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Damien Dechambre - 25/02/2015

Elif Koksal : « Ce qui est important pour moi c’est l’aspect interdisciplinaire des projets »

Portrait d'Elif Koksal © Inria / Photo G. Scagnelli Inria / Photo G. Scagnelli

Postdoctorante au sein de l’équipe MathNeuro, Elif Koksal présente son parcours de la Turquie au centre de recherche Inria Paris-Rocquencourt.  Elle qui s’est intéressée aux mathématiques pour comprendre le monde qui l’entoure, travaille désormais à la création de modèles appliqués aux neurosciences.

Elif, quel est votre parcours ?

J’ai obtenu un diplôme d’ingénieur à l’université de technologie d’Istanbul avant de réussir un master en électronique à l’université de Bogaziçi. A la fin de mes études, j’ai voulu faire une thèse en Europe et c’est là qu’un de mes professeurs m’a parlé du programme internships d’Inria. J’ai ainsi postulé au centre de recherche de Grenoble – Rhônes Alpes et effectué mon stage de 6 mois au sein de l’équipe Ibis. Ensuite, je suis partie en Italie, où j’ai rejoint l’institut SISSA. Après cette expérience je recherchais un poste, et la plupart des offres provenaient d’Inria. Comme mon passage à Grenoble était une bonne expérience, j’ai postulé de nouveau et j’ai rejoint l’équipe Mycenae du centre de Paris-Rocquencourt.

Plus concrètement, qu’est ce qui vous a plu chez Inria pour venir y effectuer votre thèse ?

L’environnement comme les gens sont agréables. Et j’apprécie beaucoup le côté interdisciplinaire des projets parce que l’on apprend beaucoup de choses dans  des domaines variés. Cela nous donne de nouvelles idées, nous montre des approches différentes. Et puis le thème de ma thèse est très intéressant !

Justement, dans quel domaine travaillez-vous ?

Je travaille sur des systèmes dynamiques, la vérification de théories et les problèmes de synchronisation. L’équipe Mathneuro s’intéresse plus précisément à l’élaboration de modèles mathématiques appliqués à la neuroendocrinologie et aux neurosciences. Nous essayons d’élaborer des modèles, de les analyser et de réaliser des simulations afin de mieux comprendre certains processus biologiques. Ma thèse porte sur l’élaboration d’un modèle qui décrit le rythme de sécrétion de l’hormone GnRH (hormone de libération des gonadotrophines hypophysaires) qui contrôle la fonction de reproduction. Dans ce cadre, j’essaie de prendre en compte dans le modèle théorique la complexité biologique observée lors d’expériences.

Comme vous venez de Turquie, quelles sont vos impressions sur le fait de travailler et vivre en France ?

C’est plutôt bien ! (rires) Cela fait quasiment deux ans que je suis en France et ça se passe bien. Les gens sont sympathiques, il y a toute une variété d’activités entre la culture et les loisirs. Je ne parle pas encore bien Français mais j’apprends. Et ce n’est pas un problème pour travailler chez Inria puisque l’Anglais est la langue des scientifiques. Parler Français est plus facile pour la vie sociale, mais si vous ne parlez pas la langue, vous pouvez toujours travailler ! (rires)

Que comptez-vous faire après votre thèse ?

Je voudrais continuer dans la recherche et trouver un post-doctorat. Je ne sais pas encore si je retournerai en Turquie, si je resterai en France ou si j’irai ailleurs. Mais ce serait une bonne option de rester en France pour la suite de ma carrière.

Mots-clés : Testimony PhD

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