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Séverine Valerius - 13/02/2014

Pose de la 1ère pierre du bâtiment de l’IHU Liryc

Le 10 février dernier, Monique Thonnat aux côtés de Mathieu Hazouard (Conseiller régional d’Aquitaine), Michel Delpuech (Préfet de la région Aquitaine), Philippe Leconte (Délégué régional Inserm), Christophe Giraud (Délégué régional CNRS), Alain Juppé (Président du Conseil de surveillance du CHU de Bordeaux), Philippe Vigouroux (Directeur général du CHU Bordeaux), Thierry Francq (Commissaire général adjoint), du Professeur Michel Haissaguerre et de Manuel Tunon de Lara (Président de l’Université de Bordeaux) posait la première pierre du bâtiment qui accueillera en novembre 2014 les administratifs, en décembre 2014 les chercheurs et les laboratoires en mars  2015.

Souvenez-vous, en novembre 2009, le rapport « Investir pour l’avenir, priorités stratégiques d’Investissement et d’emprunt national » met en avant la nécessité, pour la France, d’investissements en faveur du développement, du savoir et de l’innovation pour améliorer les perspectives de croissance du pays. Dans ce cadre, l’appel à projet « IHU » a été ouvert avec pour objectif de constituer des pôles d’excellence en matière de recherche, d’enseignement, de soin et de valorisation dont l’expertise et la visibilité internationale doivent permettre d’attirer des partenaires industriels du monde entier. Ainsi, les IHU doivent avoir un impact structurant en stimulant la compétitivité de la recherche française en santé et en augmenter son attractivité.

À Bordeaux, l’Institut de RYthmologie et de modélisation Cardiaque (LIRYC) dirigé par le Professeur Michel Haïssaguerre et porté conjointement par l’Université de Bordeaux et le CHU de Bordeaux, a été lauréat dans le cadre du programme Investissements d’Avenir, faisant ainsi partie des 6 IHU retenus à l’échelle nationale (3 à Paris, 1 à Strasbourg, 1 à Marseille et 1 à Bordeaux). Il a obtenu dans le cadre de ce programme une dotation de 45 millions d’euros et avait été lancé officiellement le 1er juillet 2011.

La collaboration avec Inria

En ce qui concerne le Centre de recherche Inria Bordeaux – Sud-Ouest, deux équipes-projets collaborent étroitement aux travaux menés par l’IHU LIRYC.

D’une part, l’équipe CARMEN (Modélisation et calculs pour l’électrophysiologie cardiaque) pilotée par Yves Coudière, s’intéresse à la compréhension et au traitement des pathologies cardiaques électriques. Pour cela, elle travaille sur la modélisation et la simulation des phénomènes électriques ayant lieu dans le cœur, ainsi que sur l’amélioration de la valeur informative des signaux électriques, comme l’électrocardiogramme.
D’autre part, l’équipe-projet GEOSTAT (Géométrie et statistiques dans les données d’acquisition), sous la responsabilité d’Hussein Yahia, étudie les signaux cardiaques en s’appuyant sur les méthodes multiéchelles en physique non-linéaire et en science de la complexité. Ces méthodes permettent de quantifier de façon très fine les transitions dans un signal d’acquisition de l’activité cardiaque et ainsi d’obtenir des caractéristiques globales de la dynamique cardiaque qui ne sont pas accessibles en utilisant les approches classiques.

Les choix architecturaux

Thomas Quenault, architecte du projet, explique que « l’Institut présente la particularité de regrouper sur une même plateforme l’ensemble des laboratoires, des équipements d’imagerie et des équipes de modélisation ».

Les enjeux de la construction du futur IHU sont l’intégration, l’innovation et l’évolutivité. En effet le futur bâtiment devra offrir une intégration réussie de l’ensemble de ses composantes tout en permettant des évolutions et reconfigurations ultérieures, la finalité étant de disposer d’un outil immobilier parfaitement adapté aux évolutions des recherches menées dans l’Institut.

Un financement multiple

LIRYC a vocation à être une véritable structure de recherche partenariale mixte public/privé dans l’objectif de potentialiser les efforts et garantir ainsi sa compétitivité. Cela explique aussi la construction de son financement :

  • l’Agence Nationale de la Recherche à hauteur de 45 M€, constituée : de 17 034 922 € de dotation consomptible pour financer le projet immobilier (11.6 M€) et l’équipement scientifique et des intérêts générés par le placement d’une dotation non consomptible de 88 886 307 € dont le montant prévisionnel s’élève à 27 965 078 € pour le fonctionnement.
  • Un soutien du Conseil régional d’Aquitaine à hauteur de 15 M€ dont 10 M€ pour le projet immobilier et 5 M€ pour l’équipement scientifique
  • Un support financier des partenaires industriels sous forme de collaborations, de création de Chaires, de prestations et de mécénat qui totalisent plusieurs millions d’euros.

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