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Isabelle Bellin - 19/06/2012

Inria relève le défi du transfert au Chili

Santiago du Chili - CC / Patrick Coe

Le CIRIC (Communication and information Research and Innovation Center ) est inauguré le 19 juin 2012 à Santiago. Créé en partenariat avec les principales universités chiliennes, le CIRIC a plusieurs objectifs: développer des activités de recherche et développement en sciences et technologies du numérique; favoriser le transfert vers les grandes entreprises et les PME et la création de start-ups pour augmenter la compétitivité du Chili; et enfin favoriser le développement économique des entreprises françaises au Chili. Rencontre avec le directeur exécutif du centre, Claude Puech.

Quelles sont les relations entre Inria et le Chili ?

Elles sont riches et s’inscrivent dans une tradition de collaboration de plus de 20 ans dans le domaine des mathématiques appliquées et de l’informatique. Beaucoup de chiliens sont venus se former en France. Ainsi, depuis 2001, un accord bilatéral avec la CONICyT a permis à 25 étudiants chiliens de mener leur doctorat ou post-doctorat dans une équipe Inria. Depuis 2002, de nombreuses équipes associées ont été montées. Elles sont aujourd’hui au nombre de neuf, dont cinq dédiées au CIRIC, sur dix en Amérique du Sud

Pourquoi structurer plus formellement les relations d’Inria avec le Chili ?

L’agence de développement économique chilienne (la CORFO) a lancé, en mars 2009, un programme ambitieux de création de centres internationaux d’excellence pour l’innovation, qui encourage des organismes étrangers à collaborer avec ses universités pour transférer leurs connaissances à l’industrie. Compte tenu de nos intérêts réciproques, nous avons structuré un projet autour de coopérations scientifiques existantes entre des chercheurs capables de bâtir ensemble un programme de  transfert. Fin 2011, notre projet a été sélectionné. Baptisé CIRIC (Communication and information Research and Innovation Center ), il est géré un peu comme un centre de recherche et de transfert multilocalisé. Trois autres centres sont retenus : sur les biotechnologies avec les instituts Fraunhofer allemands, sur l’industrie minière avec le CSIRO australien (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation ), sur les technologies de l’alimentation avec l’Université hollandaise de Wageningen.

Sur quoi porteront les recherches ?

Le CIRIC réunit des équipes projets franco-chiliens dans trois domaines de recherche : l’énergie, les ressources renouvelables et internet et les réseaux de télécommunications, dans lesquels les sciences et technologies du numérique ont un fort impact.

Comment sera assuré ce transfert ?

C’est là que se situe notre principal défi: structurer et renforcer les collaborations scientifiques entre les équipes Inria et celles des Universités chiliennes, tout en favorisant une collaboration accrue avec les industriels, qu’ils soient chiliens ou français, voire européens. C’est aussi ce qui différencie ce programme de recherche de celui des laboratoires communs en Chine (Liama), en Afrique (Lirima) ou aux Etats-Unis (JPLC), fondés sur des coopérations scientifiques. L’équipe transfert du CIRIC sera  dans un quartier d’affaires de Santiago. Elle cherchera à interagir avec les chercheurs répartis sur les campus des universités partenaires au Chili et aussi avec le réseau de la direction de transfert et innovation d’Inria en France. Elle réunira des ingénieurs et deux ou trois chargés de partenariats et de projets d’innovation, à l’image de notre organisation Inria en France, capables de dialoguer avec scientifiques, industriels, ingénieurs. Leur formation sera assurée en France par la direction du transfert et de l’innovation (DTI) qui les associera à son réseau.

Au-delà du CIRIC, pourquoi avoir créé une fondation, Inria Chile ?

En accord avec nos partenaires scientifiques chiliens, nous souhaitons aussi conforter des activités de recherche transférables à plus long terme comme les neurosciences ou des collaborations prometteuses en astronomie comme le pilotage du radiotélescope chilien Alma sur lequel travaille l’équipe In Situ, technologies qui pourraient avoir des applications dans l’industrie minière. D’où la création d’Inria Chile qui intègre le programme CIRIC mais aussi quatre autres équipes associées. Notre but est d’identifier d’autres sujets pour créer de nouvelles équipes associées qui pourraient à terme donner lieu à des transferts. Inria Chile devrait aussi servir de base de collaborations avec d’autres pays d’Amérique latine, notamment le Brésil.

Inria crée la Fondation Inria Chile et lance le CIRIC

Inria franchit une étape supplémentaire dans la collaboration franco-chilienne en installant des activités permanentes hébergées au sein d’une fondation de droit chilien. Inria Chile permettra des développer des programmes de recherche, de développement et de transfert en sciences et technologies du numérique. Elle structurera et renforcera les collaborations scientifiques entre les équipes Inria et celles des Universités chiliennes, tout en favorisant une collaboration accrue avec les industriels, qu’ils soient chiliens ou français, voire européens. Inria Chile servira également de porte d’entrée pour Inria en Amérique du Sud.

Les deux premiers programmes hébergés par Inria Chile sont le CIRIC et le partenariat ALMA- Inria. Claude Puech est directeur exécutif d’Inria Chile et du CIRIC. Le principal programme d’activités, le CIRIC, mené en collaboration avec neuf universités chiliennes (dont six sont impliquées dans la définition du programme) est géré de façon autonome par un comité de pilotage. Ses deux directions (direction scientifique et stratégique, direction des relations industrielles et du transfert) associent chiliens et français. Ses recherches ont vocation à être autofinancées au bout de 10 ans.

Mots-clés : Centre Inria Recherche et innovation Chili Claude Puech

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