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Métiers d'Inria - Interview

Françoise Monfort - 23/02/2011

Stanley Durrleman : à la découverte de l’imagerie médicale

Stanley Durrleman vient de recevoir le prix Gilles Kahn pour sa thèse effectuée en co-tutelle entre l’Université de Nice et l'ENS Cachan. Ancien doctorant dans l'équipe de recherche ASCLEPIOS au sein du Centre de recherches Sophia, il est actuellement en post-doctorat à l'université d'Utah (USA). Il a débuté son parcours scientifique sans prédilection pour un domaine particulier... et découvert l’imagerie médicale. Il raconte.

Quel a été votre parcours jusqu’à la thèse ?

Après l’Ecole polytechnique, je suis entré à l’Ecole supérieure des Télécom en 2004. Dès la dernière année de DEA que j’ai effectué en parallèle à l’ENS Cachan, j’ai noué des contacts avec Alain Trouvé, professeur de mathématiques, et Nicholas Ayache, directeur de l’équipe-projet ASCLEPIOS au centre Inria Sophia Antipolis-Méditerranée. C’est avec eux que j’ai décidé de faire ma thèse "Statistical models of currents for measuring the variability of anatomical curves, surfaces and their evolution" car leur vision était complémentaire : celle d’Alain Trouvé était plutôt théorique, tandis que celle de Nicholas Ayache et Xavier Pennec, était davantage orientée vers le côté applicatif de la recherche. Leur objectif : adapter des outils pour résoudre des problèmes concrets en biologie et médecine, et les mettre à la disposition d’une communauté de spécialistes de l’analyse d’images médicales, notamment dans le domaine des neurosciences.

Que retenez-vous de votre passage à l’Inria ?

Bien que simple doctorant, j’ai beaucoup apprécié de pouvoir appréhender toutes les facettes de la recherche. C’est à dire tout ce qui est lié au travail scientifique et technique de base, mais aussi à la publication d’articles, la participation aux conférences en France et à l’étranger ainsi que la participation à des projets européens. L’atout Inria, c’est que l’on apprend aussi à "vendre" sa recherche, on est formé pour cela, ce qui n’est pas le cas partout… Cela m’a permis de fréquenter une communauté internationale et d’en devenir membre, de rencontrer mes « compétiteurs ». Le retour est immédiat : avant même d’avoir terminé ma thèse, j’avais trois propositions de post-doc aux USA, au MIT, à Johns Hopkins, ou à l’université d’Utah à Salt Lake City. J’ai opté pour cette dernière plutôt que pour un établissement plus prestigieux où je n’aurais été qu’un post-doc parmi d’autres.

Quelles sont vos perspectives professionnelles ?

Au cours de ma thèse j’ai découvert l’imagerie médicale, un secteur en pleine effervescence. Mon objectif est de poursuivre dans cette voie et de continuer à développer des outils pour les neurosciences et la biologie. Ce domaine permet à un chercheur académique d’être en lien avec des chirurgiens, des scientifiques des neurosciences. L’Inria, qui est de plus en plus impliqué dans les milieux hospitaliers tout en gardant son savoir faire méthodologique, offre ce cadre de collaboration sans être déconnecté des problèmes concrets.

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