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Laurence Goussu - 13/01/2016

Mooc Lab Inria : deux nouveaux MOOCs en janvier 2016 et un premier bilan après deux années d'existence

Deux ans après avoir créé ses premiers MOOCs (Massive Open Online Course), Inria publie un premier retour d’expérience et annonce l’ouverture de deux nouveaux cours en janvier 2016. Le premier sera dédié à une meilleure compréhension des bases de données relationnelles, le second portera sur des défis technologiques et sociétaux des villes intelligentes. A travers ces MOOCs, l’objectif d’Inria est de partager la culture scientifique en sciences du numérique.

Deux nouveaux MOOCs en janvier 2016

Bases de données relationnelles : comprendre pour maîtriser
Ce MOOC, dont les auteurs sont Serge Abiteboul , Benjamin Nguyen et Philippe Rigaux (Inria), débutera sur France Université Numérique (FUN) le 18 janvier 2016.
Il s'adresse à toute personne qui utilise une base de données ou qui souhaite comprendre son fonctionnement et plus particulièrement les étudiants en informatique, les ingénieurs en informatique utilisateurs de ces systèmes, les chercheurs/étudiants utilisateurs confrontés au besoin de créer et d’exploiter des bases de données dans différents domaines. Il s’adresse aux personnes curieuses de comprendre un outil à usage quotidien.
Réalisé par le Mooc Lab Inria dans le cadre du projet uTOP, le MOOC sera diffusé pendant 6 semaines du 18 janvier au 28 février 2016.

Villes intelligentes : défis technologiques et sociétaux
Ce cours débutera sur la plateforme FUN le 25 janvier 2016 et sera enseigné par Nicolas Anciaux , Stéphane Grumbach , Valérie Issarny , Nathalie Mitton , Christine Morin , Animesh Pathak , Hervé Rivano (Inria).
Ils sont respectivement spécialistes des systèmes de gestion de base de données, plateformes d’intermédiation, systèmes logiciels distribués, réseaux sans fil, informatique en nuage, et solutions logicielles pour les réseaux de capteurs ou réseaux urbains.
Ce cours s'adresse à tous les citoyens urbains, et plus particulièrement aux étudiants et professionnels : ingénieurs dans le domaine du numérique qui souhaitent approfondir les applications des nouvelles infrastructures réseaux et logicielles au domaine de la ville connectée ; métiers de la gouvernance ou de l'urbanisme qui s'intéressent à l'impact des nouvelles technologies sur la gestion des villes.
Ce cours est réalisé par le Mooc Lab Inria dans le cadre du projet uTOP et sera diffusé pendant 5 semaines du 25 janvier au 28 février 2016.

Inria et les MOOCs : partager la culture scientifique

Partager une culture scientifique en sciences du numérique est un enjeu majeur pour l’institut. Tous les secteurs de la société sont aujourd'hui fortement impactés par les transformations numériques, avec la nécessité d'une meilleure compréhension et appropriation des enjeux numériques par les citoyens. Inria est convaincu que cette compréhension passe par une éducation générale aux sciences du numérique.
Au sein des équipes-projets Inria, un très grand nombre de chercheurs et d'enseignants-chercheurs pratiquent une activité d'enseignement. Certains s'intéressent directement au développement de la pédagogie pour les sciences du numérique, ainsi qu'à l'utilisation du numérique dans la pédagogie.
Le développement du Mooc Lab a été l'occasion pour Inria de démontrer concrètement des possibilités d'innovations pédagogiques offertes par l'outil numérique, et utiles pour l'enseignement du numérique.
Inria a ainsi été parmi les premiers en France à investir dans les MOOCs dès 2013.
En 2014, le Mooc Lab a lancé le premier MOOC Inria intitulé « Python : des fondamentaux à l’utilisation du langage » qui a rassemblé plus de 9 500 inscrits.
En 2015, la structure s’est pérennisée et a poursuivi son développement avec notamment 5 nouveaux MOOCs.

Premier bilan après deux années d’expérimentation
Fort de deux années d’expérience, Inria a mené une étude sur six MOOCs diffusés sur la plateforme France Université Numérique (FUN) entre novembre 2014 et juin 2015, avec pour objectif d’améliorer la conception des prochains MOOCs et de partager ce bilan avec la communauté des concepteurs de MOOCs.

Les six MOOCs analysés s’adressaient à des publics variés, en français ou en anglais pour des durées de 5 et 7 semaines en fonction des sujets :
- Python : des fondamentaux à l'utilisation du langage
- Web sémantique et Web de données
- Bioinformatique : algorithmes et génomes
- Binaural Hearing for Robots
- Mobile Robots and Autonomous Vehicles
- Code-Based Cryptography

Le nombre d’inscrits s’échelonnait d’environ 1 000 à plus de 9 000, le MOOC Python ayant rencontré le plus de succès (9 200 personnes), sans doute en raison de la popularité du langage Python chez les informaticiens.
Le temps de travail évalué par les apprenants dépendait des MOOCs mais était majoritairement estimé à environ 2h à 3h par semaine, alors qu’il avait été initialement évalué à environ 2h par semaine par l’équipe enseignante, donc probablement sous-estimé.
La majorité des inscrits étaient originaires de France (FUN étant la plateforme du ministère français), que le MOOC soit proposé en français ou en anglais. Pour les 3 cours francophones cependant, 64 pays différents en moyenne étaient représentés, et 92 pour les MOOCs anglophones. 
Pour tous les cours, l’âge des participants se situait principalement entre 20 et 50 ans, avec cependant 3 groupes :
- les MOOCs Binaural Hearing, Mobile Robots et Code-Based Cryptography (MOOCs « recherche ») avec des participants principalement entre 21 et 25 ans ;
- le MOOC Bioinformatique avec une part importante de participants 24 et 27 ans, et un pic autour de 25 ans
- pour les MOOCs Web Sémantique et Python des âges plus répartis avec un pic entre 25 et 35 ans qui persistait mais était moins marqué.

Pour l’ensemble des MOOCs, plus de 57% des participants possédaient un diplôme de niveau Bac+5 et plus (Master, diplôme d’ingénieur, Doctorat).
Les niveaux de connaissance préalable du sujet par les répondants variaient beaucoup selon les cours. Le MOOC Bioinformatique était le seul pour lequel une majorité de répondants au questionnaire (58%) avaient suivi ou suivaient une formation en rapport avec le sujet du MOOC. Pour tous les autres cours, plus de 35% des répondants (entre 36% et 43%) disaient avoir une faible connaissance préalable du sujet.

Concernant les 4 premiers MOOCs, les principales motivations étaient :
- le plaisir ou ses besoins personnels : entre 77% et 64%
- augmenter ses opportunités professionnelles : entre 36% et 51%
- se former dans le cadre de son travail : entre 37% et 43%

- obtenir une certification : entre 18% et 25% 

Parmi les points positifs mis en avant :

- des sujets assez rarement abordés par ailleurs
- de bonnes introductions sur leurs sujets respectifs
- la courte durée des vidéos
- un dispositif techno-pédagogique innovant (les notebooks iPython) pour favoriser l’apprentissage d’un langage de programmation « à la mode »
Parmi les points d’amélioration soulevés :
- les quiz souvent critiqués, jugés trop faciles ou trop difficiles ou parfois ambigus
- le manque d’exercices pratiques ou applicatifs.
- pour les MOOCs en anglais, les problèmes de compréhension des locuteurs régulièrement mis en avant et la nécessité de proposer des sous-titres.

Une étude à retrouver dans son intégralité sur https://hal.inria.fr/hal-01251144 ou directement sur le site internet du Mooc Lab : https://mooclab.inria.fr/

Mots-clés : Bases de données relationnelles Mooc Base de données MoocLab Cours Ville intelligente Smart cities Formation

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