Programmes européens

Inria, une ambition européenne

De nombreuses équipes-projets Inria participent au 7e PCRD européen. Elles sont impliquées dans une centaine de projets dont une soixantaine sur le thème des technologies de l’information et de la communication. Ces équipes collaborent avec de très nombreux partenaires académiques et industriels. Inria est coordinateur scientifique de huit projets européens.Présentation de ces programmes aux enjeux scientifiques et politiques majeurs pour l'Europe de la recherche.

CONTRAIL : des ressources informatiques à votre service 

Avec le cloud computing, né en 2007, les entreprises peuvent, au gré de leurs besoins de stockage de données ou de calcul, louer leurs propres ressources informatiques ou à l’inverse les compléter auprès d’autres entreprises. Le projet Contrail, lancé en octobre 2010 pour 3 ans, a pour objectif de rendre transparente cette gestion de ressources virtuelles à la demande.

Les chercheurs exploitent les résultats d’un précédent projet européen (XtreemOS). Ils conçoivent un logiciel open source facile à programmer qui permet de gérer les ressources avec une grande flexibilité, mais aussi de fédérer plusieurs clouds pour les voir comme une seule plateforme. Plusieurs domaines d’applications sont étudiés comme des services grand public ou du calcul intensif.

HUMAVIPS : des robots sociaux

Localiser et identifier une ou plusieurs personnes parmi une foule bruyante, en présence d'une musique de fond. Une tâche accessible à la plupart d’entre nous, mais encore hors de portée pour un robot. C’est l'un des objectifs du projet Humavips, initié en février 2010 pour 3 ans.

A l'aide de 2 caméras et de 2 micros, les chercheurs veulent implanter dans leurs robots humanoïdes une technologie de comportement intelligent basée sur la reconnaissance visuelle et auditive. Grâce à des techniques de traitement d’images et de sons, couplées à des méthodes d’apprentissage statistique, ils veulent démontrer qu’un robot humanoïde peut interagir naturellement avec un groupe de personnes : capter des informations sur son environnement, les interpréter et agir.

Radu Horaud

Pour Radu Horaud, « Monter une collaboration européenne, c'est d’abord l’assurance d’une certaine notoriété. Plusieurs pays sont impliqués : 4 équipes universitaires de France, de République Tchèque, de Suisse et d'Allemagne dans notre cas, ainsi qu’un industriel français. Les institutions, les gouvernements et les entreprises suivent attentivement l’avancement des projets. Leur évaluation est ensuite assurée par des scientifiques hors Europe, ce qui donne une dimension internationale à ce type de projets. Un projet européen est également l’occasion de travailler avec des équipes diverses, les meilleures de chaque domaine, et d’échanger des étudiants (doctorants, post-doctorants). Les liens entre les équipes sont renforcés. Cette synergie continue en général bien au-delà de la vie du projet. »

FEEDNETBACK : contrôler avec des réseaux de capteurs sans fil

Piloter ou contrôler de façon automatique le fonctionnement d’un bâtiment, le trafic routier ou des zones à risques comme les centrales nucléaires. C’est désormais envisageable grâce aux derniers capteurs sans fil qui peuvent être mis en réseau et communiquer, calculer et contrôler à grande échelle.

Ces capteurs posent néanmoins de nouveaux problèmes liés à leur petite taille et à la communication sans fil. La boucle de contrôle doit être repensée pour exploiter au mieux leurs capacités et concevoir des systèmes robustes de pilotage automatique. C’est l’objectif du projet Feednetback initié en septembre 2008 pour 3 ans. Il réunit des équipes de recherche, des organismes qui fournissent des cas d’étude et des partenaires pour diffuser les résultats.

HITCH : pouvoir échanger les données électroniques de santé

La complexité des données électroniques utilisées dans le domaine de la santé (analyses, images radio, IRM, etc.) et des systèmes qui les traitent est sans cesse croissante. Pour la sécurité du patient, ces informations doivent pouvoir être échangées entre les différents professionnels de santé, dans toute l’Europe.

Le projet Hitch développe une feuille de route pour harmoniser les systèmes électroniques d'information de santé et assurer l'interopérabilité des différentes données des patients à travers l'Europe. Dans un souci de fiabilité, ces recommandations sont testées à partir de véritables données médicales et de vrais systèmes électroniques de santé. Le projet, initié en février 2010 pour 1 an et demi, est piloté pour Inria et regroupe les grands acteurs européens de la santé (IHE Europe, EuroRec, MedCom).

GEONET : quand les voitures communiquent

Prévenir instantanément un véhicule que celui qui le précède a donné un violent coup de frein, alerter les véhicules qui suivent, renseigner sur le trafic ou les places libres dans un parking. Dans l’espoir de réduire les accidents de la route, les véhicules pourront bientôt communiquer ces informations entre eux et avec l’infrastructure routière.

Le projet Geonet, initié en février 2008 pour 2 ans, a pour objectif de combiner les solutions actuelles de réseau de géolocalisation avec le plus récent protocole de communication sur Internet (IPv6) pour créer cette architecture de communication unique et transparente. Un standard devrait être proposé, testé sur deux prototypes.

CONNECT : s’adapter à l’hétérogénéité des équipements

Une variété d’équipements comme les ordinateurs, les téléphones portables et les capteurs sans fil peuvent être interconnectés en réseaux pour des usages personnels ou professionnels. Jusque là, l’hétérogénéité de ces systèmes était gérée dans la couche logicielle intergicielle où s’échangent les informations entre diverses applications. Une solution inadaptée au déploiement explosif de ces réseaux.

Le projet Connect, initié en février 2009 pour 3 ans et demi, développe une approche révolutionnaire : une solution logicielle qui permettrait de générer à la demande le protocole d’interaction approprié aux systèmes qui doivent communiquer.

FOX : une solide théorie pour XML

Les utilisateurs d’Internet ne se limitent pas à visualiser les pages. Ils participent à des forums de discussion, à des réseaux sociaux, mettent des vidéos en ligne, connectent leurs équipements numériques, etc. La flexibilité et la dynamique d’Internet dépendent de la communication entre les différents sites web. XML est l’exemple le plus connu des langages de communication. Développé dès 1998, il doit être ajusté aux besoins actuels.

C’est le but du projet Fox, initié en mai 2009 pour 3 ans. Il renforcera les bases théoriques de XML et plus généralement des standards de communication du World Wide Web Consortium (W3C).

SMALL : un traitement du signal optimisé

Quel est le point commun entre le multimédia, l'audio, l'astronomie et l'imagerie médicale ? Toutes ces applications utilisent des signaux (des images, des vidéos, de l’audio) qui doivent être compressés pour faire face à la quantité et à la taille croissante des données à traiter.

L’objectif du projet Small, initié en février 2009 pour 3 ans, est de développer des modèles de représentation de signaux (de nouveaux algorithmes de traitement) utilisant très peu de paramètres. Ce que les mathématiciens appellent une représentation parcimonieuse. Un signal très bruité peut ainsi être restitué en éliminant les parasites et l'acquisition peut aussi être faite sous une forme à la fois minimale et signifiante.

Mots-clés : IPv6 Géolocalisation XML W3C EIT ICT Labs Europe Traitement du signal Capteurs sans fil Robots sociaux Cloud computing PCRD

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