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Portraits

30/04/2014

Chercheurs d'ici et d'ailleurs : Espagne

Maria Gomez La Cruz © Alice Decarpigny

Originaire de Valence, en Espagne, Maria Gomez Lacruz, 28 ans, effectue sa thèse au sein de l’équipe lilloise Spirals (commune avec l'université Lille 1*).
L’occasion de se pencher sur ces jeunes talents étrangers qui ont choisi Inria.

Pouvez-vous me décrire votre arrivée au sein d’Inria ?

J’ai commencé à travailler à Lille en octobre 2013, après un master à l’université polytechnique de Valence. Au sein de l’équipe Spirals, j’ai entamé une thèse sur le self-healing appliqué aux mobiles sous la direction de Romain Rouvoy et Lionel Seinturier. Concrètement, nous développons des applications pour mobiles capables de s’« auto-réparer » en cas de bug, grâce aux données récoltées chez les utilisateurs.

 

Aviez-vous eu des réticences à l’idée de quitter votre pays d’origine ?

Le fait de partir à l’étranger ne me posait absolument aucun problème. J’ai d’ailleurs déjà effectué une partie de mes études à l’étranger avec une année Erasmus à Halmstad, dans le sud de la Suède. Quand j’ai eu l’occasion de rejoindre la France j’ai tout de suite saisi l’opportunité : j’ai postulé à une offre puis passé un entretien. Je n’étais allée qu’une seule fois en France auparavant, lors d’un voyage à Paris en 2002.

 

A ce propos, comment se passe l’apprentissage de la langue ?

Inria met en place des cours de français, c’est vraiment un plus, d’autant que je n’avais jamais étudié cette langue ! Nous ne sommes que trois ou quatre par cours, ce qui est idéal, et les professeurs se déplacent sur notre lieu de travail. Un gain de temps considérable par rapport à des cours à l’université.

 Inria, un environnement de recherche idéal.

Quelles sont, selon vous, les grandes différences entre la recherche en France et en Espagne ?

La différence se situe d’abord sur le plan économique. Avec la crise, le gouvernement espagnol a stoppé de nombreux programmes de recherche, toutes les disciplines scientifiques sont touchées. Résultat : les chercheurs doivent s’expatrier. Ceux dont le poste a été maintenu reçoivent des salaires assez faibles.

En France, les universités demandent presque toujours un financement avant de faire démarrer une thèse à un étudiant. Ce n’est pas le cas en Espagne. Les thésards risquent donc de se retrouver très rapidement en difficulté.

Si je dois citer un handicap de la France par rapport à l’Espagne, je dirais le poids de l’administration. Elle est particulièrement pointilleuse et les formulaires sont uniquement en français, sans traduction en anglais.

En revanche, il y a des idées reçues. Les Français sont parfois considérés comme obtus. Or, à Lille, les personnes que j’ai rencontrées cassent complètement ce cliché, j’adore ! Les gens sont vraiment très gentils, ouverts et amicaux. Autre point positif, nous disposons de toutes les ressources nécessaires pour bien travailler, c’est l’environnement de recherche idéal.

* au sein de l'UMR 8022 CNRS-Lille 1-Lille 3-Inria, LIFL.

Espagne

Superficie : 505 992 km²

Nombre d'habitants : 47 millions d'habitants

Nom des habitants : Espagnols

Capitale : Madrid

Langues : Espagnol

Monnaie : Euro

Mots-clés : Equipe Spirals Espagne

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