Métiers d'Inria - Interview

9/08/2010

Claire Mouton, ingénieure jeune diplômée

Claire Mouton

Claire Mouton a passé deux ans au centre de recherche Inria Paris - Rocquencourt. Intégrée à l’équipe de recherche CLIME, elle a été chargée de la conception et du développement de Verdandi, un logiciel généraliste utilisé notamment pour évaluer la qualité de l’air et les courants marins.

Quel était votre parcours avant d’arriver à l’Institut ?

Claire Mouton : J’ai obtenu un diplôme d’ingénieur à l’issue d’une année de spécialisation à l’ENSIMAG (Ecole Nationale Supérieure d’Informatique et de Mathématiques de Grenoble). J’avais auparavant suivi des cours dans une autre école d’ingénieurs spécialisée dans la papeterie et l’imprimerie.

Comment décririez-vous votre expérience dans une équipe de recherche ?

Claire Mouton : C’était une très bonne expérience. J’ai tout de suite eu une grande autonomie. J’ai facilement pu faire appel aux chercheurs pour valider mes choix. L’outil que j’ai développé m’a également permis d’aborder de multiples thématiques. J’ai donc pu collaborer avec des équipes Inria de Rocquencourt et de Grenoble. J’ai travaillé par exemple sur la qualité de l’air avec l’équipe CLIME et sur l’océanographie avec l’équipe MOISE de Grenoble. C'est très valorisant de partager son expertise avec la communauté des développeurs d'Inria ! Et je suis fière d’avoir pu interagir avec des chercheurs internationaux. J'ai eu l'occasion de présenter mes travaux lors d'une conférence à des chercheurs venus de Russie. Et j'ai surtout compris la portée de nos travaux en découvrant que des résultats de mon équipe étaient utilisés par l’institut national de météorologie chilien afin de prédire les pics de pollution. J'ai enfin travaillé avec un auteur de logiciel en Allemagne. Notre collaboration aboutira prochainement à la sortie d'une version majeure de son logiciel !

En quoi votre passage à l’Inria a-t-il influencé votre trajectoire professionnelle ?

Claire Mouton : Ce passage m’a permis d’acquérir la connaissance de nouveaux outils et d’expérimenter le travail en équipe, chose que je n’avais pas expérimentée en école d’ingénieurs. Et puis, j’ai appris à penser à long terme : lorsque l’on conçoit ou que l’on développe un logiciel, il faut ensuite qu’il puisse être réutilisé et en assurer facilement la maintenance.

Qu’avez-vous  retiré de cette expérience dans la recherche ?

Claire Mouton : Evoluer dans un contexte scientifique a tout à fait satisfait ma curiosité ! J’ai appris que travailler au sein d’une équipe de recherche est une véritable formation au quotidien ! Lorsqu’on a le temps d’apprendre et d’approfondir, l’acquisition de bonnes pratiques est aussi très appréciable. Certaines formations comme celles proposées par le service d’expérimentation et de développement (SED) m’ont permis de découvrir de nouveaux outils. Cette expérience s’est donc entièrement inscrite dans le prolongement de ma formation initiale. J’ai eu aussi la chance d’être encadrée par un chercheur passionné d’informatique et du développement. Il m’a transmis ses bonnes pratiques et m’a fait partager son savoir-faire et son expérience.

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