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Portrait

10/10/2017

Christophe Biernacki, délégué scientifique du centre Inria de Lille

Christophe Biernacki - © Inria / Photo Kaksonen

Christophe Biernacki est le nouveau délégué scientifique du centre Inria Lille – Nord Europe depuis juin dernier. Statisticien et responsable de l’équipe-projet Modal* depuis 2010 et précédemment adjoint du délégué sortant, c’est tout naturellement qu’il occupe aujourd’hui cette fonction. Conscient de l’importance sans cesse croissante des sciences du numérique tant au niveau de la recherche que de la société, il veut accompagner le centre dans son évolution, à une période charnière de son existence.

Quel est le rôle d'un délégué scientifique ?

Il est très varié. Il s'agit de gérer tous les aspects en lien avec les questions scientifiques. Par exemple, cela peut concerner la définition et la mise en œuvre des priorités du centre, avec le souci permanent d’obtenir l’adhésion des personnels de recherche et de soutien à la recherche. Il s'agit également de faire vivre les équipes-projets, qui sont au cœur du modèle Inria, ou encore d'assurer les coordinations avec les organismes partenaires, académiques en particulier. Le périmètre est très large, et passionnant.

J'aimerais promouvoir et développer davantage l'ouverture vers l'Europe.

Quelles sont vos impressions après vos premiers mois ?

J'ai le sentiment d'une grande responsabilité, et je suis honoré d'avoir été choisi à ce poste. Je suis surtout motivé pour avancer et faire progresser le centre Inria Lille – Nord Europe.  Cette nouvelle fonction renforce ma conviction que ce centre est un acteur majeur de l’écosystème de recherche et de développement régional. Cela se ressent très nettement en côtoyant l’ensemble des partenaires à ce niveau de responsabilité.

 

Quels défis attendent le centre Inria Lille – Nord Europe ?

Le centre fêtera ses 10 ans l’an prochain, une période charnière dans sa vie. Nous quittons la jeunesse, nous entrons dans une phase de maturité et il s'agit maintenant de trouver le bon équilibre entre les axes forts définis dans le passé et ceux de l'avenir. C'est un défi de taille, qui doit être relevé avec l'adhésion de tous les chercheurs. Je sais que les attentes sont fortes et il s'agit de prendre la bonne direction. La maturité du centre doit également passer par la maturité des cadres. Je pense qu'il est important de recruter des cadres seniors, d'une part pour le bénéfice de la recherche et de son management, mais aussi pour redresser la pyramide des âges, en favorisant des candidatures venant de l'extérieur. C'est un des axes de développement local du centre.

Il est important de développer les retombées économiques des recherches.

Quelles vont être vos priorités au cours de votre mandat ?

Je pense que le futur doit aussi se préparer en améliorant la fluidité de la coopération avec les acteurs de recherche régionaux, comme les universités ou les autres organismes scientifiques. C'est un point important pour le bien de la recherche française de manière générale et pour la dynamique régionale de recherche en particulier. Je compte donc faire le maximum pour développer les initiatives qui favoriseront des liens extrêmement forts et positifs entre tous les acteurs de notre réseau de partenaires. J'aimerais également pouvoir promouvoir et développer davantage l'ouverture vers l'Europe, en renforçant les candidatures aux appels à projets européens. C'est une des vocations de notre centre, renforcée par sa position centrale en Europe. Un autre point important pour moi est de développer les retombées économiques des recherches, en favorisant par exemple le développement de logiciels dans le cadre de partenariats. Beaucoup de nos recherches peuvent avoir des applications concrètes, il semble donc logique d'en faire bénéficier des entreprises ou d'autres organismes si cela peut leur être utile. C'est une manière aussi de valoriser nos travaux.  À ce titre, notre dispositif InriaTech dont l’objectif est de faciliter l’adéquation des résultats des recherches menées dans les différentes équipes-projets Inria avec les besoins des entreprises, a toute son utilité.

Ses dates clés

  • 1997 : Doctorat à l'université de Compiègne (Choix de modèles en classification) ;
  • Depuis 2005 : Professeur de statistique au sein du laboratoire de mathématiques de l'Université de Lille ;
  • 2010 : Nommé responsable scientifique de l'équipe-projet Modal ;
  • 2014 (juillet) : Nommé responsable scientifique adjoint du centre Inria Lille - Nord Europe pour une durée d'un an ;
  • 2017 (juin) : Nommé responsable scientifique du centre Inria Lille - Nord Europe.

* L’équipe-projet Modal est commune avec le CNRS, l'université de Lille − sciences et technologies et l'université de Lille − droit et santé, au sein de l'UMR 8524 CNRS-université de Lille − sciences et technologies, laboratoire Paul Painlevé, et de l'EA 2694 "Santé publique : épidémiologie et qualité des soins" de l'université de Lille − droit et santé.

Mots-clés : Nomination Centre de recherche Inria Lille - Nord Europe Portrait

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