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Prix de thèse

23/06/2014

Emmanuel Caruyer : Prix de thèse AFRIF 2013

Emmanuel Caruyer a effectué sa thèse dans l'équipe-projet Athéna, dirigé par Rachid Deriche, au centre de recherche Inria Sophia Antipolis - Méditerranée. Il recevra le prix de thèse AFRIF 2013 lors de la conférence RFIA 2014 organisée du 30 juin au 4 juillet 2014 à Rouen.

Pourriez -vous nous décrire votre parcours ?

Je suis entré à l'École Normale Supérieure de Rennes (alors rattachée à l'ENS Cachan) en 2004, dans le département Informatique et Télécommunications. J'ai complété ma formation par un séjour d'études à l'Université Polytechnique de Catalogne, à Barcelone. C'est au cours de mon stage de recherche, dans cette même ville, que j'ai rencontré Rachid Deriche, dont je connaissais bien les travaux pionniers dans le domaine du traitement d'images et de l'imagerie médicale en particulier. Il m'a proposé de rejoindre l'équipe Odyssée, devenue Athéna, pour effectuer dans un premier temps mon stage de Master, puis pour poursuivre en thèse sous sa direction. 

En quoi consistaient vos travaux de thèse ?  

J'ai travaillé sur l'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM), plus précisément sur une modalité particulière, appelée IRM de diffusion, qui permet d'observer la structure des connections entre les différentes parties du cerveau. C'est une technique qui continue de révolutionner la connaissance que nous avons du cerveau sain et notre compréhension des pathologies cérébrales telles que la maladie d'Alzheimer, de Parkison, ou la sclérose en plaques. Mon travail s'est concentré sur la représentation mathématique du signal en IRM de diffusion, et sur l'optimisation des séquences d'acquisition. L'équipe Athéna offre un environnement idéal pour travailler sur cette thématique, de par l'expertise en traitement d'images et de signaux biomédicaux développée par les membres de l'équipe, mais également au travers de ses nombreuses collaborations nationales et internationales. J'ai ainsi pu visiter l'hyper centre d'imagerie médicale de l'Université du Minnesota à trois reprises pendant ma thèse, ce qui a permis d'implémenter et de tester en "grandeur nature" les séquences d'acquisition que j'avais développées. Ce travail a depuis été retenu dans le cadre du projet américain d'envergure, le « Human Connectome Project ». 

Pour vous, que représente le prix de thèse AFRIF  ?

C'est bien sûr une très belle récompense personnelle et une reconnaissance de la communauté scientifique française pour mon travail de thèse. Mais c'est avant tout une récompense pour tous ceux qui m'ont soutenu et aidé pendant ma thèse, à commencer par mon directeur de thèse et mes collègues, mais aussi sur le plan personnel, mon épouse et ma famille.

Quels sont vos futurs projets ?

L'IRM de diffusion est une technique apparue il y a une trentaine d'années maintenant, et bien qu'elle ait une certaine maturité, il reste encore énormément à découvrir du potentiel que cette modalité d'imagerie peut apporter. Par exemple, bien que la résolution typique des images soit de l'ordre du millimètre, les développements récents dans le domaine ont montré qu'il était possible de mesurer des caractéristiques des tissus biologiques à l'échelle microscopique ! Cela ouvre la voie au développement d'une biopsie réellement in vivo et totalement non invasive. Je pense donc continuer à travailler sur ce domaine, et j'aurai le plaisir de pouvoir le faire en France, au CNRS, où je viens d'être admis en tant que chargé de recherches.

Mots-clés : Prix de thèse AFRIF RFIA IRM de diffusion Athena

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