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Parité

Laurence Goussu - 8/03/2018

Inria s’engage pour une communication paritaire

En décembre 2017, Inria signait la « Convention d’engagement pour une communication publique sans stéréotype de sexe » proposée par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. Au-delà des engagements déjà pris par l’institut depuis plusieurs années dans ce domaine (avec notamment dès 2015 la création d’un comité Parité-Égalité chargé de veiller à la prise en compte des dimensions « parité » et « égalité » dans l’ensemble des activités d’Inria), cette nouvelle étape implique également l’engagement de respecter, dans sa communication externe comme interne, une écriture paritaire.

Une politique volontariste

En décembre 2017, Inria, après consultation du Comité Parité et Égalité et du comité de direction, a pris la décision de s’engager dans une politique volontariste en matière de communication paritaire, en signant la Convention d’engagement pour une communication publique sans stéréotype de sexe du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes.
La signature de cette convention entraîne pour l’institut l’engagement de respecter, dans sa communication externe comme interne, une écriture paritaire, telle qu’elle est définie par le HCEfh et déclinée dans son Guide de bonnes pratiques.
Des règles adaptées à la communication chez Inria et respectant les préconisations du HCEfh ont ainsi été élaborées, qui devront être respectées par chacun et chacune dans la rédaction de tout document destiné à la communication externe ou interne de l’institut. Cette mise en place s’accompagne d’un travail de sensibilisation auprès des personnels de l’établissement et d’une actualisation progressive des contenus publiés par Inria, qu’ils soient écrits ou audiovisuels, comme par exemple l'indexation des images ou la vigilance lors des prises de vue.

Les grands principes

L'écriture paritaire préconisée comporte quelques grands principes :

  • la féminisation des noms de métier et de fonction ;
  • la double flexion qui consiste à mentionner chacun des sexes (« les femmes et les hommes », « les chercheurs et les chercheuses », « les porteurs et les porteuses de projet »). L’ordre des mentions doit être alphabétique ;
  • l'utilisation préférentielle de mots épicènes (i.e. dont la forme ne varie pas selon le genre) au lieu de mots avec genre (« les responsables d'équipe » au lieu de « les chefs d'équipe ») ;
  • le bannissement de tout sexisme dans sa communication.

À noter que l’emploi du point médian n’est pas retenu, en cohérence avec les recommandations du Premier ministre.

Pour François Sillion , Président-directeur général d’Inria par interim : «la présence des femmes est bien trop faible dans le monde scientifique. Mais on ne peut pas juste le déplorer, il faut agir ! Recruter plus de femmes, bien entendu, mais encore faut-il que ces dernières se sentent légitimes à postuler, et qu’elles se sentent légitimes à entreprendre des études scientifiques. On sait que cela passe notamment par des signaux que l’on donne, comme le nombre d’intervenantes dans les conférences, la présence de chercheuses dans les médias etc… Le langage est également un de ces symboles forts ».

La communication paritaire engagée chez Inria n'est que l'élément tangible d'une sensibilisation en profondeur, au diapason d'une prise de conscience forte de l'urgence de la situation. L'institut a donc souhaité rendre visible son engagement, et par là-même signer la mise en œuvre d'une politique paritaire bien plus vaste qui se déclinera à l'avenir au quotidien.

Mots-clés : Parité Femmes et sciences Femme dans la recherche Charte Comité parité

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