EXMO étudie l’échange de connaissance structurée et formalisée.
La connaissance est représentée dans des langages formellement
définis. Ils peuvent aller de XML - métalangage structuré mais sans
sémantique - aux langages de représentation de connaissance - structurés,
sémantiquement définis mais spécialisés.
Le but de l’action EXMO est le développement d’outils théoriques et logiciels
pour aider à l’organisation, la manipulation, la composition et la
présentation d’éléments de connaissance structurés lors de la communication
entre humains.
Dans le processus de communication, l’ordinateur peut introduire une
plus-value à son rôle de médium et de mémoire en accomplissant des tâches
comme le formatage, le filtrage, la catégorisation, le test de consistance
ou la généralisation.
Assurer l’adéquation et l’intelligibilité de la connaissance pour les
interlocuteurs nécessite le développement d’une compréhension abstraite des
représentations et des transformations qui leur sont appliquées. Les travaux
de l’action EXMO sont focalisés sur deux aspects. L’aspect transformation
rend compte des modifications de la connaissance pendant la communication
alors que l’aspect communication concerne la préservation de l’intelligibilité
de la connaissance transformée.
Axes de recherche
L’aspect transformation a pour but d’élaborer une " théorie générale des
transformations " fondée sur les propriétés satisfaites par les
transformations plutôt que sur les transformations elles-mêmes.
Parmi ces propriétés, on trouve la préservation du contenu ou de la
structure, la traçabilité des sources ou, au contraire, la confidentialité. Dans
un premier temps, on étudie certaines familles de propriétés particulières afin
de mettre en évidence l’intérêt de l’approche :
La préservation du sens (les conséquences d’une représentation
transformée sont-elles les transformées de celles de la représentation
initiale ?) est l’un de
nos premiers sujets d’intérêt. Pour cela, nous étudions la façon dont elle se
manifeste dans les familles homogènes de langages.
Nous cherchons à exploiter conjointement les transformations, les
propriétés qu’elles satisfont ainsi que les preuves de ces
propriétés de manière à les vérifier ou les utiliser dans d’autres
preuves.
La préservation, ou non-préservation, de l’information est étudiée dans le cadre
d’une modélisation par des treillis. Cette modélisation à l’intérêt de
s’interpréter dans une logique épistémique intuitionniste qui devrait permettre
de décider les propriétés d’une transformation vis-à-vis de l’information.
Nous explorons aussi les transformations de la représentation temporelle des
documents multimédia qui permettent d’adapter un document multimédia à un
appareil précis. Le but ici est d’assurer que tous les scenarii d’exécution
du document sont préservés en dépit des transformations (cela peut consister à
garantir qu’un élément du document peut toujours être vu).
La partie communication, à plus long terme, cherche à contribuer à
l’intelligibilité de la connaissance échangée entre les interlocuteurs.
Pour cela on étudie des propriétés appelées
" sémiologiques ", c’est-à-dire qui concernent l’interprétation par un utilisateur
humain de la représentation communiquée et de sa préservation.
Les applications anticipées sont l’ingénierie des systèmes de transformation (où
le système d’information est compris comme un flux de transformations)
et le " web sémantique " (serveurs de connaissance, représentation du contenu,
transformation de représentations).