Partenariats stratégiques

Laboratoires et consortiums : favoriser les échanges scientifiques

Par sa présence et des partenariats forts à l'échelle mondiale, Inria s'est positionné comme  un acteur important dans le domaine de la recherche en informatique et mathématiques. Des collaborations privilégiées se sont créées dans des pôles de recherche et développement localisés, en partenariat avec des organismes locaux. Ouverts en mode consortium à d'autres acteurs français ou européens, des laboratoires ont ainsi vu le jour et impulsent le "modèle équipe-projet" en cohérence avec les priorités stratégiques de l'institut.

Afrique & Moyen-Orient

EuroMéditerranée 3+3 : vers davantage de coopération régionale

Le programme EuroMéditerranée 3+3 (Algérie, Espagne, France, Italie, Maroc, Tunisie) a été lancé par Inria en 2005.

Depuis le deuxième appel en 2008, le CIRAD et l'INRA ont rejoint Inria pour gérer ce programme avec le MESRS (Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique d'Algérie), le CNRST (Centre National de la Recherche Scientifique et Technique du Maroc) et le MESRST (Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique de la Tunisie).

 Pour son troisième appel en 2011, le Consortium s’est élargit avec l’entrée de 8 nouveaux partenariats institutionnels :

  • Pour l’Italie : Politechnico di Milano (POLIMI) ; Université de Cassino ; CNR ; Université de Pise ;
  • Pour l’Espagne : BCAM ; Université de Deusto ; IMDEA (Madrid Institut for Advanced Studies) ; Université de Malaga.

Des scientifiques appartenant aux différentes structures de recherche publiques ou privées des Parties proposent un projet collaboratif sur une thématique bien définie, sur la base d’appels à projets proposés par les Parties. Ces projets collaboratifs, appelés réseaux thématiques, sont ensuite sélectionnés par le Comité mixte de suivi.

Actuellement 10 réseaux thématiques sont en activité.

Le but de ce programme est triple :

  • développer les liens régionaux méditerranéens, afin d’encourager l’émergence et la consolidation d’un espace méditerranéen de collaboration scientifique au plus haut niveau dans le domaine des mathématiques appliquées et de l'informatique,
  • structurer les collaborations de recherche entre les pays européens et les pays du Maghreb et, dans le même temps, créer un cadre de recherche pour les sciences informatique et leur usage dans les sciences de la vie et de l’environnement.
  • Encourager les réseaux de compétence ainsi formés  à participer à des programmes européens et internationaux.

LIRIMA : un laboratoire commun franco-africain

Créé en novembre 2009, le laboratoire international LIRIMA est le premier du genre. Il regroupe dans des projets communs des chercheurs de 7 pays d’Afrique, du Maghreb, de France et d'autres pays européens sur le modèle des équipe-projets de l’Inria.Un responsable d’équipe africain présente avec au moins un membre d’Inria, un projet scientifique et un budget prévisionnel associé. Les projets sont évalués par un comité scientifique : ils sont définis pour une période de 1 à 4 ans.Dix équipe-projets sont opérationnelles depuis janvier 2010, impliquant de nombreux chercheurs d’Inria. Avec un très fort souhait exprimé par l’institut : que ces équipes soient tournées vers l’innovation et le transfert. La formation des jeunes doctorants en co-encadrement ou en co-tutelle reste également une priorité.

Les membres du LIRIMA

Inria, Université de Yaoundé I (Cameroun), université Gaston Berger (Sénégal), université de Ouagadougou (Burkina Faso), université d’Antananarivo (Madagascar), le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Algérie), le Centre National pour la Recherche Scientifique et Technique (Maroc) et le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Tunisie), CMAP Palaiseau, IRD, Institut de médecine de Marseille, ENS-Lyon, TIMA-Grenoble, universités Paris X, Paris V et Joseph Fournier de Grenoble, et les universités de Tours, de Metz, de Toulon et de Savoie. Parmi les partenaires étranger : l’Institut de mathématiques de Neuchâtel (Suisse), les universités du Manitoba et de New Brunswik (Canada) et l’université de Tübingen (Allemagne).

Amériques

CIRIC : création d’un Centre d’Excellence au Chili

La CORFO InnovaChile (Corporación de Fomento de la Producción), organisme d’État chilien créé en 1939 et chargé du développement et de l’aide à la création de l'industrie nationale, a lancé en mars 2009 un programme pour la création au Chili de « Centres d’Excellence internationaux pour la compétitivité ». Cet appel avait pour but d’inciter des organismes étrangers à s’installer au Chili pour y augmenter la recherche et le développement et générer des technologies de pointes. Inria, conjointement avec neuf universités chiliennes a répondu à cet appel d’offre en proposant la création d’un centre de recherche et de transfert technologique, baptisé Communication and Information Research and Innovation Center - CIRIC. Ce projet a été retenu par la CORFO InnovaChile et a débuté en 2012. Le CIRIC fonctionne autour de projets de recherche, menés conjointement par des chercheurs chiliens et français. Il associe étroitement des compétences scientifiques et une structure d’accompagnement pour le transfert de technologies et la création d’entreprises.

Les trois lignes de recherche et développement du Centre :

  • Internet et télécommunications
  • Gestion des ressources naturelles
  • Énergie hybride

États-Unis: Accroître la visibilité d’Inria en structurant les collaborations

Les États-Unis sont  une puissance dominante dans le domaine avec environ 65 milliards de dollars de dépenses de recherche et développement en STIC, public et privé confondus. Ils ont une forte capacité d’attraction de spécialistes étrangers des hautes technologies, et donnent naissance à de nombreuses start-up. « Les chercheurs se tournent naturellement vers ce pays. Le nombre de nos collaborations avec des laboratoires américains est important, mais, paradoxalement, notre visibilité y est assez faible du fait de leur grande dispersion », souligne Aurélie Azar. « Notre objectif est donc à la fois de renforcer les collaborations existantes et de leur donner une cohérence afin qu’elles soient plus visibles. Inria y gagnera en attractivité pour les doctorants et les chercheurs. »

Notre objectif est de renforcer les collaborations existantes et de leur donner une cohérence afin qu’elles soient plus visibles.

Dans ce sens, le projet Inria@SiliconValley vise à structurer ses partenariats avec les universités de Berkeley et de Stanford - parmi les 4 meilleures universités du domaine - qui totalisent à elles deux un peu plus d'une quinzaine d’équipes associées et impliquent une trentaine d’équipes-projets.Des workshops sont organisés tous les ans, en alternance entre la France et les États-Unis. Parallèlement, la DRI initie des projets sur des thématiques scientifiques essentielles pour Inria. Elle a notamment été moteur et acteur dans la création d’un laboratoire commun à l’Institut et à l’université d’Urbana Champaign en calcul haute performance (HPC) : Joint laboratory for petascale computing (JLPC). Le JLPC a pour objectif de concevoir des logiciels pour les ordinateurs de nouvelle génération comme celui du projet Blue Water. Cette collaboration très concrète se fait tout naturellement entre français et américains : expatriation, échanges réguliers d’étudiants, mission France/Etats-Unis et vice et versa, nombreuses co-publications et workshops.

Asie

Le LIAMA : un laboratoire franco-chinois pionnier

Le laboratoire franco-chinois d’informatique, automatique et mathématiques appliquées (LIAMA) a été créé en 1997 par Inria et l’Académie des sciences de Chine (CAS) ; il est hébergé par l'Institut d'Automatique de l'Académie des Sciences de Chine (CASIA) au cœur de la ‘Silicon Valley’ pékinoise. Le CNRS, le Cirad (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement), l’INRA (Institut national de recherche en agronomie) et les Ecoles Centrales ont adhéré au projet dans les années 2000. Le LIAMA s’est depuis constitué en consortium  auquel contribuent plusieurs institutions européennes et chinoises. Une centaine de chercheurs français et chinois y collaborent à des projets de recherche axés sur le logiciel, l’interprétation multimedia et l’interaction, ainsi qu’au développement de l’imagerie médicale et de la modélisation de questions environnementales. Le LIAMA offre ainsi une plateforme pour l’accueil de chercheurs et de stagiaires. Il sert également de base pour la promotion du logiciel scientifique libre Scilab en Chine.

Membres fondateurs : 

  • Académie des sciences de Chine, Institute of Automation (CASIA)
  • Université Tsinghua 
  • Inria
  • CNRS
  • CIRAD
  • INRA
  • Ecoles Centrales 

Membres associés :

  • Académie des sciences de Chine, Institute of Computing Technology 
  • Académie des sciences de Chine, Institute of Software
  • Orange Labs Beijing
  • Wageningen University, Netherlands 
  • ISI of University Medical Center Utrecht

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