Portrait
Nicolas Marie : Vers un web social sémantique
Nicolas Marie
Nicolas Marie est en début de deuxième année de thèse dans le cadre d’une convention Cifre avec Alcatel-Lucent Bell Labs et l’équipe Edelweiss, spécialisée dans le web sémantique, à Inria Sophia Antipolis - Méditerranée. Objectif : inventer les services de demain pour les réseaux sociaux en s’appuyant sur les technologies sémantiques. Interview.
Quel est votre sujet de recherche ?
Nicolas Marie : Mon objectif est d’explorer la possibilité de développer de nouveaux services à partir des nouvelles données fournies par des réseaux sociaux comme Facebook. Ces données sur les liens sociaux établis dans le réseau sont aujourd’hui disponibles sous forme de graphes RDF, un format qui permet de les exploiter avec les outils du web sémantique sur lesquels travaillent les chercheurs de l’équipe Edelweiss. Notre démarche consiste à détecter et représenter le « contexte » de l’utilisateur (où il est, les contenus auxquels il s’intéresse, etc.) afin de faire des recommandations de contenus plus pertinentes et adaptées à son activité présente (recommandations contextuelles à la volée). Pour cela nous développons un algorithme d’activation-propagation sémantique sur les graphes typés de ces applications et données sociales ; graphes qui sont particulièrement grands, hétérogènes et dynamiques.
Qu’est-ce qui vous a conduit à choisir ce sujet?
Nicolas Marie : Je suis très intéressé par tout ce qui est prospectif et aussi par l’approche multidisciplinaire, combinant l’informatique, les mathématiques et les sciences humaines, essentielle dans ce type de recherche et que j’avais déjà expérimentée au cours de mon master recherche et professionnel à l’Université de Technologie de Troyes. Ce master ambitionne de gérer les connaissances et les communautés au sein des organisations et d'appréhender les infrastructures logicielles et réseaux de plus en plus innovantes. En effet, quand on s’intéresse au web social et que l’on fait du service à l’utilisateur, il faut créer des systèmes qui répondent à un besoin et trouver les bons leviers pour qu’ils soient utilisés, ce qui suppose de prendre en compte la dimension sociale. L’équipe Edelweiss compte un psychologue et les équipes d’Alcatel des designers, des ergonomes, des sociologues et des psychologues. Je ne me serais pas vu dans un laboratoire purement informatique ! C’est pourquoi l’annonce passée par l’Inria et Alcatel-Lucent Bell-Lab pour une thèse sur le sujet m’a tout de suite emballé.
Quel est pour vous l’avantage de faire une thèse Cifre ?
Nicolas Marie : Un des intérêts est d’être en contact avec des équipes proches du terrain et de garder ainsi les portes ouvertes autant sur le milieu académique qu’industriel. Car je ne sais pas encore si j’opterai pour une voie académique ou industrielle... Pour l’instant, je recueille les expériences de ceux qui viennent de passer leur thèse et intègrent des start-up ou entament un post-doctorat. Une chose positive : je constate qu’ils ont tous trouvé facilement du travail et des postes intéressants !
Mots-clés : Web social CIFRE Alcatel-Lucent-Bell-Lab Web sémantique Réseaux sociaux EPI Edelweiss Inria Sophia Antipolis - Méditerranée
Dispositif CIFRE
Les conventions industrielles de formation par la recherche (CIFRE) subventionnent les entreprises qui embauchent un étudiant pendant 3 ans pour réaliser une thèse dans un projet de recherche effectué en collaboration avec un laboratoire public. Créé pour favoriser le développement de la recherche partenariale public-privé, 12 000 doctorants en ont bénéficié depuis sa création il y a une trentaine d’années. Les bourses Cifres sont attribuées par l’Association Nationale de la Recherche et de la Technologie (ANRT) et financées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, qui dans ce cadre participe pour moitié au salaire du doctorant.
Inria
Inria Channel
En savoir plus
Télécharger