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Innovation - Transfert de technologies

15/01/2010

Green Touch : vers de nouveaux réseaux de télécommunication verts

Bruno Sportisse © INRIA / Photo G. Maisonneuve  Bruno Sportisse © Inria / Photo G. Maisonneuve

Convaincu de l'importance de développer des technologies plus respectueuses de l’environnement, Inria est membre fondateur de l’initiative Green Touch lancée le lundi 11 janvier par Alcatel-Lucent et ses unités de recherche Bell Labs. Le consortium s'est donné pour objectif ambitieux de réduire par mille la consommation énergétique des réseaux télécom. D'ici cinq ans, il s'agit de mettre au point les technologies et les composants qui seront demain à la base des futurs réseaux verts.
Bruno Sportisse, directeur du transfert et de l’innovation, nous explique pourquoi Inria rejoint le consortium Green Touch aux côtés de partenaires académiques et industriels.

Proposer des technologies plus respectueuses de l’environnement, est-ce une priorité d’Inria ?

Bruno Sportisse :  Aujourd'hui, il devient nécessaire de prendre en compte les enjeux de développement durable dans la conception des TIC, en réduisant notamment leur empreinte carbone. L’optimisation de la consommation énergétique des nouvelles technologies est ainsi déterminante pour assurer le développement d’une société numérique durable,  notamment pour le futur d’Internet. Plusieurs équipes-projets Inria mènent des travaux de recherche associés à ces problématiques, telles que ASCOLA, CEPAGE, DART, MAESTRO, MASCOTTE, MESCAL, NECS, RESO, RMOD et RUNTIME. Certaines s’investissent dans des projets multipartenaires. Par exemple, MASCOTTE intervient dans le projet ANR DIMAGREEN pour la conception et la gestion de réseaux verts à basse consommation d'énergie tandis que MESCAL et RESO sont impliquées dans l’action de recherche collaborative GreenNet qui élabore des architectures logicielles économes en énergie pour des systèmes distribués à large échelle.

Quels sont les atouts d’un consortium comme Green Touch  ?

Bruno Sportisse :  Pour des projets de cette ampleur, il faut avoir une approche globale embrassant tous les aspects scientifiques et technologiques, depuis les composants physiques jusqu’aux logiciels pour la conception et la gestion du réseau. C'est en remettant à plat l'ensemble de la chaîne, en imaginant un réseau plus économe en énergie (ce pour quoi il n'est pas conçu actuellement), que les experts de Bell Labs ont identifié un potentiel de réduction de plusieurs ordres de grandeur. En rassemblant des acteurs sur l'ensemble des  technologies numériques, le consortium Green Touch permet cette approche globale.
Il est également clé d'avoir une démarche de type Open Innovation avec des expertises et des engagements conjoints des industriels et de la recherche publique. La conception des infrastructures de la société numérique nécessite une mutualisation des efforts. C'est bien la stratégie du consortium qui réunit à la fois des leaders académiques (Massachussetts Institute of Technology, Stanford University Wireless System Labs, CEA-LETI, Inria…) et industriels (Samsung, Alcatel-Lucent, AT&T, China Mobile, Samsung, Telefonica…), et qui reste ouvert à des acteurs désireux de le rejoindre.

Cette initiative conforte également notre partenariat stratégique avec Alcatel-Lucent, n’est-ce pas ?

Bruno Sportisse : Effectivement, Alcatel-Lucent est un partenaire stratégique de l'institut, avec lequel nous menons des collaborations fructueuses depuis plusieurs années. Depuis la mise en place en juillet 2008 de notre laboratoire commun dédié à l’Internet du futur et aux réseaux mobiles autonomes, nous partageons d’autres projets structurants. Alcatel-Lucent a été notamment un des moteurs du projet ICT Labs sélectionné en décembre dernier par l’EIT, Institut européen pour l'innovation et la technologie.

Mots-clés : Alcatel Lucent Réseaux Télécoms Projet DIMAGREEN Projet GREEN-NET Bruno Sportisse

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