Sites Inria

English version

Santé

29/05/2015

Mieux comprendre la propagation des maladies nosocomiales

Photo capteur I Bird Expérimentation I-Bird - © Inria / Photo Kaksonen

En étudiant simultanément les interactions entre tous les individus présents dans un établissement hospitalier, l’expérimentation i-Bird (Individual-based Investigation of Resistance Dissemination) a permis de mieux cerner les facteurs de propagation et de transmission des bactéries responsables d’infections nosocomiales. Des résultats qui tendent à confirmer l’utilité des nouvelles technologies dans l’analyse des épidémies.

Au cours de l’année 2009, 590 patients et professionnels de l’hôpital maritime de Berck-sur-Mer ont pris part à l’expérience i-Bird , qui a duré six mois, et dont l’objectif était de déterminer les voies de propagation de certaines bactéries résistantes aux antibiotiques. Parmi celles-ci, le staphylocoque doré, un agent infectieux redoutable, était suivi avec une attention toute particulière.

Les résultats de l’étude i-Bird viennent d'être dévoilés dans la revue PLOS Computational Biology  après six ans d'analyse du nombre vertigineux de données à traiter.

« Pour construire cette expérimentation, les participants ont été équipés d’un capteur sensitif sans fil de la taille d’une montre enregistrant toutes les 30 secondes, de façon anonyme, toutes les personnes à proximité. Ceci a permis de cartographier toutes leurs interactions avec d’autres personnes au sein de l’hôpital de Berck-sur-mer », explique Didier Guillemot (Inserm, Institut Pasteur, UVSQ, AP-HP), à l’origine du projet avec Pierre-Yves Boëlle et Éric Fleury , professeur à l’École normale supérieure de Lyon, chaire Inria et responsable de l’équipe DANTE.

Le projet de recherche i-Bird est dirigé par des équipes de l’Inserm, de l’Institut Pasteur, de l’ENS de Lyon et d’Inria avec l’AP-HP à l’hôpital maritime de Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais).

Mots-clés : Maladies nosocomiales Santé Capteurs Dante Hôpital de Berck

Haut de page

Suivez Inria