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Bel Dumé, Françoise Breton - 29/05/2013

Exploiter les grandes bases de données d’objets en 3D

Analyse et comparaison de formes 3D dans une collection : détection et visualisation automatique des distorsions

Frédéric Chazal, de l’équipe Geometrica, et Maks Ovsjanikov, de l’École Polytechnique, ont reçu le Google Research Award 2013 décerné par le géant américain d’Internet à l’origine du moteur de recherche Google. Cette bourse doit permettre à ces chercheurs et à leurs collègues israéliens de mener à bien leur projet de développement d’outils et de méthodes pour analyser les grandes bases de données 3D.

Que représente pour vous le financement de votre projet par Google ?

Ce financement va nous permettre de poursuivre un travail que nous avons entamé sur la représentation numérique et la manipulation informatique d’objets en 3 dimensions . Nous allons pouvoir, en particulier, renforcer l’équipe par l’embauche d’un post-doctorant qui travaillera spécifiquement sur ces questions. L’attribution de cette bourse témoigne également de l’intérêt d’une grande entreprise comme Google pour nos thématiques de recherche et donc de la possibilité de prolonger la collaboration au-delà de la première année si elle s’avère fructueuse.

Quel est l’objet du projet que vous avez proposé ?

Recherche de similarités entre deux collections de formes par analyse des différences entre formes dans chacune des collections

La représentation et la manipulation d’objets 3D sont devenues une pratique presque banale dans de nombreux domaines de l’industrie, de la science et même de la vie de tous les jours . Par exemple un archéologue peut scanner sa dernière découverte pour l’envoyer sous forme numérique à un expert à l’autre bout du monde. Un géographe peut extraire rapidement une carte 3D à partir de relevés effectués sur un massif montagneux. Un prototype de pièce mécanique peut être numérisé afin de fournir un modèle qui subira toutes sortes d’opérations par simulation. Le secteur du cinéma et des jeux vidéo consomment également de plus en plus d’images de synthèse 3D.
Notre société produit ainsi un nombre croissant d’objets en 3D  et notre objectif est de développer des outils et des méthodes pour analyser les grandes bases de données de formes en 3D  afin d’en tirer efficacement de l’information pour nourrir d’autres applications. En particulier, nous souhaitons concevoir des méthodes sûres pour retrouver les formes 3D dans des bases de données, comme on le fait actuellement pour les images, et pouvoir exploiter simultanément des images 2D et des objets 3D. Il sera ainsi possible de trouver, par exemple, des objets 3D de chats à partir d’une photo de chat et inversement.

Y a-t-il des applications grand public de ces technologies ?

On peut imaginer par exemple un service web qui, à partir de la photo d’un monument prise sur un Smartphone, propose un modèle 3D de ce monument pouvant être manipulé sous toutes les coutures . Ce même service pourrait aussi permettre de retrouver dans une base de données une liste de formes ressemblants à celle photographiée. Trouver des objets qui se ressemblent peut également intéresser des développeurs de jeux vidéo ou les architectes pour les aider à concevoir de nouveaux monstres modèles 3D de personnages  ou bâtiments.  Nous espérons que nos modèles permettront, à terme, d’exploiter et d’extraire de l’information de bases de données hétérogènes  contenant simultanément des images 2D, du texte et des modèles numériques 3D.

Mots-clés : Frédéric Chazal Maks Ovsjanikov Équipe GEOMETRICA Objets 3D Inria Saclay Île-de-France Reconnaissance d'images Google research award

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