Asie, Océanie & Russie

Des opportunités ambitieuses pour une recherche compétitive

© INRIA - Photo J.-M. Ramès

Les relations tissées avec les centres de recherche phares en Russie au Japon et en Australie font de longue date partie du paysage scientifique d’Inria. Qu’il s’agisse de la Chine, de Taïwan,  de la Corée, de Singapour ou de l’Inde,  les pays asiatiques connaissent en outre un fort développement économique et affichent leurs investissements dans la formation et la recherche en sciences et technologies de l’information et de la communication (STIC) comme un atout clé de leur course à la compétitivité.

Concrétiser les relations avec des pays au fort potentiel

« L’économie numérique est en plein essor en Asie », souligne Angélica Biard, responsable de la zone Asie de la direction des relations internationales (DRI). « Plus seulement du point de vue industriel mais aussi de la recherche. Le Japon et la Chine notamment se placent au 3e et 4e rang mondial pour les dépenses de R&D. C’est un continent qui pèse de plus en plus lourd et nous voulons que nos scientifiques soient familiers des étoiles montantes chinoises et indiennes ». Pour concrétiser cette vision, la DRI finance des programmes spécifiques à l’institut (Équipes Associées, Internship, etc.) ; la DRI s’implique d’autre part comme partenaire d’organismes en France et à l’étranger afin d’inscrire les collaborations de recherche sur le long terme. Inria a ainsi créé dès 1997 un laboratoire commun avec l’Académie des Sciences de Chine : le Laboratoire Franco-Chinois d’Informatique, Automatique et Mathématiques Appliquées (LIAMA). Au Japon, l’institut a signé des accords avec la Japanese Society for the Promotion of Science (JSPS) et  le National Institute of Informatics (NII) pour faciliter les mobilités de chercheurs et d’étudiants.

Inria est également associé au programme régional STIC-Asie, initié par le ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE) aux côtés du CNRS, de l’Institut Telecom, de l’IRD et des universités.

Nous voulons que nos scientifiques soient familiers des étoiles montantes chinoises et indiennes

La direction des relations internationles incite par ailleurs les jeunes chercheurs à participer aux symposium « Frontières de la Science et de l'ingénierie » (France-Taïwan et France-Japon). Ces événements annuels ont pour double objectif de favoriser les échanges transdisciplinaires entre jeunes chercheurs à haut potentiel et de promouvoir la connaissance mutuelle de l’environnement scientifique entre la France, le Japon et Taiwan. La DRI a de plus une mission prospective. Des relations institutionnelles plus étroites avec les organismes et universités clés des pays porteurs pérennisent les réseaux internationaux des chercheurs.

Renforcer le développement de collaborations sur des thématiques particulières

 « L’objectif de la DRI est maintenant d’appuyer des collaborations sur des thématiques particulières », note Angélica Biard. « Par exemple, il est intéressant de s’associer au Japon sur la recherche en robotique qui est très développée dans ce pays. La modélisation numérique est un autre thème d’intérêt à renforcer avec ces chercheurs et nous sommes partenaires sur le programme de fusion Iter […]. En 2010, le supercalculateur Tianhe situé à Tianjin est passé en première place du classement TOP500, et la Chine a aussi de grandes ambitions pour le véhicule électrique. L’Inde héberge des compétences reconnues internationalement en matière de logiciel et cherche des solutions innovantes pour couvrir les besoins de son vaste territoire. La Corée développe ses infrastructures internet haut débit...  autant d’opportunités passionnantes pour nos scientifiques. »

Le LIAMA : un laboratoire franco-chinois pionnier

Le laboratoire franco-chinois d’informatique, automatique et mathématiques appliquées (LIAMA) a été créé en 1997 par l’Inria et l’Académie des sciences de Chine (CAS) ; il est hébergé par l'Institut d'Automatique de l'Académie des Sciences de Chine (CASIA) au cœur de la ‘Silicon Valley’ pékinoise. Le CNRS, le Cirad (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement), l'INRA (Institut national de recherche en agronomie) et les Écoles Centrales ont adhéré au projet dans les années 2000. Le LIAMA s’est depuis constitué en consortium auquel contribuent plusieurs institutions européennes et chinoises. Une centaine de chercheurs français et chinois y collaborent à des projets de recherche axés sur le logiciel, l’interprétation multimedia et l’interaction, ainsi qu’au développement de l’imagerie médicale et de la modélisation de questions environnementales. Le LIAMA offre ainsi une plateforme pour l’accueil de chercheurs et de stagiaires. Il sert également de base pour la promotion du logiciel scientifique libre Scilab en Chine.

Site web du LIAMA

Laboratoire franco-russe Poncelet 

Inria a une longue histoire avec la science russe, concrétisée par la création, au début des années quatre-vingt-dix, du laboratoire Liapunov à l’université de Moscou. Depuis 2006, les échanges franco-russes dans les sciences du numérique ont pris de l’ampleur et s’organisent au sein du Laboratoire Poncelet dont l’Inria est membre associé. Ce laboratoire est une unité mixte internationale du CNRS fondée avec l'Académie des sciences de Russie, la Fondation russe pour la recherche fondamentale, l'Université indépendante de Moscou et l’Institut de recherche international sur les systèmes avancés de Moscou. Inria contribue aux côtés de ces mêmes partenaires à un appel à projet pour financer des séjours de chercheurs et étudiants entre la Russie et la France.

Retrouvez l'appel à projets Inria-Russie.

Programme STIC-Asie pour initier des collaborations régionales

Prenant en compte le dynamisme du secteur des sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC) en Asie, ainsi que les cibles privilégiées que constituent désormais la Chine et l'Inde pour le processus de délocalisation des activités R&D des multinationales en la matière, le ministère des Affaires étrangères a mis en œuvre le programme STIC-Asie en 2003. L’Inria participe à ce programme aux côtés du CNRS et ses instituts, du CEA, de l’Institut Télécom et de l’IRD et du MESR. STIC-Asie a pour objectif principal de renforcer, sur la base du bénéfice mutuel, des collaborations de haut niveau avec les pays asiatiques émergents et développés, ainsi que de contribuer à l'intégration des pays les moins avancés de la zone dans la société de l'information. Il vise des projets de recherche fondamentale et appliquée, ayant une dimension potentielle de transfert et d’innovation technologiques, à vocation régionale entre la France et au moins deux pays asiatiques partenaires.

Retrouvez l’appel à projets STIC-ASIE.

Pays éligibles au programme STIC-Asie :

Birmanie, Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam, Chine, Japon, Corée, Taïwan, Inde, Pakistan.

Mots-clés : Asie Partenariats Projet IIT Rajasthan STIC-ASIE Programme Ayame Laboratoire Poncelet LIAMA

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