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3/06/2013

Modèle patient personnalisé dynamique

Christian Duriez - Equipe Shacra

La médecine numérique a permis de développer de nombreuses thérapies innovantes et de soigner toujours plus de pathologies. Disposer d’un modèle de patient permettant la simulation précise des interventions (complexes ou robotisées) permet d’imaginer de nouvelles avancées significatives. Par exemple, dans le domaine de la chirurgie ou de la radiothérapie, un tel modèle permet de planifier une opération en la simulant par avance, le couplage temps-réel du modèle avec les données perçues lors de l’opération ou de la radiothérapie permettent de fournir plus d’informations au chirurgien et d’adapter les soins.

Cet axe de recherche est mené en lien avec les partenaires régionaux dans le domaine de la santé (Université Lille 2, CHRU, Centre Oscar Lambret, Inserm) mais aussi avec l’IHU de Strasbourg.

3 questions à Christian Duriez, membre de l'équipe-projet Shacra (commune avec le CNRS et l'Université Lille1*)

Quelle est la démarche de l’équipe de recherche Shacra et quels sont les enjeux d’un simulateur pédagogique ?

Christian Duriez  : l’équipe est jeune (3 ans) et a été mise en place avec la volonté de développer les simulateurs pédagogiques dans une optique d’entraînement pour les gestes chirurgicaux. La grande difficulté au départ est de disposer d’un modèle précis de comportement des organes, intégrant la contrainte sur les temps de calcul. Notre recherche actuelle se concentre sur le champ pré- et per-opératoire et l’interface avec la robotique chirurgicale.

Quelle valorisation vos travaux ont-ils déjà pu connaître ?

Christian Duriez  : une start-up, « Insimo », dédiée à la simulation a été créée en janvier 2013. Issue de nos résultats de recherche, cette société innovante a pour vocation de fournir une nouvelle génération de simulateurs. Sa plus grande valeur ajoutée concurrentielle repose sur la modélisation bio-mécanique des déformations des organes à la fois précise et très rapide à calculer. Par ailleurs, la startup s'appuie sur le logiciel open-source SOFA qui possède une bibliothèque de modèles de comportement d'organes et permet de développer des simulateurs beaucoup plus rapidement.

Qu’apporte le « modèle patient personnalisé dynamique » que vous proposez ?

Christian Duriez  : tout l’enjeu est de parvenir à des modèles fidèles à ce qu’il se passe chez le patient durant l’intervention au bloc opératoire. Les chirurgiens sont intéressés par deux choses : planifier le geste grâce à une simulation assez réaliste qui permet de s’entraîner sur un clone virtuel du patient (et dès lors simuler afin d’être plus prédictif quant à l’intervention à venir) et à plus long terme simuler pendant l’intervention elle-même. L’ambition est donc de parvenir grâce à la simulation à valider la thérapie et chaque geste de la procédure avant de les réaliser.

L’intérêt du modèle patient personnalisé dynamique est double : à la fois pour le clinicien et pour le patient. Pour ce dernier, le modèle permet principalement de diminuer les risques liés à l'intervention. Parallèlement, l'intérêt pour le clinicien est de réduire les temps d'intervention, de mieux anticiper les complications, et de compléter certaines informations manquantes durant les thérapies.

au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL.

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