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Prix et distinctions

Hélène Robak - 28/09/2010

Lauréats du prix Alcan 2010 de l’Académie des sciences

Jean-Frédéric Gerbeau, directeur de recherches à l’Inria Paris-Rocquencourt et Tony Lelièvre, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Centre d’Enseignement et de Recherche en Mathématiques et Calcul Scientifique (CERMICS), École des Ponts Paris Tech ont reçu le prix Alcan 2010 de l'Académie des sciences.

3 questions à Jean-Frédéric Gerbeau et Tony Lelièvre, lauréats du prix Alcan 2010 de l’Académie des sciences

Pouvez-vous nous parler de vos parcours et des rapports entre MICMAC et REO ?

JFG : Je suis ingénieur civil des Ponts et Chaussées (1994) et agrégé de math (1995). J’ai fait ma thèse à l’Ecole des Ponts (1998) sur la modélisation mathématique de l’électrolyse de l’aluminium, encadré par Claude Le Bris. Après un post-doc à Lausanne, j’ai été recruté à l’Inria en 1999 dans le projet de Benoît Perthame. Avec Marc Thiriet, nous avons proposé en 2004 l’équipe-projet REO dont je suis actuellement responsable.

TL : Je suis rentré à l’Ecole Polytechnique en 1996, puis à l’Ecole des Ponts en 1999, où j’ai fait ma thèse sous la direction de Claude Le Bris. C’est à ce moment que j’ai commencé à travailler sur la modélisation des cuves d’électrolyse de l’aluminium, notamment au travers d’un stage long d’un an au laboratoire de recherche de Pechiney (devenu Alcan par la suite), encadré par Jean-Frédéric et Claude Le Bris. Après la thèse et un post-doc à Montréal, j’ai obtenu en septembre 2005 un poste de chercheur au CERMICS qui est le laboratoire de mathématiques appliquées de l’Ecole des Ponts. Depuis 2009, je suis responsable de l’équipe de simulation moléculaire et multi-échelle au CERMICS, dont les membres font tous partie de l’équipe-projet MICMAC.  

JFG et TL :  MICMAC et REO sont deux projets dont les thématiques sont assez distinctes. Ce qui nous rapproche est la démarche scientifique : modélisation de problèmes issus de la physique, de la biologie ou de l’ingénierie, puis analyse et simulation numérique. Ensemble, nous avons travaillé sur des questions de mécanique des fluides numériques, en particulier des problèmes multiphysiques posés sur des domaines mobiles. Récemment, notre collaboration a principalement porté sur la modélisation de la dynamique du bord d’une surface libre. Certains travaux actuels de REO sur l’électrophysiologie cardiaque et les écoulements sanguins tirent parti de ce que nous avons fait ensemble en magnétohydrodynamique.

Quels travaux ont été récompensés par ce prix ?

JFG et TL :  Ce prix récompense des travaux sur la modélisation de l’électrolyse de l’aluminium. Nous avons notamment développé des méthodes numériques en magnétohydrodynamique des métaux liquides permettant de simuler les mouvements de fluides conducteurs dans un champ magnétique. Nous avons collaboré pendant de nombreuses années avec les ingénieurs de Pechiney et Alcan pour mettre en oeuvre ces méthodes dans le contexte de la fabrication industrielle de l’aluminium. La durée et la richesse de cette collaboration doivent énormément à Claude Le Bris qui a porté le projet depuis 1994, ainsi qu’à l’impulsion et l’expertise de Pierre-Louis Lions et Michel Bercovier au cours des premières années.

Qu’est ce que ce prix représente pour vous et que va-t-il vous apporter ?

JFG et TL : Comme beaucoup de mathématiciens appliqués, nous pensons que notre discipline s’enrichit au contact des problèmes concrets et qu’elle peut contribuer à les traiter. Nous prenons ce prix comme une reconnaissance de cette démarche et plus généralement un encouragement à s’investir dans des problèmes industriels.

Mots-clés : Académie des sciences REO MICMAC Prix Paris - Rocquencourt

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