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Portraits

7/02/2014

Chercheurs d'ici et d'ailleurs : bienvenue en Russie

Ekaterina

C'est à Novosibirsk, au cœur de la Sibérie, qu'Ekaterina Alekseeva a grandi et fait ses études. Aujourd'hui, elle développe des algorithmes d'optimisation multicritère au sein de l'équipe-projet Dolphin (commune avec l'université Lille1*).

Quelles sont les grandes étapes de votre parcours ?

J'ai étudié les mathématiques à l'université de Novosibirsk, où j'ai obtenu un Bachelor et un Master, avec comme domaine de prédilection, le développement d'algorithmes d'optimisation. J'ai ensuite poursuivi mes études par un doctorat sur le même sujet à l'institut Sobolev de Novosibirsk, qui réalise de la recherche fondamentale en mathématiques, en physique et en informatique.

Comment avez-vous découvert Inria ?

Après mon doctorat, en 2007, j'ai occupé un poste à l'institut Sobolev. Je partageais mon temps entre de la recherche à l'institut et de l'enseignement à l'université de Novosibirsk. Mais je voulais découvrir l'Europe et me familiariser avec la société européenne. À travers l'ABCDE Fellowship Programm , qui propose des postes de chercheurs postdoctoraux en informatique et en mathématiques appliquées dans les universités européennes, j'ai été mise en contact avec l'équipe-projet Dolphin d'Inria, qui recherchait un spécialiste dans mon domaine de compétences. J'ai postulé en décembre 2012 et les ai rejoints à Lille dans la foulée, avec un contrat de deux ans.

Aujourd'hui, je travaille sur le développement d'algorithmes d'optimisation multicritères, appliqués à des problématiques de gestion d'entreprises. En clair, j'applique des modèles mathématiques à la résolution de problèmes de management.

Quelles sont les grandes différences entre la France et la Russie, en matière de recherche ?

Il est difficile d’énoncer des généralités, car l'organisation du travail varie sensiblement d'une équipe à l'autre. Mais il est clair que l'institut Sobolev où j'ai passé plusieurs années a une approche essentiellement fondamentale de la recherche, là où Inria pratique une recherche plus appliquée.

Existe-t-il des différences en matière de financement ?

En Russie, l'obtention de crédits de recherche revient aux scientifiques. Ce sont les chercheurs qui doivent obtenir les bourses leur permettant de vivre et de conduire leurs recherches. Au sein d’Inria, les scientifiques ont un salaire, ce qui simplifie les choses et permet d'avoir une meilleure visibilité.

Quel conseil donneriez-vous à de jeunes chercheurs étrangers qui envisageraient de s’installer en France ?

Mon principal conseil serait de les inviter à étudier la langue et la culture françaises. La France est un pays de tradition et il est important de connaître et de la comprendre avant d’envisager d’y faire carrière. Il reste que si la langue de travail est le français, mes échanges avec mes collègues se font le plus souvent en anglais. La langue n'est donc pas un obstacle au sein de l'équipe. Les autres chercheurs sont même heureux d'avoir l'occasion de mettre leur anglais en pratique… Par contre, la barrière linguistique est plus problématique dans les échanges que nous pouvons avoir avec les industriels.

* au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille1-Lille 3-Inria, LIFL.

Russie

  • Superficie :
    17 098 242 km2 / 25 fois la France / 1er pays au monde en superficie
  • Nombre d'habitants : 143 300 106 (estimation 2013) / 2.2 fois la France
  • Nom des habitants : Russes
  • Capitales : Moscou
  • Langues : russe / nombreux dialectes
  • Monnaie : rouble

 

Localisation

Mots-clés : Optimisation Dolphin Russie

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