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Prix de thèse 2010

9/12/2010

Le prix de la meilleure thèse en biométrie décerné à une chercheuse du centre de recherche Inria Lille – Nord Europe

Guillemette Marot © Photo INRIA Guillemette Marot - © Inria

Les données d’expression de gènes représentent actuellement un enjeu essentiel en génétique aussi bien humaine qu’animale. L’analyse statistique de ces données représente un point-clé pour leur interprétation biologique. Guillemette Marot, maître de conférences sur un poste de chaire entre l’université Lille 2 et le centre de recherche Inria Lille - Nord Europe, s’est penchée sur cette problématique durant sa thèse. Un travail récompensé par le prix de meilleure thèse 2010 en biométrie, le 18 novembre dernier.

Dans quel cadre avez-vous reçu ce prix ?

Guillemette Marot :  La Société française de biométrie lance tous les deux ans un appel aux jeunes docteurs biostatisticiens à envoyer deux exemplaires de leur thèse et quelques rapporteurs sélectionnent la meilleure thèse dans le domaine. La remise du prix se fait à la fin de la journée Jeunes chercheurs, consacrée à la présentation des travaux réalisés par de jeunes biométriciens et biométriciennes dans le cadre de leur thèse.

Où avez-vous réalisé votre thèse ?

Guillemette Marot :   J'ai principalement réalisé ma thèse à l'INRA de Jouy-en-Josas, sous la direction de Jean-Louis Foulley et Florence Jaffrézic. J' ai également passé six mois à Biomathematics and Statistics Scotland en Écosse au début de ma deuxième année de thèse. J'y ai travaillé avec Claus-Dieter Mayer avec qui j'ai continué à collaborer à mon retour en France. Je tiens à remercier ces trois directeurs de thèse car une grande partie du mérite de ce prix leur revient.
 

Quel était votre sujet de recherche ?

Guillemette Marot :   La modélisation statistique pour l’analyse de données d’expression de gènes. Les puces à ADN permettent d’étudier simultanément l’expression de plusieurs milliers de gènes. Ces expériences sont de plus en plus utilisées pour comprendre le fonctionnement des cellules et permettent par exemple de rechercher des gènes impliqués dans certaines maladies. L'analyse de ces expériences pose de véritables problèmes statistiques car on recherche des résultats sur plusieurs milliers de gènes simultanément à partir d'un tout petit nombre d'individus.
 

Comment avez-vous valorisé vos résultats de recherche ?

Guillemette Marot :  Je les ai valorisés via des articles dans des revues internationales mais aussi des packages diffusés sur le site officiel du logiciel R. L'implémentation de ces packages encourage l'utilisation de modèles qui peuvent paraître parfois compliqués, mais sont très utiles pour l'analyse des données.
 

Votre travail est au confluent des mathématiques et de la biologie…

Guillemette Marot :  Oui, et l’une des difficultés de la biostatistique est justement de converger vers un langage commun entre des mathématiciens appliqués et des biologistes. C'est cependant très enrichissant et j'espère continuer à développer cette interface entre biologie et statistique au sein de mon nouveau poste, ce qui devrait être facilité par ma double appartenance, d'une part à l'équipe MODAL d'Inria, d'autre part à l'équipe de Santé Publique à la faculté de médecine.

Mots-clés : Prix de thèse 2010 Equipe MODAL Biométrie Centre de recherche Inria Lille - Nord Europe

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