Sites Inria

English version

Portrait

13/03/2014

Des métiers en « tous genres »

Clément Mondon et Aurore Hermant - © Inria

Aurore Hermant a intégré le service des assistant.e.s d’équipes de recherche (SAER) d’Inria Lille composé de sept femmes en octobre dernier. Clément Mondon travaille au service informatique du centre (SIC) constitué de six hommes. Des métiers pour l’instant unisexes, mais qui n’ont absolument rien de masculin ou de féminin, soulignent l'une et l'autre.

En quoi consiste votre travail chez Inria ?

Aurore Hermant : En tant qu’assistante de recherche (AER), je travaille directement pour les équipes de recherche. Comme chaque AER, je suis affectée à plusieurs équipes. Nous sommes leur interlocutrice privilégiée pour les aider à organiser leurs déplacements, les achats, la partie administrative et nous sommes l’interface auprès des autres services du centre. Nous réalisons aussi le suivi budgétaire et préparons les dossiers de recrutement des personnels non-permanents (stagiaires, postdoctorants, etc.) et assurons le suivi des effectifs des équipes. Nous allégeons le travail des chercheurs sur tous ces aspects en leur apportant des conseils et en les alertant si besoin.

Clément Mondon : Je suis ingénieur en administration systèmes et réseaux. Le service informatique du centre gère l’informatique propre au centre. Nous fournissons toutes les ressources techniques pour que les services fonctionnent correctement. Nous sommes également chargés de la gestion des postes administratifs, d’assistance et nous intervenons en soutien à la recherche : nous avons un rôle consultatif auprès des chercheurs, nous les accompagnons pour formaliser leurs besoins et pour le déploiement de solutions appropriées.

Quelles sont les compétences nécessaires ?

CM : Gérer les infrastructures dont dépend le personnel d’Inria demande de la rigueur, un sens des responsabilités et un esprit curieux car les chercheurs s’informent beaucoup sur les nouveautés. Nous devons nous tenir sans cesse au courant pour donner un avis sur le déploiement de nouveaux outils.

AH : Il faut être organisé, rigoureux, bien connaître le fonctionnement du centre, les statuts des personnels, avoir de bonnes bases financières et respecter la confidentialité. Cela demande aussi de bonnes qualités relationnelles, d’adaptation aux différents interlocuteurs et la maîtrise d’un certain niveau d’anglais, car il y a beaucoup de chercheurs étrangers.

Qu’est-ce qui vous plaît dans votre métier ?

CM : Ce n’est jamais monotone. Nous testons régulièrement de nouvelles technologies, nous avons le temps de réaliser la veille indispensable pour avoir le recul et l’argumentation fiable et concrète qu’attendent les chercheurs.

AH : J’aime la polyvalence de mon poste. Nous préparons les déplacements et les achats mais ce n’est jamais la même chose car les chercheurs voyagent partout dans le monde. Et puis on assiste réellement les équipes : suivi du budget, communication… Je me sens partie prenante du travail des chercheurs.

Votre travail pourrait-il être réalisé par un homme ?

AH : Bien sûr.

Par une femme ?

CM : Évidemment, nos compétences ne sont pas liées à un genre.

Votre service n’est constitué que de femmes ou que d’hommes : pensez-vous que cela peut changer ?

AH : Dans mes précédents postes au sein d’Inra et à l’université, j’ai croisé davantage d’hommes.

CM : Dans le domaine informatique, il y a une différenciation sociale marquée dès le plus jeune âge. Sur une promotion de 100 informaticiens, s’il y a 4 filles c’est déjà bien. La question de la mixité de mon métier dépasse donc largement le cadre d’Inria.

Les choses commencent-elles à bouger ?

CM : Il y a eu d’énormes progrès entre les années 60 et 70 pour l’accession des femmes à des métiers considérés comme masculins. Pourquoi pas la même chose dans les années à venir ? Mais encore une fois, cela ne dépend pas seulement d’Inria.

AH : C’était déjà le cas lorsque j’ai passé les concours de la fonction publique. Donc oui, il n’y a pas de raison.

Mots-clés : Services Egalité hommes-femmes Portrait Interview

Haut de page

Suivez Inria