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Parcours de chercheuse

Lise Loumé - 19/03/2014

Alexandra Roatiș : « La recherche en informatique, comme en mathématiques, demande une grande créativité »

Pour sa troisième édition, la Semaine des mathématiques a choisi de mettre « Les mathématiques au carrefour des cultures ». L’occasion pour Inria de mettre en avant ses interactions avec les autres disciplines. Illustration avec le parcours d’Alexandra Roatiș, doctorante d’origine roumaine, chercheuse en informatique au sein de l’équipe OAK.

« Comment aurais-je pu étudier autre chose que les sciences informatiques ? » , s’interroge Alexandra Roatiș. Et pour cause : dès l’enfance, son père, administrateur de base de données, lui transmet sa passion des puzzles, des jeux de logique et des ordinateurs. Elle se souvient parfaitement du jour où il lui a fait découvrir Google. « J’ai passé mon temps à chercher des images et à les imprimer » , se souvient-elle. Bonne élève, elle décide de faire de sa passion pour l’informatique son domaine d’études. En 2009, en master à l’Université de Timisoara en Roumanie, elle se spécialise dans l’intelligence artificielle.

Inria, terre de passion

Lors de son master, elle réalise alors deux stages au sein d’Inria, dans le développement de logiciels. Une expérience enthousiasmante. « Je me suis rendue compte que faire de la recherche en informatique me stimulait énormément, car à l’instar des mathématiques, il faut faire preuve d’une grande créativité » , raconte-t-elle.
En 2011, elle choisit d’effectuer son doctorat en France, approfondissant ainsi le travail déjà amorcé avec Ioana Manolescu et François Goasdoué, qui avaient encadré ses deux stages. « Je n’aurais jamais choisi de réaliser une thèse en Roumanie, car le montant des bourses pour les doctorants est si faible qu’il ne permet pas de vivre décemment » , reconnaît-elle. Elle intègre alors l'équipe OAK, spécialisée dans la représentation et le traitement de données. Son sujet de thèse : le traitement de requêtes pour les données dites « RDF » (Resource Description Framework ). Ce modèle de graphe décrit les ressources web et leurs métadonnées pour les traiter automatiquement.

Art, science, et voyages

Durant sa première année, elle participe également à la conception de logiciels interactifs pour l’exposition « Imagerie biomédicale : la vie en transparence », du Musée des Arts et Métiers de Paris. Dans ce cadre, elle travaille plus particulièrement sur le projet Autoportrait, une expérience à la fois artistique et scientifique. « Pour la première fois, j’ai eu la chance d’observer l’impact de mon travail sur le grand public. C’était une expérience très enrichissante » , confie Alexandra Roatiș.
Depuis, elle prend part à plusieurs projets au sein de l’équipe OAK, dont l’un en collaboration avec l’Université de Californie de San Diego aux États-Unis, qui s’intitule « Languages and techniques for efficient large-scale Web data Management » . Objectif : améliorer la gestion du traitement de données complexes. « Je me suis rendue à San Diego avec l’équipe où j’ai présenté mon travail , explique-t-elle. J’aimerais peut-être réaliser un post-doc là-bas, après avoir finalisé mes travaux actuels » . Réponse en fin 2014, après avoir défendu sa thèse. Et pour la suite ? « Je pense retourner en Europe, mais peut-être pas en France. J'ai vraiment apprécié le temps passé ici, mais il y a tellement de pays que j’aimerais découvrir ! »

Mots-clés : Doctorante Roumanie États-Unis Portrait Alexandra Roatis Équipe Oak International

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