie médicale MICCAI RITS Xavier Pennec Hervé Delingette

Haut de page

Suivez Inria tout au long de son 50e anniversaire et au-delà !