Sites Inria

English version

Récompense

26/07/2011

Médaille d'argent du CNRS pour Jean Goubault-Larrecq

© INRIA / Photo J.-M. Ramès Jean-Goubault Larrecq - © INRIA / Photo J.-M. Ramès

Jean Goubault-Larrecq, responsable de l’équipe projet Secsi, vient de recevoir la Médaille d’argent du CNRS 2011, pour l’Institut des sciences informatiques et de leurs interactions (INS2I).
La Médaille d'argent du CNRS distingue un chercheur pour l'originalité, la qualité et l'importance de ses travaux, reconnus sur le plan national et international.

Parcours

Les premières recherches de Jean Goubault-Larrecq ont porté sur des questions de démonstration automatique de théorèmes, de spécification et de vérification formelle de logiciels, et de sémantique des langages de programmation.
Il a été notamment, en 1994, l’un des premiers à montrer que les BDDs (binary decision diagrams), dont le succès était grandissant en vérification de circuits, pouvaient servir aussi de base à un démonstrateur de théorèmes efficace en logique du premier ordre.Ingénieur de recherches chez Bull S.A.  jusqu’en 1996, il a ensuite opéré un détour comme chercheur invité pour six mois à l’université de Karlsruhe, où il a proposé un nouvel algorithme de preuve en logique du temps linéaire, avec le professeur Peter H. Schmitt.

De retour en France, il a intégré une structure de transfert de technologie entre Bull S.A. et Inria, le GIE Dyade, où il s’est intéressé à la sécurité des protocoles cryptographiques.
En 2000, il devient professeur à l’ENS Cachan , et y fonde, avec Hubert Comon-Lundh plus particulièrement, une activité de recherche en sécurité informatique. Celle-ci prend corps à la création en 2002 de l’équipe-projet Secsi  (sécurité des systèmes d’information), dont il est le responsable scientifique.

Secsi est un succès, une équipe regorgeant de talents, largement reconnue au plan international. Pour sa part, il y a poussé l’étude de la forme de détection d’intrusions mentionnée plus haut, ce qui a abouti, avec Julien Olivain, à la création du logiciel Orchids .  Celui-ci a des capacités de détection uniques encore aujourd’hui, par corrélations temporelles complexes entre événements système ou réseau.
Il y a aussi poussé les techniques de vérification de protocoles cryptographiques dans de nouvelles directions : intégration de théories équationnelles, analyse statique de code C utilisant des primitives cryptographiques pour assurer des propriétés de confidentialité, ou bien génération automatique de preuves de sécurité formelles (et non plus d’une simple réponse sûr/non sûr).
Une confluence de besoins l’a alors mené à tenter de comprendre comment l’on pouvait modéliser la sémantique de langages ou de systèmes qui opèrent non seulement des choix non déterministes mais aussi probabilistes.  Ceci l’a mené à proposer deux modèles satisfaisants en 2007, l’un fondé sur une relecture de la notion de capacité, due à Choquet, et l’autre sur une notion que Walley, en mathématiques financières, appelle les prévisions.  Les deux sont des formes de “probabilités non-additives”.  Il en a développé une grande partie de la théorie, par une approche de théorie des domaines, et plus largement, d’un point de vue topologique. Ce sont ces travaux qui ont assuré sa réputation internationale aujourd’hui.

Mots-clés : Médaille du CNRS Jean Goubault-Larrecq Saclay - Île-de-France SECSI

Haut de page

Suivez Inria