http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/(view_mode)/rss fr Les actualités d'Inria Nancy - Grand-Est Retrouvez toutes les actualités du centre de recherche Inria Nancy - Grand-Est Mon, 03 Dec 2012 00:30:18 +0100 L'équipe Caramel lauréate du Prix "La Recherche" 2012 http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/la-cryptographie-a-l-honneur ]]> <p>Le cassage de la clé RSA 768 en 2010 ; un jalon pour cette équipe de recherche méritante qui obtient de très beaux résultats.</p> <p>&quot;La Recherche&quot; a attribué ce prix pour le cassage de la clé RSA 768 en 2010, mais ce prix pourrait aussi être obtenu pour le récent très beau résultat réalisé en 2012 : le cassage de la clé RSA 704.</p> <p>En effet, après avoir réussi ce très beau challenge en 2010, l'équipe Caramel poursuit ces travaux en s'attaquant, entre autre, au nombre RSA 704. Une compétition de factorisation est lancée autour de ces nombres RSA, cette compétition met en concurrence des équipes de recherche internationale. </p> <p>RSA 704 est&nbsp;un grand nombre semi-premier, il a une longueur de 212 chiffres décimaux&nbsp;et n'avait pas encore été factorisé jusqu'alors. L'équipe Caramel a remporté une fois de plus le challenge et a gagné un prix d'une valeur de 30 000 $,&nbsp;offert&nbsp;par RSA Security.</p> <pre>RSA-704 = 7403756347956171282804679609742957314259318888923128908493623263897276503402826627689199641962511784399589</pre><pre>4330502127585370118968098286733173273108930900552505116877063299072396380786710086096962537934650563796359</pre><pre>RSA-704 = 9091213529597818878440658302600437485892608310328358720428512168960411528640933367824950788367956756806141 &amp;nbsp;</pre><pre>× 8143859259110045265727809126284429335877899002167627883200914172429324360133004116702003240828777970252499</pre> La simulation numérique pour la santé, de la cellule à l'humain virtuel http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/rencontre-inria-industrie-sante-et-simulation-numerique ]]> <p>Inria organise, en partenariat avec le cluster français Alsace Biovalley et l'Institut hospitalo-universitaire de Strasbourg,&nbsp;une journée de rencontres autour de la simulation numérique pour la santé.&nbsp;</p> <p>Mercredi 21 novembre prochain aura lieu la prochaine Rencontre Inria Industrie. Cette journée ponctuée d'exposés, de démonstrations d'équipes de recherches et d'intervenants reconnus du domaine, permettra de donner un aperçu des différentes innovations et applications en cours ou potentielles.</p> La flotille de robots Cartomatic remporte le défi Carotte 2012 http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/l-equipe-maia-remporte-un-defi-robotique ]]> <p>Cinq équipes participaient au défi Carotte (CArtographie par ROboT d'un &nbsp;TErritoire) lancé en 2010 et dont la troisième et dernière épreuve se déroulait du 4 au 8 juin 2012 à Bourges. Le projet Cartomatic, réunissant des chercheurs d’Angers et de Nancy, a remporté le défi.</p> <p>Entretien avec François Charpillet, responsable de l’équipe-projet Maia.</p> <p><strong>En quoi consiste le défi&nbsp;Carotte ?</strong></p> <p>Le Défi Carotte est un projet scientifique initié par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et la Direction générale de l’armement (DGA). Son objectif consistait à développer<strong>&nbsp;</strong>un système robotisé autonome capable de fournir<strong>&nbsp;</strong>une cartographie 2D et 3D, accompagnée d'annotations sémantiques, d’un espace inconnu.<strong>&nbsp;</strong>Les cinq équipes sélectionnées pour ce projet ont travaillé pendant trois ans. &nbsp;Chaque, année l’ensemble des équipes se sont réunies à Bourges afin de présenter et confronter leurs résultats à l’occasion d’une épreuve organisée par la DGA. Les trois épreuves se sont déroulées &nbsp;dans un environnement de type appartement de 120m2.</p> <p><strong>Quelle solution avez-vous adopté?</strong></p> <p>Notre équipe étant spécialisée dans les systèmes multi-agents, &nbsp;nous avons opté pour une plateforme robotique comportant cinq robots. Notre objectif était de faire la démonstration de la supériorité de plusieurs «&nbsp;petits robots&nbsp;» simples par rapport à un robot sophistiqué. Nos robots, des MiniRex (mini robot d’exploration), ont été conçus et fabriqués par les chercheurs du Laboratoire d’ingénierie des systèmes automatisés de l’université d’Angers. &nbsp;</p> <p><strong>Quelle singularité, votre système a t il présenté pour lui permettre de remporter le défi?</strong></p> <p>Sans aucun doute, la fiabilité offerte par l’utilisation d’une flottille de robots a permis de distinguer notre projet. Cette solution nous avait pénalisé les années précédentes car il fallait résoudre des problèmes complexes de coordination entre les robots. Par exemple, lorsque plusieurs robots tentaient de passer une même porte ensemble ils se gênaient et ne pouvaient entrer dans la pièce&nbsp;! Ces problèmes de coordination ayant été résolus, le système s’est avéré plus rapide et efficace pour cartographier l’ensemble de l’environnement. Les informations sont également plus précises les perceptions des différents robots étant partagées. Au final, le système s’est révélé plus fiable que celui des autres équipes&nbsp;: ainsi, si un robot est défaillant que ce soit en raison d’une panne ou d’une difficulté, les autres robots sont prévenus et se réorganisent pour achever la mission en toute sécurité</p> <p><strong>Quel intérêt ce type de défi présente-t-il&nbsp;pour vous ?</strong></p> <p>Cette démarche est assez différente de nos recherches habituelles. D’ordinaire, on se focalise sur un problème précis, que l’on étudie scientifiquement en profondeur. Ici, l’effort a davantage porté sur l’intégration de différentes méthodes et techniques et l’expérimentation&nbsp; d’un système conçu de A à Z. Cette démarche est très intéressante car elle invite à &nbsp;réunir efficacement science et technologie.</p> <p>Au-delà de l’aspect scientifique, j’ai beaucoup apprécié l’émulation que ce projet a suscitée au sein de l’équipe mais aussi les nombreux échanges que nous avons pu avoir avec les autres équipes concurrentes. Une fois par an, pendant une semaine, les expériences sont partagées. C’est très instructif et fructueux en même temps.</p> <p><strong>Quelles applications pourraient découler aujourd’hui de ces travaux ?</strong></p> <p>Les pistes sont réelles. De grands groupes s’intéressent aux technologies de cartographie en vue de réaliser des services de localisation pour des espaces intérieurs, ou pour offrir la possibilité de se promener de façon virtuelle dans des centres commerciaux, des musées, etc. La DGA s’intéresse de son côté à cette question pour l’exploration de terrains dangereux. On pourrait aussi imaginer utiliser cette technologie pour d’autres applications encore : explorer des ruines après un séisme par exemple. A plus long terme, on pourrait concevoir des robots pour assurer des tâches logistiques dans les hôpitaux. Des robots «&nbsp;compagnons&nbsp;» pourraient &nbsp;améliorer l’autonomie des personnes âgées ou handicapées à domicile, en leur prodiguant des services.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <p>&nbsp;<strong>Le jour J</strong></p> <p>Carotte est un projet ANR conçu en partenariat avec la DGA. Comme tout projet scientifique, il se déroule sur 3 ans. Une singularité&nbsp; le caractérise : les résultats doivent être présentés tous les ans, expérimentalement à Bourges au sein d’un espace dédié aménagé pour l’occasion par la DGA. L’expérimentation dure une semaine, pendant laquelle une arène est réservée aux tests libres pratiqués par les équipes en fonction des informations délivrées aux participants. Le premier jour est dédié à l’installation des stands, la présentation des équipes et du défi ainsi qu’à la vérification de la conformité des systèmes robotisés. Le second jour est dévolu à l’étude des objets qui devront être reconnus et aux tests libres. Le troisième jour est dédié à une épreuve scientifique, consistant pour les candidats à présenter au jury les caractéristiques de leur système robotique. Le quatrième jour concerne une épreuve blanche, déterminant l’ordre de passage pour l’épreuve finale qui se déroule le cinquième jour.</p> </div> </div> Les techniques de reconnaissance vocale permettront-elles un jour de donner une empreinte vocale ? http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/l-empreinte-vocale-realite-ou-fiction ]]> <p>On cherche depuis longtemps à confondre ou disculper des accusés via l’enregistrement de leur voix. Malgré les progrès considérables en modélisation de la parole, on est néanmoins très loin de pouvoir identifier avec certitude des voix. Yves Laprie, responsable de l’équipe-projet &nbsp;Parole (Inria Nancy - Grand Est) fait le point sur les techniques de reconnaissance vocale, leurs utilisations et les recherches de son équipe.&nbsp;</p> <a name="eztoc561280_1" id="eztoc561280_1" class="anchor"></a><h3>Où en est-on en matière de reconnaissance vocale?</h3><p>Le principal domaine d’application concerne la reconnaissance automatique de la parole. Les premiers systèmes datent de la fin des années 1970. C’est aussi à cette époque que les recherches se sont multipliées. Une des premières applications concerne la dictée, toujours très utilisée dans certaines professions. Mais c’est l’application la plus récente qui est la plus célèbre : il s’agit du système Siri qui permet aux iPhone de répondre à des questions formulées à haute voix. Preuve que les techniques de reconnaissance automatique de la parole ont considérablement progressé en 40 ans, même si c’est encore loin d’être parfait. Parallèlement, les recherches sur l’identification de la voix ont aussi bien avancé mais le taux d’erreur reste de l’ordre de quelques pourcents dans le meilleur des cas, inacceptable notamment en matière judiciaire (voir encadré).</p> <a name="eztoc561280_2" id="eztoc561280_2" class="anchor"></a><h3>Comment modélise-t-on la parole&nbsp;?</h3><p>Principalement par modélisation statistique à partir d’une base de données de parole, une technique postulée au début des années 1980. En pratique, on enregistre maintenant plusieurs milliers d’heures de parole de centaines voire de milliers de locuteurs dans une langue, à la radio ou au téléphone. Cette énorme base de données est annotée, c'est-à-dire transcrite dans la langue étudiée, par exemple en français. On utilise ensuite un système de reconnaissance de la parole pour la découper en sons afin de réaliser un nouvel apprentissage, de meilleure qualité. Chaque son est représenté sous la forme d’un automate caractérisé par la probabilité d’un état en fonction des états précédents et la &nbsp;probabilité d’émission d’un vecteur acoustique, sorte d’image acoustique de 20 à 30 millisecondes de signal sonore. Grâce aux capacités de stockage et à la puissance des ordinateurs qui ont démultiplié les possibilités de traitement numérique, ces approches statistiques sont de plus en plus correctes.</p> <a name="eztoc561280_3" id="eztoc561280_3" class="anchor"></a><h3>De telles modélisations sont-elles utilisables pour identifier une voix&nbsp;?</h3><p>Absolument pas. Comme on le voit la qualité de la base de données conditionne très fortement les résultats. Dès que les conditions de prise de son s’éloignent de celles utilisées pour enregistrer la base de données, les résultats se dégradent très fortement.&nbsp; Par exemple le système Siri a été paramétré sur des voix enregistrées par téléphone, proches des conditions d’utilisation de l’application. Un enregistrement d’aujourd’hui comparé à de vieux enregistrements serait donc inexploitable. Qui plus est, ces techniques sont inutilisables avec de courts enregistrements. D’ailleurs, de nombreuses campagnes&nbsp; d’évaluation ont été menées depuis les années 1990 pour utiliser la voix comme information biométrique, au même titre que l’empreinte digitale ou l’iris&nbsp;: elles se sont toutes soldées par un échec. Alors même que le locuteur était coopératif.</p> <a name="eztoc561280_4" id="eztoc561280_4" class="anchor"></a><h3>D’autres techniques permettront-elles un jour de définir une empreinte vocale, unique&nbsp;?</h3><p>Peut-être mais sans doute plutôt avec une autre technique - la modélisation physique de la parole - et probablement pas avant 10 ou 20 ans. Cette technique, basée sur la modélisation géométrique du conduit vocal en trois dimensions (mesuré par exemple par Imagerie par résonnance magnétique (IRM)) couplé à un modèle biomécanique de la langue, est de plus en plus étudiée. Elle permettrait peut-être d’identifier les particularités d’articulation et de prononciation de chacun, en tirant parti des puissances de calcul désormais disponibles. Mais beaucoup de difficultés restent à résoudre notamment quant à la pertinence des données du conduit vocal à retenir et à la complexité des algorithmes de biomécanique</p> <a name="eztoc561280_5" id="eztoc561280_5" class="anchor"></a><h3>Sur quoi travaille l’équipe Parole&nbsp;?</h3><p>Sur la reconnaissance de la parole et la traduction, par exemple pour l’apprentissage des langues en identifiant avec des modèles statistiques les problèmes de prononciation et d’intonation de personnes qui ne s’expriment pas dans leur langue maternelle. Nous travaillons aussi sur la traduction automatique à partir de bases de données et de modèles de langage. Ou encore sur la transcription de journaux diffusés sur la radio ou la TV, une technique efficace pour archiver et rechercher des documents, y compris à partir de noms propres. Une partie de l’équipe travaille par ailleurs sur «&nbsp;l’inversion acoustique-articulatoire&nbsp;»&nbsp;pour chercher à retrouver la forme du conduit vocal et de l’articulation d’un locuteur à partir de son enregistrement. Une solution dans l’apprentissage des langues pour montrer à l’élève comment articuler pour prononcer le son recherché ou en couplant cette synthèse vocale avec une image synchrone du visage pour avoir des systèmes plus réalistes.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc561280_6" id="eztoc561280_6" class="anchor"></a><h3>Identifier la voix du corbeau&nbsp;?</h3><p>28 ans après l’assassinat du petit Grégory, une nouvelle expertise basée sur la reconnaissance vocale a été récemment ordonnée. Les enregistrements des voix du corbeau et celles des différents protagonistes de l'affaire telles qu'elles ont été recueillies par les journalistes de l'époque à la radio ou à la télévision, seraient comparées. Les gendarmes de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) considèrent que «<em>&nbsp;que l'expertise peut être tentée malgré les difficultés de faisabilité&nbsp;</em>».&nbsp; L'IRCGN aurait fait savoir que cela pouvait donner des résultats exploitables, selon l’avocat des parents Villemin, maître Thierry Moser. «&nbsp;<em>Cela me parait hautement improbable, rétorque Yves Laprie. Les techniques de reconnaissance vocale, même si elles ont beaucoup progressé, manquent toujours de fiabilité. Et compte tenu de la mauvaise qualité de ces vieux&nbsp; enregistrements, de l’impossibilité de réenregistrer les protagonistes encore vivants à l’identique notamment à cause du&nbsp; vieillissement, une telle identification est encore plus douteuse. Pour l’heure, de telles expertises ne me paraissent pas raisonnables dans un contexte judiciaire</em>&nbsp;» conclue-t-il.</p> </div> </div> Sylvain Petitjean est nommé Directeur du Centre de Recherche Inria Nancy – Grand Est http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/sylvain-petitjean-nouveau-directeur ]]> <p>Michel Cosnard, Président-directeur général d'Inria, nomme Sylvain Petitjean, directeur du centre de recherche Inria Nancy - Grand Est.</p> <p> Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Mines de Nancy et docteur en informatique, Sylvain Petitjean a débuté sa carrière au CNRS en 1995 en tant que chargé de recherche. Directeur de recherche Inria depuis 2007, responsable permanent de l’équipe-projet Vegas, c'est un spécialiste de géométrie des courbes et surfaces et de calcul géométrique et algébrique. Il est l'auteur de contributions reconnues internationalement dans son domaine de recherche.<br /> Au fil des années, il s'est progressivement investi dans des fonctions d'animation de la recherche et de management. Il fait ainsi partie de l'équipe de direction du centre Inria Nancy - Grand Est depuis 2008 et en est devenu le délégué scientifique, supervisant l'évolution et la création de nouvelles équipes, en 2009.</p> <p>Sylvain Petitjean assurera la fonction de directeur dans l'attente du recrutement du futur directeur.</p> Sylvain Lefebvre : lauréat ERC junior avec ShapeForge, un projet qui a du style http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/sylvain-lefebvre-shapeforge-un-projet-qui-a-du-style ]]> <p>Sylvain Lefebvre fait partie des quatre candidats Inria sélectionnés dans la catégorie jeune chercheur de l'appel à projet européen ERC 2012. Son projet, baptisé ShapeForge, doit permettre de fabriquer, au sens propre, des objets ou des meubles de la vie courante à partir d’exemples, en s’inspirant de leur style.</p> <a name="eztoc538427_1" id="eztoc538427_1" class="anchor"></a><h3>Vous êtes un passionné de synthèse d’images. Que cherchez-vous dans ces mondes virtuels&nbsp;?</h3><p>J’ai toujours été fasciné par l’idée de participer à la fabrication du monde qui m’entoure, de construire des mondes virtuels, de les explorer de manière interactive. Créer des &nbsp;jeux vidéo était mon hobby avant que cela n’inspire mon travail de recherche. Mon objectif a toujours été de concevoir ces mondes aussi facilement que possible, tout en produisant des images riches en détails. Jusqu’en 2010 quand j’ai rejoint l’équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/alice" target="_self">Alice</a>&nbsp;à Nancy, j’améliorais les textures utilisées dans les images de synthèse&nbsp;: ces images qui donnent l’illusion des différents matériaux des objets, par exemple du bois ou du marbre. Plus précisément, depuis ma thèse à Inria Grenoble, au cours de mon post-doctorat chez Microsoft Research aux Etats-Unis, puis dans le cadre de l’équipe <a href="/domaines/perception-cognition-interaction/interaction-et-visualisation/reves" target="_self">Reves</a>&nbsp;de Sophia-Antipolis, nous développions des méthodes de «&nbsp;synthèse de textures à partir d’exemples ».</p> <a name="eztoc538427_2" id="eztoc538427_2" class="anchor"></a><h3>De quoi s’agit-il&nbsp;?</h3><p>Au lieu de proposer des outils pour peindre des textures, ces méthodes tirent parti d’algorithmes capables de générer des textures qui ressemblent à un échantillon donné, et de les reproduire à grande échelle. J’ai d’abord travaillé sur des textures stochastiques, comme le sont la plupart des matériaux à imiter. Depuis 2009, je me suis intéressé aux textures structurées, telles que les façades d’immeubles avec des agencements répétitifs de fenêtres, les portes avec leur dessin spécifique, les grilles de ferronnerie, etc. Ces textures, produites par les artistes des studios graphiques à partir de photos retouchées demandent des heures de travail répétitif, pour concevoir des villes entières en adaptant échelles des façades, formes des portes... Notre algorithme est capable de générer ces différentes versions à partir d’un seul exemple. Il donne déjà de bons résultats.</p> <a name="eztoc538427_3" id="eztoc538427_3" class="anchor"></a><h3>Comment êtes-vous passé de la texture à la géométrie&nbsp;?</h3><p>L’idée est simple&nbsp;: la géométrie est par définition structurée, comme les textures sur lesquelles je travaillais. De la même façon que nous reproduisions différentes textures structurées à partir d’exemples, j’ai eu l’idée de reproduire différentes géométries d’objets&nbsp;: un banc de style Louis XV à partir d’une chaise Louis XV. Avec cette synthèse d’objets à partir d’exemple, on peut s’inspirer de tout type d’objets de la vie courante, que ce soient des meubles, de la vaisselle ou même des escaliers, des rambardes… On pourra bien sûr utiliser ces méthodes de conception dans les jeux vidéo. Mais mon projet ERC est plus ambitieux. Partant du constat que les imprimantes 3D, qui se démocratisent, permettent à tout un chacun de fabriquer des objets très simplement, je veux concevoir les méthodes algorithmiques pour créer automatiquement de nouveaux objets respectant un style. Ces objets ne seront pas des décors de cinéma&nbsp;mais de vrais objets : on devra pouvoir les utiliser dans la vie de tous les jours.</p> <a name="eztoc538427_4" id="eztoc538427_4" class="anchor"></a><h3>C’est un véritable retour du monde virtuel au monde réel&nbsp;?</h3><p>Exactement. De plus en plus de méthodes de conception et fabrication d’objets jusqu’alors &nbsp;réservées aux designers professionnels deviennent disponibles pour le grand public. Ce nouveau pont entre le virtuel et le réel devrait avoir un impact important sur nos vies quotidiennes. Mon but est de créer une équipe de premier plan en Europe autour de cette thématique.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc538427_5" id="eztoc538427_5" class="anchor"></a><h3>ShapeForge : un défi scientifique et algorithmique</h3><p>La principale difficulté de ce projet consiste à combiner des approches de natures très différentes&nbsp;: les algorithmes issus de l’informatique graphique qui permettent de construire formes et textures à partir d’exemples avec des méthodes d’optimisation numérique qui devront s’assurer que l’objet réel respecte bien la fonction qu’on lui attribue. Ainsi pour fabriquer un banc Louis XV à partir d’une chaise Louis XV, il faut non seulement capturer l’apparence de l’exemple mais aussi formaliser les caractéristiques d’un banc (la surface plane de son assise, ses dimensions, la hauteur de l’assise) ainsi que ses propriétés mécaniques pour s’assurer de sa solidité. Il s’agit ensuite de trouver parmi toutes les formes que l’on peut produire à partir du seul exemple celle qui respecte au mieux les différents objectifs. Le tout suffisamment rapidement pour permettre à l’utilisateur d’interagir avec le système. Le passage du virtuel au réel est un sacré défi&nbsp;scientifique et algorithmique !</p> </div> </div> Un bras artificiel commandé par la pensée http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/neurosciences Tue, 22 May 2012 14:48:34 GMT ]]> <p>Créer des prothèses commandées par le cerveau ? C’est le projet de longue haleine auquel les chercheurs d’Inria participent et qui commence a porté ses fruits. Laurent Bougrain, de l’équipe Cortex, a d’ores et déjà réussi à décoder les signaux du cortex moteur correspondant à la direction du mouvement des doigts et à la force associée. Combiner au décodage de la direction du mouvement, ce travail permettra, à terme, d’actionner un bras robotisé </p> <p>Comment restaurer le fonctionnement d’un membre suite à une lésion de la moelle épinière ou à une maladie neurodégénérative, ou du moins y pallier&nbsp;partiellement ? «&nbsp;<em>Nous cherchons à réaliser une deuxième voie de commande qui permette d’utiliser l’activité du cortex moteur pour stimuler le membre atteint ou bien pour activer un bras artificiel »</em>, explique Laurent Bougrain, chercheur de l’équipe Cortex, à Nancy.</p> <p>Quelle que soit l’application visée, sa réalisation nécessite en premier lieu d’établir des correspondances entre des gestes et l’activité cérébrale afin d’être en mesure de prédire ensuite le mouvement voulu à partir de cette activité. «&nbsp; <em>On sait associer la direction du bras ou la main utilisée à des signaux particuliers recueillis par des capteurs placés sur le cuir chevelu (électroencéphalographie)</em>, souligne Laurent Bougrain, <em>mais déterminer les mouvements des doigts et la force associée au geste nécessite de placer les capteurs plus près de l’endroit où les signaux sont émis. Ainsi les signaux sont moins déformés, donc de meilleure qualité et plus spécifiques.&nbsp;</em>» Pour cela, il faut implanter des électrodes directement sur ou dans la matière grise, une intervention qui se pratique dans des situations pathologiques particulières, notamment en neurologie pour identifier un foyer épileptogène avant son ablation. Grâce à la participation de patients volontaires et d’expériences similaires réalisées sur le singe par une équipe londonienne, Laurent Bougrain a pu identifier avec une bonne précision les signaux correspondant aux mouvements des doigts, à leur amplitude et à la force exercée.&nbsp; Il a déjà remporté en 2008 une compétition internationale visant à décoder la flexion des doigts de la main à partir de signaux électrocorticographiques, c’est-à-dire enregistrés à la surface du cortex.</p> <div class="object-center"> <p class="illustration" style="width:266px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/nancy/actualites-images/bci/504898-1-fre-FR/bci.png" width="260" height="63" alt="" title="" /> </span> <span class="legende"> <cite>Inria</cite> </span> </p></div> <p>L’autre versant du problème consiste à utiliser ces signaux pour piloter une prothèse. Le bras artificiel Jaco, financé à cette fin par Inria et la Région Lorraine dans le cadre d’un <a href="http://ticri.inpl-nancy.fr/wicri.fr/index.php?title=p%C3%B4le_de_recherche_scientifique_et_technologique" title="wicri.fr:pôle de recherche scientifique et technologique" target="_blank">pôle de recherche scientifique et technologique</a>, s’intègre à une plateforme nancéenne supportée également par l’action d’envergure PAL (<em>Personally assisted living</em>) correspondant à un appartement équipé de capteurs et de robots destinés à assister les personnes dans leur vie quotidienne. Le bras sera, à terme, fixé sur un fauteuil roulant et les logiciels intégrés dans le bras pourront être testés en situation. Pour l’heure, l’objectif est de décoder à partir de l’activité cérébrale les informations nécessaires au mouvement du bras artificiel et des doigts. «&nbsp;<em>Nous modélisons les liens entre activité cérébrale et mouvement du bras artificiel et nous faisons des simulations pour évaluer leur capacité à reproduire l’action&nbsp;</em>», précise Laurent Bougrain. <em>Mais pour que cela fonctionne effectivement, il faut savoir gérer les contraintes mécaniques et électroniques imposées par le bras Jaco.&nbsp;C’est indispensable pour avoir un contrôle précis du mouvement des doigts et de la force à mettre dans les doigts</em>.&nbsp;» Une partie du contrôle des mouvements se fait cependant au niveau du bras lui-même, afin que, par exemple, le bras s’arrête automatiquement s’il envahit l’espace personnel de l’utilisateur ou entre en contact avec un objet avant que la personne ait eu le temps de rectifier.</p> <p>«&nbsp;<em>Nous préparons également, avec le CEA-List, un projet1&nbsp;destiné à mettre en œuvre la commande cérébrale sur des personnes volontaires</em>, précise Laurent Bougrain. <em>Une première opération est prévue à la fin de l’année.</em>&nbsp;» Les capteurs implantés sur le cortex moteur&nbsp;enregistreront l’activité électrique cérébrale et communiqueront par ondes radio les signaux pertinents à un bras artificiel ou bien piloteront un exosquelette qui enrobe le bras ou, comme l’envisage à plus long terme le CEA, les quatre membres afin d’assister les personnes dans leurs déplacements.</p> <p>Ces applications ne sont pas pour demain et sont lourdes à réaliser. Les chercheurs visent ainsi une application plus limitée mais qui peut néanmoins rendre des services à des gens qui ne peuvent manipuler un joystick mais pourraient actionner le bras artificiel grâce à l’identification de signaux électroencéphalographiques. «&nbsp;<em>Nous réalisons aussi des interfaces cerveau-machine basées sur ces signaux. Leur faible qualité ne permet de contrôler que successivement la direction du bras, la position du poignet et l’ouverture/fermeture des doigts mais cela peut suffire pour des gestes simples et améliorer l’autonomie et la qualité de vie de ces personnes&nbsp;</em>», conclut Laurent Bougrain.</p> <p><em>1 Ce projet est réalisé dans le cadre de Clinatec, le centre de recherche biomédicale dédié aux applications des micro et nanotechnologies pour la santé regroupant le CEA, l’université de Grenoble, L’Inserm et l’université Joseph Fournier.</em></p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc504914_1" id="eztoc504914_1" class="anchor"></a><h3><strong>Un travail d’équipe</strong></h3><p>Ingénieur de recherche sur la plateforme expérimentale de Nancy,&nbsp;<strong>Olivier Rochel</strong>&nbsp;est très investi dans le projet de bras artificiel pour lequel ses connaissances en robotique et en neurosciences sont un précieux atout. «&nbsp;<em>Chacun de ces domaines est très complexe. Mettre les deux ensemble est d’autant plus compliqué&nbsp;!</em>&nbsp;» s’exclame Olivier Rochel.&nbsp;Le travail d’équipe commence dès la phase de lancement du projet afin d’en assurer la cohérence à tous les niveaux. «&nbsp;<em>Je travaille en interaction permanente avec Laurent Bougrain pour qu’il prenne en compte dans ses recherches les contraintes liées au matériel. De mon côté je dois être au courant des objectifs et des verrous scientifiques à lever afin de penser des stratégies et les développements nécessaires pour faire fonctionner le matériel dans ce contexte particulier.</em>&nbsp;» Il faut ainsi tenir compte des imprécisions des capteurs, des contraintes électriques, mécaniques, etc. liées au fonctionnement du membre artificiel. Ces caractéristiques peuvent entraîner, par exemple, des délais entre l’ordre et sa prise en compte qui nécessite d’adapter le logiciel. L’équipe bénéficie aussi de son expertise sur l’ensemble des matériels et des logiciels développés sur la plateforme. «&nbsp;<em>Connaître l’historique de ces matériels facilite leur mutualisation et leur adaptation pour d’autres projets. Je cherche aussi des outils qui peuvent être utilisés par tout le monde.&nbsp;</em>»&nbsp;</p> </div> </div> Prix régionaux de thèse et du chercheur http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/nicolas-navet-et-damien-robert-laureats-lorrains Fri, 2 Mar 2012 17:41:08 GMT ]]> <p>Deux chercheurs récompensés pour leurs travaux de recherche par la Région Lorraine.</p> <p>Nicolas Navet a reçu le 2e prix du chercheur (7 800 €) pour ses travaux sur le prototypage virtuel et les systèmes embarqués critiques, plus particulièrement&nbsp;appliqués à l'aérospatiale et à l'automobile.&nbsp;Il est responsable de l'équipe TRIO, équipe qui développe son activité sur la spécification de mécanismes exécutifs et sur la modélisation, l'analyse et l'évaluation d'applications temps réel distribuées.&nbsp;Nicolas Navet a créé deux start-up : RealTime-at-Work en 2007 et Alphability en 2011.</p> <p>Damien Robert a obtenu le 2e prix de la thèse ex aequo pour sa thèse intitulée &quot;Fonctions thêta et applications à la cryptographie&quot;, thèse effectuée sous la direction de Guillaume Hanrot. Damien Robert est aujourd'hui ingénieur chercheur chez Microsoft Research.</p> Best Paper Award "CollaborateCom 2011" http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/best-paper-award-collaboratecom-2011 Tue, 15 Nov 2011 16:59:24 GMT ]]> <p>Un Best Paper Award de la conférence internationale «&nbsp;CollaborateCom 2011&nbsp;» a été attribué à Hien Thi Thu Truong,&nbsp;Claudia-Lavinia Ignat, Mohamed-Rafik Bouguelia (équipe Score) et Pascal Molli&nbsp;(anciennement Score, à Nantes aujourd’hui) pour l’article «&nbsp;A Contract-extended Push-Pull-Clone Model&nbsp;».</p> <p>Ce travail apporte un plus, la notion &quot;contractuelle&quot; du partage de documents pair-à-pair. Cette publication propose, en effet, un nouveau modèle de collaboration basé sur un contrat, avec à la clé des étapes de vérification, de synchronisation et la notation du (ou des) contractant(s). Ce nouveau type de collaboration offre de nouvelles perspectives de fonctionnement aux différents réseaux sociaux, en y ajoutant des gages de sécurité sur les contenus partagés.</p> Sciences du numérique et mathématiques au service de l'eau http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/les-scientifiques-au-service-de-l-eau-conference-le-24-novembre-2011 Wed, 5 Oct 2011 17:00:33 GMT ]]> <p>Les scientifiques de différentes disciplines, les entreprises vous invitent aux exposés et à échanger autour de la qualité de l'eau.</p> <a name="eztoc410540_1" id="eztoc410540_1" class="anchor"></a><h3>Programme</h3><table class="renderedtable" border="0" cellpadding="2" cellspacing="0" width="100%"> <tr> <td valign="top"> <p>8h45</p> </td> <td valign="top"> <p>Accueil des participants</p> </td> </tr> <tr> <td valign="top"> <p>9h15</p> </td> <td valign="top"> <p>Introduction <strong>(Karl Tombre</strong>, Directeur d’Inria Nancy Grand-Est ; <strong>Georges Pottecher</strong>, Directeur du pôle HYDREOS)</p> </td> </tr> <tr> <td valign="top"> <p>9h30&nbsp;</p> </td> <td valign="top"> <p>Présentations : Gestion des données</p> </td> </tr> <tr> <td valign="top"> &nbsp; </td> <td valign="top"> <ul> <li>Les outils de fouille de données au service de l’étude de la qualité des ressources en eau (<strong>Jean-François Mari</strong>&nbsp;- LORIA ; <strong>Florence Le Ber</strong>&nbsp;- ENGEES)</li> <li>Modélisation à partir de données mesurées pour l'aide à la gestion de bassins versants ruraux (<strong>Marion Gilson, Hugues Garnier </strong>- CRAN)</li> <li>Réseaux de capteurs sans fil : applications potentielles à la surveillance en temps réel des réseaux d’eau (<strong>Ye-Qiong Song</strong>&nbsp;- LORIA)</li> <li>Cartographie et Représentation Geo-Symbolique des informations du territoire (<strong>Philippe Perennez</strong>&nbsp;- NAVIDIS)</li> <li>Valorisation de données en gestion patrimoniale des réseaux d'assainissement et d'eau potable - Logiciel PHARE (<strong>Pierre Lazzarotto</strong>&nbsp;- IRH)</li> <li>Le système Ivoire pour les produits de voirie (<strong>Alain Sibué</strong>, Saint-Gobain PAM)</li> <li>Problèmes inverses : détection de corrosion et de sources de pollution (<strong>Zakaria Belhachmi</strong>, Université de Haute Alsace ; <strong>Mourad Choulli</strong>&nbsp;- LMAM)</li> </ul> </td> </tr> <tr> <td valign="top"> <p>12h30</p> </td> <td valign="top"> <p>Déjeuner – Buffet</p> </td> </tr> <tr> <td valign="top"> <p>14h00</p> </td> <td valign="top"> <p>Présentations : Commande / Système</p> </td> </tr> <tr> <td valign="top"> &nbsp; </td> <td valign="top"> <ul> <li>Contrôle des systèmes dynamiques en réseaux (<strong>Julie Valein, Marius Tucsnak</strong>&nbsp;- IECN)</li> <li>Application des réseaux bayesiens à la problématique du contrôle des réseaux de distribution d’eau potable (<strong>Philippe Weber, Christophe Simon, Didier Theillol</strong>&nbsp;- CRAN)</li> <li>Smart Water Networks. De quoi s'agit-il ? Et où en est-on vraiment ? (<strong>Jacques Boudon</strong>, Suez Environnement - CIRSEE)</li> </ul> </td> </tr> <tr> <td valign="top"> <p>15h00</p> </td> <td valign="top"> <p>Pause café</p> </td> </tr> <tr> <td valign="top"> <p>15h15</p> </td> <td valign="top"> <ul> <li>Techno-dating (échanges bilatéraux entre intervenants et participants)</li> </ul> </td> </tr> <tr> <td valign="top"> <p>17h00</p> </td> <td valign="top"> <p>Clôture</p> </td> </tr> </table> Fêtez la science ! http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/les-chercheurs-a-la-rencontre-du-public Wed, 5 Oct 2011 16:01:51 GMT ]]> <p>Les chercheurs du centre de Nancy - Grand Est participent cette année à plusieurs événements : au village multithématique organisé par le Planétarium d'Epinal et lors d'interventions dans les classes à Neuves-Maisons.</p> <p><strong>Samuel Cruz-Lara</strong> et <strong>Treveur Bretaudière</strong> de l'équipe Talaris, vous présenteront &quot;des mondes immersifs 3D sur Second Life pour l'apprentissage des langues&quot;. <strong>Olivier Zendra</strong> et <strong>Pierre Caserta </strong>de l'équipe Trio, vous livreront tous les secrets du fonctionnement d'un logiciel. <strong>Martin Quinson</strong>, <strong>Sébastien Badia</strong> et <strong>Thomas Jost</strong> de l'équipe Algorille, et <strong>Jean-Christophe Bach</strong> de l'équipe Pareo s'amuseront avec petits et grands autour de &quot;L'informatique sans ordinateur : un jeu d'enfant... et d'adultes&quot;. Les scientifiques seront présents samedi 15 octobre 2011.</p> <p>Autre temps fort : <strong>Vincent Nivoliers</strong> de l'équipe Alice, sera le 13 octobre à Neuves-Maisons pour présenter aux élèves de CM1 et CM2 de l'école François Villon, la construction de polyèdres 3D en origami.</p> Le modèle du cerveau, la pensée et le robot http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/modele-du-cerveau-pensee-et-robot Tue, 20 Sep 2011 14:42:01 GMT ]]> <p>Nicolas Rougier, membre de l’équipe Cortex (Nancy), s’intéresse au fonctionnement du cerveau. Il cherche à comprendre l’émergence de phénomènes aussi complexes que la cognition ou la conscience. Une démarche dans laquelle la modélisation est primordiale, le recours à la robotique est courant, et la reproduction fidèle des grands principes biologiques est un souci permanent.&nbsp;</p> <a name="eztoc403798_1" id="eztoc403798_1" class="anchor"></a><h3><strong><strong>Vous travaillez en &quot;neurosciences computationnelles&quot;. En quoi cela consiste-t-il&nbsp;?</strong></strong></h3><p><strong>Nicolas Rougier :</strong>&nbsp;Les neurosciences computationnelles visent à élaborer des modèles implémentables du fonctionnement cérébral en collaboration avec des biologistes. Par exemple, je termine actuellement un projet sur la modélisation du <em>colliculus</em>&nbsp;supérieur du singe, une petite zone sous-corticale responsable notamment des saccades oculaires. Mon rôle d’informaticien est de proposer des modèles numériques qui réalisent les tâches avec des performances similaires à celles de l’animal ou de l’homme mais aussi de la même manière. Autrement dit, que le modèle soit une bonne approximation du fonctionnement cérébral.</p> <a name="eztoc403798_2" id="eztoc403798_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quelle question s‘impose à vous à ce point de votre parcours scientifique&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Nicolas Rougier :&nbsp;</strong>Mon habilitation à diriger des recherches a été l’occasion de prendre un peu de recul sur la conception de ces modèles. Lorsqu’il s’agit de modéliser un seul neurone, il est possible de mesurer de nombreux paramètres (impulsions, potentiels de membranes, etc.) et de construire des réseaux de neurones artificiels dont les performances peuvent être confrontées directement aux observations. Mais dès que le système est plus complexe (aire cérébrale, cerveau tout entier) se pose la question de ce que représente le modèle et de sa portée. Un point essentiel est que les phénomènes que nous cherchons à modéliser émergent de vastes ensembles d’éléments simples fonctionnant en parallèle. Il faut donc veiller à ne pas introduire d’artefacts à quelque niveau que ce soit. C’est indispensable car l’objectif n’est pas simplement que le modèle soit prédictif, c’est-à-dire qu’il soit capable d’anticiper les performances observées, mais aussi qu’il ait un pouvoir explicatif: qu'il&nbsp;permette de comprendre comment le cerveau réalise une fonction. Pour cela le modèle, même très simplifié, doit se conformer à la manière dont on pense que le cerveau fonctionne. Or il est très facile en informatique d’introduire, à une étape ou une autre et sans même s’en rendre compte, des artefacts de modélisation.</p> <a name="eztoc403798_3" id="eztoc403798_3" class="anchor"></a><h3><strong>Comment proposez-vous de résoudre cette difficulté&nbsp;?</strong></h3><p><strong>N.R. :&nbsp;</strong>J’ai défini un cadre de modélisation qui permet de se prémunir de ce type de problème en posant quelques bases théoriques et pragmatiques garantissant un certain nombre de propriétés au modèle. Il faut identifier avec le biologiste les propriétés qui doivent être présentes tout au long du calcul pour que le modèle puisse vraiment prétendre avoir des propriétés émergentes. Puis construire le modèle avec ces contraintes&nbsp;et voir si l’on obtient des propriétés similaires à celles obtenues par l’expérimentation. Un bon modèle permet, par exemple, de faire des expériences <em>in silico</em>. C’est inestimable car cela ne prend que quelques heures là où il faut plusieurs mois d’expérimentations au biologiste en laboratoire.</p> <a name="eztoc403798_4" id="eztoc403798_4" class="anchor"></a><h3><strong><strong>Quelles questions motivent vos travaux actuels&nbsp;?</strong></strong></h3><p><strong>N.R. :&nbsp;</strong>La modélisation du cerveau m’intéresse beaucoup mais je voudrais aller plus loin aujourd’hui et comprendre comment la cognition émerge, c’est-à-dire comment émergent des processus comme la perception, la motricité ou les émotions, mais aussi les fonctions de haut niveau comme le raisonnement, la mémoire ou la prise de décision. L’approche des neurosciences computationnelles croise ici celle de la cognition incarnée, qui défend l’idée que la cognition n’est pas pur esprit mais est liée de façon intime au corps (l’intelligence se construisant par le corps en interaction avec le monde). Par analogie, j’utilise le robot comme dispositif expérimental permettant de mettre les modèles du fonctionnement cérébral à l’épreuve de l’environnement. Il faut pour cela maîtriser tous les concepts associés&nbsp;: le robot a des effecteurs et il apprend au fur et à mesure que ses actions sont associées à ce qu’il voit par la caméra, etc. On peut espérer voir ainsi un simple bras robotisé ou une caméra mobile développer une cognition qui est à leur portée.</p> <a name="eztoc403798_5" id="eztoc403798_5" class="anchor"></a><h3><strong>Ces travaux peuvent-ils déboucher sur des applications&nbsp;? </strong></h3><p><strong>N.R. :&nbsp;</strong>Comprendre le cerveau et savoir le modéliser au moins en partie permettra de proposer une nouvelle façon de faire de la robotique. On pourra par exemple concevoir des robots qui fonctionnent mieux parce qu’ils auront la capacité de s’améliorer avec l’apprentissage et l’interaction avec l’environnement.&nbsp;La communauté de la cognition incarnée regroupe des personnes de l’informatique, de la psychologie, de la biologie, de la philosophie. Elle foisonne d’idées et de tentatives qui touchent le développement, la perception active mais aussi les émotions dont on sait combien elles influent sur l’apprentissage.</p> <a name="eztoc403798_6" id="eztoc403798_6" class="anchor"></a><h3><strong>Votre rêve&nbsp;?</strong></h3><p><strong>N.R. :&nbsp;</strong>Comprendre l’émergence de la conscience. C’est une vision à très long terme mais il existe aujourd’hui un domaine d’étude constitué qui propose déjà quelques modèles computationnels&nbsp;!</p> La cognition simulée est-elle de la cognition ? http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/cognition-simulee Tue, 20 Sep 2011 14:41:47 GMT <p>Olivier Sigaud&nbsp;est&nbsp;professeur à l’université Pierre et Marie Curie et chercheur à l’Institut des systèmes intelligents et de robotique. Il a également réalisé une&nbsp;thèse de philosophie&nbsp;sur le thème «&nbsp;Automatisme et subjectivité&nbsp;: l’anticipation au cœur de l’expérience&nbsp;». Il nous livre ici ses réflexions sur les liens complexes entre modèle, simulation et cognition. </p> <a name="eztoc403729_1" id="eztoc403729_1" class="anchor"></a><h3><strong>Dans quelle mesure peut-on parler de cognition pour un robot autonome qui construit sa cartographie par exemple&nbsp;?</strong></h3> <div class="object-left"> <p class="illustration" style="width:116px;"> <span class="visu"> <img src="/var/inria/storage/images/medias/nancy/actualites-images/olivier-sigaud/401048-1-fre-FR/olivier-sigaud.jpg" width="110" height="83" alt="" title="" /> </span> </p></div> <p><strong>Olivier Sigaud</strong>&nbsp;: Pour situer la question, il est essentiel de reprendre le terme de modèle. Son acception classique désigne, dans la peinture par exemple, l’objet ou la personne que l’on cherche à représenter. En recherche, il désigne à l’inverse une construction théorique visant à rendre compte d’une réalité et à l’expliquer. Il est intéressant de noter qu’en sciences cognitives, les chercheurs ont basculé peu à peu d’une utilisation de l’ordinateur pour faire tourner des modèles de réseaux de n</p> <p>eurones, au début de la cybernétique, à une vision où on l’utilise comme modèle pour comprendre la pensée. Lorsqu’on fait une simulation de vol d’une fusée, aussi réaliste soit-elle, on n’est à aucun moment tenté de se demander si c’est vraiment une fusée qui vole. Alors que si un modèle de l’attention visuelle tourne sur un ordinateur ou un robot, on est amené à se demander si ce robot met en œuvre de la cognition.</p> <p>J’ai un point de vue assez rigoriste sur cette question&nbsp;— je pense que le modèle de cognition qui tourne sur un ordinateur ou un robot reste un modèle et non de la cognition — mais c’est une position discutable. Francisco Varela, neurologue et philosophe chilien très connu dans le domaine, donne de son côté une définition très élémentaire de la cognition&nbsp;: il suffit que deux boucles dynamiques, l’une sensori-motrice et l’autre interne, interagissent. En suivant cette définition, un thermostat qui décide de la température d’une pièce en fonction des températures qu’il a recueillies dans la journée, peut être qualifié de cognitif.<strong>&nbsp;</strong></p> <a name="eztoc403729_2" id="eztoc403729_2" class="anchor"></a><h3><strong>Est-ce que le caractère auto-organisé du fonctionnement cérébral est un élément de cette question&nbsp;?</strong></h3><p><strong>O.S. :</strong>&nbsp;L’auto-organisation et la complexité d’une manière générale sont sans doute une des raisons pour laquelle on trouve la question plus légitime. Le chercheur est confronté à un système, le cerveau, qu’il comprend très mal. De ce fait, il est difficile de définir ce qu’est la cognition et donc de savoir si l’on peut qualifier de cognitif un ordinateur qui adopterait le même comportement que l’homme.</p> <a name="eztoc403729_3" id="eztoc403729_3" class="anchor"></a><h3><strong>Peut-on espérer mieux comprendre la cognition en améliorant la précision des modèles ?</strong></h3><p><strong>O.S. :&nbsp;</strong>Un modèle est toujours une construction limitée, faite pour répondre à une question précise. Il ne faut mettre dans le modèle que ce qui est strictement nécessaire et suffisant pour répondre à cette question. La tentation du réalisme est de vouloir aller vers des modèles de plus en plus précis et proches de la réalité. Mais jusqu’à quel niveau d’abstraction faut-il descendre pour avoir quelque chose que l’on peut définir comme étant de la cognition&nbsp;: le fonctionnement des grandes aires du cerveau, le comportement de chacun des neurones, de chaque liaison entre ces neurones et jusqu’à quel niveau de détail ? Un modèle qui reproduirait de très près la réalité et serait ainsi en mesure de reproduire un comportement humain, serait aussi complexe que le système naturel. Qu’aurait-on alors gagné avec ce modèle&nbsp;?</p> <p>Il y a des modèles très abstraits, en psychologie par exemple, qui ont des vertus explicatives. Le propre des sciences cognitives est de faire cohabiter différents niveaux de modélisation pour comprendre les phénomènes de manière globale.</p> Sleep and anesthesia: Neural Correlates in Theory and experiment http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/sleep-and-anesthesia-neural-correlates-in-theory-and-experiment Fri, 12 Aug 2011 00:59:37 GMT ]]> <p>Axel Hutt a orchestré l'écriture de cet ouvrage. Premier du genre à confronter quelques théories et expérimentations, posées et conduites autour du sommeil et de l'anesthésie. Sorti aux éditions Springer.</p> <p>L’état d’inconscience du sommeil et celui obtenu lors d’une anesthésie générale sont-ils semblables&nbsp;? Que se passe-t-il alors dans notre cerveau&nbsp;? Quels sont les processus neuronaux impliqués&nbsp;? Rêvons-nous dans les deux états&nbsp;?</p> <p>Pour la première fois, des scientifiques de différents domaines posent les différences et les similitudes de ces deux états, à la fois proches et éloignés, en livrant les résultats d’études expérimentales et théoriques. Les scientifiques décrivent ici les différents mécanismes neuronaux mis en œuvre lors de ces états. Chacun selon une approche différente, faisant de ce livre le premier à réunir expériences et modélisations des deux états.</p> <p>Une conférence internationale sur les neurosciences computationnelles est à l’origine de l’idée de cet ouvrage. Les deux dernières conférences co-organisées par Axel Hutt, à Toronto en 2007 et à Berlin en 2009 ont permis à Axel Hutt de réunir les plus grands noms du domaine pour obtenir cet état de l’art autour du sommeil et de l’anesthésie.</p> <p>Axel Hutt est chargé de recherche Inria, il est physicien de formation. Il a rejoint l’équipe-projet Cortex en 2007. Peu de temps après son arrivée à Nancy, Axel Hutt a obtenu, en 2010, l’une des prestigieuses bourses ERC (European Research Council). Cette bourse va lui permettre de poursuivre ces recherches autour de la modélisation des interactions entre neurones.</p> Bruno Lévy, premier lauréat du prix Jeune chercheur http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/prix-inria-jeune-chercheur Tue, 12 Jul 2011 16:43:39 GMT ]]> <p>Premier lauréat du prix jeune chercheur d’Inria, Bruno Lévy se voit, une fois encore, conforté dans ses choix précurseurs d’associer mathématiques appliquées et informatique pour modéliser des objets en 3D par ordinateur, que ce soit pour les jeux vidéo ou pour la simulation numérique.</p> <p><a href="http://www.inria.fr/institut/inria-en-bref/prix-inria/jeune-chercheur" target="_self">Plus d'informations sur Bruno Lévy.</a></p> <p><a href="http://www.inria.fr/institut/inria-en-bref/prix-inria/editorial" target="_self">Plus d'informations sur les prix Inria.</a></p> Symposium sur la logique et l'analyse de programme http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/symposium-logique-analyse-programme Tue, 12 Jul 2011 16:36:01 GMT ]]> <p>Dans le cadre du 14e congrès CLMPS (Congress of Logic, Methodology&nbsp;and Philosophy of Science) prévu entre le 19 et le 26 juillet à la Faculté de Droit de Nancy, Véronique Cortier, équipe CASSIS, organise un symposium intitulé &quot;Analyzing programs : logic to the rescue&quot; le vendredi 22 juillet.&nbsp;</p> <a name="eztoc382657_1" id="eztoc382657_1" class="anchor"></a><h3>Programme de la journée</h3> <ul> <li>10h15-11h05 : <strong>Moshe Vardi </strong>: « From Philosophical to Industrial Logics »</li> <li>11h05-11h55 : <strong>Gilles Dowe</strong>k : « From universality to interoperability »</li> <li>11h55-12h45 : <strong>Gérard Berry</strong>&nbsp;: « Logic and Digital Circuits: from Theory to Practice »</li> <li>14h15-15h05 : <strong>Pierre Wolper</strong>&nbsp;: « Logic without formulas: automata as a computational notation »</li> <li>15h05-15h55 : <strong>Pierre Lescanne</strong>&nbsp;: « Coinduction, Equilibrium and Rationality of Escalation »</li> <li>15h55-16h45 : <strong>Philippe Schnoebelen</strong>&nbsp;: &quot;« What’s the craze with model checking?!&nbsp; »</li> </ul> Un Ecossais passant par la Lorraine http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/un-ecossais-passant-par-la-lorraine Mon, 11 Jul 2011 22:15:49 GMT ]]> <p>Dave Ritchie a rejoint en 2009 l’équipe de recherche Orpailleur&nbsp;pour poursuivre en France ses recherches sur la modélisation des protéines. Deux ans plus tard, parfaitement intégré, il fait partie des rares britanniques à avoir soutenu avec succès son habilitation à diriger des recherches (HDR) en français dans le texte! Entretien.</p> <a name="eztoc382460_1" id="eztoc382460_1" class="anchor"></a><h3><strong>Pourquoi avez-vous choisi de venir en France&nbsp;?</strong></h3><p><strong>Dave Ritchie&nbsp;:</strong>&nbsp;Pour faire de la recherche&nbsp;! Je suis écossais et au Royaume-Uni, nous n’avons pas d’organisme comme le CNRS ou bien comme Inria, spécifiquement dédié à la recherche. En Ecosse, depuis 1999, j’étais chargé de cours d’informatique pour des étudiants de premier cycle à l’université d’Aberdeen. Bien que j’apprécie beaucoup l’enseignement, cela ne me laissait pas assez de temps pour la recherche. J’ai été invité au Loria en 2007 et j’y ai rencontré beaucoup de gens intéressés comme moi par la modélisation de molécules biologiques. En 2008, j’ai postulé avec succès pour obtenir une chaire d’excellence*&nbsp;de 33 mois au LORIA sur les algorithmes haute performance pour la biologie structurale. Cela m’a permis de venir m’installer en France et de réunir une petite équipe de doctorants et post-doctorants au sein d’Orpailleur. Nous sommes désormais cinq (un doctorant, trois post-doctorants dont une avec une bourse Marie-Curie).</p> <a name="eztoc382460_2" id="eztoc382460_2" class="anchor"></a><h3><strong>Quel est votre domaine de recherche</strong>&nbsp;?</h3><p><strong>D. R.&nbsp;:</strong>&nbsp;Il concerne une discipline émergente, la biologie structurale des systèmes, dont l’objectif est la compréhension du vivant à l’échelle des systèmes, que ce soit le fonctionnement de la cellule ou l’action de médicaments. Pour cela, nous modélisons les interactions entre biomolécules (ADN, ARN, protéines, etc.) dans les systèmes biologiques. Au sein d’Orpailleur, il y a déjà un groupe de bioinformaticiens qui travaillent sur ces sujets. Ils réunissent des données sur les structures et les fonctions des biomolécules, de sources expérimentales, issues de publications, de bases de données ou encore déduites d’autres données par des traitements informatiques telles que des simulations de dynamique moléculaire. Dans ce cadre, j’apporte mon expérience en matière de structure tridimensionnelle des molécules, un point clé pour comprendre les interactions entre biomolécules. J’ai développé des outils, en particulier concernant l’amarrage entre protéines et la comparaison des petites molécules, ce qu’on appelle le criblage virtuel. Ces deux techniques sont, par exemple, importantes pour la découverte de nouveaux médicaments.</p> <a name="eztoc382460_3" id="eztoc382460_3" class="anchor"></a><h3><strong>Quels sont vos premiers résultats dans le cadre de cette chaire d’excellence&nbsp;?</strong></h3><p><strong>D. R.&nbsp;:</strong>&nbsp;Nous avons développé de nouvelles techniques de calcul pour pouvoir programmer nos modélisations sur des processeurs graphiques programmables (GPU) qui démultiplient la puissance de calcul des ordinateurs. Nous avons ainsi multiplié par 50 la vitesse de calcul, une première&nbsp;! Ceci sera très utile pour modéliser les millions d’interactions d’une cellule humaine. D’autre part, nous avons construit une nouvelle base de données contenant toutes les interactions protéine-protéine connues et nous avons développé une technique originale&nbsp; pour regrouper et classer les formes de protéines, la corrélation de Fourier. </p> <a name="eztoc382460_4" id="eztoc382460_4" class="anchor"></a><h3><strong>Que représente pour vous l’obtention de votre HDR&nbsp;?</strong></h3><p><strong>D. R.&nbsp;:</strong>&nbsp;J’en suis très fier. Surtout que j’ai rédigé le mémoire en français&nbsp;! J’ai néanmoins encore quelques progrès à faire en matière de conversation, j’y attache beaucoup d’importance. Même si l’HDR n’est a priori pas indispensable pour les chercheurs étrangers, ce diplôme français – qui n’a pas d’équivalent au Royaume-Uni – me sera sûrement utile pour poursuivre mes recherches en France, par exemple pour encadrer des doctorants et former une nouvelle équipe. J’ai beaucoup de projets. J’ai eu l’occasion de rencontrer de nombreux spécialistes en biologie structurale et bioinformatique, en particulier au sein d'Inria, qui sont intéressés par mes travaux. Mon équipe, avec celle de Sergei Grudinin de l’équipe-projet Nano-D (Grenoble) vient par exemple de remporter un appel à projets de l’ANR sur la modélisation numérique. De manière plus générale, j’aimerais collaborer avec beaucoup d’équipes tant en infographie, qu’en algorithmique ou en apprentissage automatique.</p> <p>* Le programme &quot;Chaires d'excellence&quot; de l’Agence nationale de la recherche (ANR) favorise l’accueil de chercheurs et d'enseignants chercheurs étrangers de haut niveau en leur offrant des moyens substantiels pour les aider à réaliser leur projet de recherche dans un laboratoire français. Les candidatures sont retenues après appel à projets.</p> 16e Conférence Internationale sur la Géométrie et la Topologie Discrète http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/16e-conference-dgci-geometrie-discrete-a-nancy Wed, 30 Mar 2011 16:01:55 GMT ]]> <p>DGCI&nbsp; (<em>Discrete Geometry for Computer Imagery</em>) est la conférence sur la géométrie discrète réunissant les chercheurs du domaine au niveau international. Les trois conférenciers invités sont des spécialistes de renommée mondiale : Agnès Desolneux - CNRS France, Jarek Rossignac - Georgia Tech USA, Jean Serra - ESIEE-LIGM France.</p> <p>Après Montréal en 2009, c'est au tour de Nancy d'accueillir les scientifiques de cette communauté du 6 au 8 avril à l'institut, sous l'égide de l'IAPR (International Association of Pattern Recognition). </p> <p>Les grands thèmes de cette conférence sont :</p> <ul> <li>Les modèles de géométrie discrète (grilles, objets discrets,...)</li> <li>Topologie discrète et combinatoire</li> <li>Transformations géométriques&nbsp;</li> <li>Représentation discrète de forme, reconnaissance et analyse</li> <li>Topographie discrète&nbsp;</li> <li>Analyse morphologique&nbsp;</li> <li>Modélisation et visualisation discrète&nbsp;</li> </ul> <p><a href="http://dgci2011.loria.fr" target="_blank">http://dgci2011.loria.fr</a></p> Publication du nouveau livre de Paul Zimmermann : "Modern Computer Arithmetic" http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/publication-modern-computer-arithmetic Thu, 9 Dec 2010 15:54:49 GMT ]]> <p>En novembre 2010, a été publié aux éditions Cambridge University Press, le dernier livre co-écrit par Paul Zimmermann, directeur de recherche dans l'équipe CARAMEL et Richard Brent, Professeur en Mathématiques et Sciences Informatiques de l'Australian National University.&nbsp;</p> Véronique Cortier : sécuriser les protocoles http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/veronique-cortier-securiser-les-protocoles Tue, 23 Nov 2010 13:17:05 GMT ]]> <p>En septembre 2010, Véronique Cortier, directrice de recherche CNRS au sein de l'EPI CASSIS d'Inria Nancy-Grand Est a obtenu la bourse ERC dans le cadre de son projet de sécuriser les protocoles de communication et les moduler afin de les rendre fiables. Rencontre avec la chercheuse.</p> <p>Si Véronique Cortier a très peu de besoins en matériels, elle a davantage de besoins humains. L'obtention de cette bourse va lui permettre s'entourer des personnes qu'elle estimera les plus compétentes pour ces recherches, à différents postes mais essentiellement des doctorants et post-doctorants. &quot;<em>Je vais également davantage me concentrer sur mes travaux de recherche que sur les demandes de subvention pour les mener à bien</em>&quot; ajoute-t-elle. Si Véronique Cortier est tenue de réaliser un rapport sur l'évolution de ces recherches, elle dispose de beaucoup de libertés d'action dans ses démarches.</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Proposer des méthodes pour analyser des protocoles de communication</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Après avoir été présélectionnée en juin 2010, c'est deux mois plus tard qu' elle reçoit sa notification officielle. &quot;<em>C'était pour moi la période idéale pour candidater. Il y a 2 ans, j'avais déjà déposé un dossier qui m'avait été refusé. C'est Jean-Pierre Banâtre qui m'a conseillé de réitérer</em>.&quot; Le projet présenté pour l'obtention de la bourse ERC porte sur l'élaboration de preuves, la combinaison de protocoles afin qu'ils soient modulables.</p> <p>Ses travaux de recherches portent sur la sécurisation des protocoles &nbsp;c'est à dire proposer des méthodes pour analyser des protocoles de communication tels que le vote électronique ou encore des applications de sécurité qui, pour l'instant concernent davantage le milieu bancaire. Ses travaux portent également sur la sécurisation d'application qui peuvent être aussi utilisées pour le télépéage ou encore la communication sur les embouteillages.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc61977_0_0_0_1" id="eztoc61977_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Parcours</h6><p>Née à Troyes dans l'Aube en 1978, Véronique Cortier&nbsp;s'est attaché, dès son plus jeune âge, à résoudre des problèmes mathématiques. Le Bac scientifique en poche, elle entre en classes préparatoires de mathématiques en 1995 puis rejoint deux ans plus tard l'ENS Cachan. Des cours d'informatiques obligatoires portant sur la théorie et les modèles, correspondent de très près aux mathématiques, véritable passion pour Véronique.&nbsp;Face à des problèmes concrets de recherche, l'étudiante considère les mathématiques comme davantage de plaisir que de travail. En 2003, après sa thèse, elle est recrutée par le CNRS et exerce en tant que directrice de recherche depuis le 1er octobre 2010. En plus d'être parmi les plus jeunes directrices de recherche, elle est maman de deux enfants. Et c'est au cœur de la Lorraine qu'elle souhaite voir épanouir sa petite famille. &quot;<em>J'apprécie l'identité régionale de la Lorraine</em>&quot;, nous confie-t-elle</p> </div> </div> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc61977_0_0_0_1_1" id="eztoc61977_0_0_0_1_1" class="anchor"></a><h6>Lauréats 2010</h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;, Axel Hutt (Cortex, Nancy), Paola Goatin (Opale, Sophia Antipolis), Pierre Alliez (Geometrica, Sophia Antipolis), Kartikeyan Bhargavan (Moscova, Rocquencourt), Véronique Cortier (Cassis, Nancy), Nikos Paragios (Galen, Saclay) ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe. Dans la catégorie &quot;Chercheurs confirmés&quot;, Jean Ponce (Willow, Rocquencourt) et André Seznec (Alf, Rennes) sont lauréats et ont choisi l'Inria pour poursuivre leurs travaux.</p> </div> </div> Axel Hutt : un physicien se penche sur le cerveau http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/axel-hutt-un-physicien-se-penche-sur-le-cerveau Thu, 4 Nov 2010 15:00:29 GMT ]]> <p>Cette année,&nbsp;huit des lauréats ERC sont responsables ou membres d'équipes-projets Inria. Pour tenter de mieux comprendre ce qui se passe dans notre cerveau lors d’une anesthésie, le physicien de l’Inria de Nancy, Axel Hutt,&nbsp;a décroché une bourse européenne ERC. Il travaille en collaboration avec des médecins et des neurologues. Rencontre avec le chercheur.</p> <p>Un ingénieur, un doctorant, un post-doctorant, et quelques étudiants de master : ce sont les personnes qu’Axel Hutt compte embaucher avec l’argent de la bourse européenne ERC qu’il vient de décrocher. « <em>Mes recherches sont théoriques, je n’ai pas besoin d’investir dans du matériel, mais je souhaite créer une équipe</em>&nbsp;», explique-il. Le fait de devenir un véritable chef de projet grâce à la bourse ERC ne l’inquiète pas outre mesure. Il a déjà encadré bon nombre d’étudiants en master. « <em>Motiver une équipe fait partie de mon travail </em>» estime-t-il. Il a en aussi créé deux sociétés où il a développé des logiciels pour examiner les signaux cérébraux. C'est tout naturellement qu'il entend créer son équipe à l'institut après avoir décroché un poste dans l'équipe-projet&nbsp;<a href="/domaines/stic-pour-les-sciences-de-la-vie-et-de-l-environnement/images-modeles-et-algorithmes-pour-la-medecine-et-les-neurosciences/cortex" target="_self">CORTEX</a>&nbsp;d'Inria de Nancy en septembre 2007. «&nbsp;<em>Ma femme et moi avions très envie de vivre en France</em>&nbsp;», sourit-il.</p> <p>Ce physicien s’intéresse au cerveau, ou plus exactement à ce qui se passe dans notre cerveau lorsque nous perdons connaissance. « <em>Alors que l’anesthésie existe depuis plus de 100 ans, nous ne savons toujours pas la cause de la perte de connaissance, ni ce qui se passe dans le réseau de neurones. J’applique une approche mathématique, en modélisant les interactions entre neurones. Puis je compare les signaux électromagnétiques émis par ce cerveau « théorique » aux vrais signaux électromagnétiques enregistrés par les médecins sur des patients endormis</em>. »</p> <blockquote> <div class="open"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_open.png" alt="" /> </div> <p>Si mon travail peut aider des patients, c’est vraiment motivant</p> <div class="close"> <img src="/extension/site_inria/design/site_inria/images/pictos/picto_quote_close.png" alt="" /> </div> </blockquote> <p>Un vrai travail pluridisciplinaire : il faut pouvoir discuter avec des neurologues, des médecins, des psychologues. Axel Hutt en a l’habitude : sa thèse au Max Planck Institute de Leipzig en Allemagne, ses travaux ultérieurs, toujours à Leipzig, puis à Berlin, puis à l’université d’Ottawa au Canada, ont tous porté sur la modélisation de neurones. « <em>La physique seule m’ennuie, avoue-t-il. En tant que physicien, on apprend énormément du cerveau. Mais il est difficile de parler avec des gens de domaines différents, c’est un véritable défi, d’autant que les objectifs ne sont pas toujours les mêmes. J’écoute beaucoup les médecins, pour comprendre leurs problèmes. Ainsi, lorsqu’ils me disent que le monitoring des signaux électromagnétiques du cerveau ne marche pas dans certains cas, je crée un modèle pour mieux comprendre ces signaux, afin d’améliorer ce monitoring. </em>»</p> <p>Autre problème posé aux médecins : certains patients se réveillent pendant l’anesthésie. C’est dangereux pour les opérations qui nécessitent de ne pas bouger, et traumatisant pour les malades. « <em>C’est arrivé à ma mère lors d’une opération de l’œil il y a quelques années</em>&nbsp;», raconte le chercheur. Là encore, il tente de comprendre, via la modélisation, les raisons de ce réveil. Mais aussi l’action des médicaments sur les neurones. « <em>Si mon travail peut aider des patients, c’est vraiment motivant&nbsp;</em>», s’enthousiasme le chercheur. «<em>Reste que le chemin est long entre le modèle et d’éventuelles applications</em>. »</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc58912_0_0_0_1" id="eztoc58912_0_0_0_1" class="anchor"></a><h6>Lauréats 2010</h6><p>Dans la catégorie &quot;Jeunes chercheurs&quot;, Axel Hutt (Cortex, Nancy), Paola Goatin (Opale, Sophia Antipolis), Pierre Alliez (Geometrica, Sophia Antipolis), Kartikeyan Bhargavan (Moscova, Rocquencourt), Véronique Cortier (Cassis, Nancy), Nikos Paragios (Galen, Saclay) ont reçu une bourse qui leur permettra de constituer une équipe. Dans la catégorie &quot;Chercheurs confirmés&quot;, Jean Ponce (Willow, Rocquencourt) et André Seznec (Alf, Rennes) sont lauréats et ont choisi l'Inria pour poursuivre leurs travaux.</p> </div> </div> Retour sur la 19 ème édition de la Fête de la Science http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/fete-science-2010-reussie Fri, 29 Oct 2010 16:48:16 GMT ]]> <p>A l'occasion de la 19ème édition de la Fête de la Science, le centre de recherche Inria Nancy - Grand Est a ouvert ses portes au public le&nbsp;samedi&nbsp;23 octobre&nbsp;de 10H à 18H afin de lui faire découvrir les sciences numériques.&nbsp;</p> <p>Cette opération a été organisée en partenariat avec le CNRS, le club Robotik de l'ESIAL et les laboratoires de la Fédération Charles Hermite : le LORIA, le CRAN et l'Institut Elie Cartan. Une journée couronnée de succès puisqu'au total près de 370 enfants et plus grands ont pu se familiariser avec le monde de la recherche en informatique, en automatique et en mathématiques.&nbsp;</p> Publication du livre de Lyes BENYOUCEF sur l'intelligence artificielle http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/lyes-benyyoucef-l-intelligence-artificielle Fri, 24 Sep 2010 09:21:52 GMT ]]> <p>Lyes BENYOUCEF de l'équipe COSTEAM d'Inria Nancy - Grand Est et Bernard GRABOT de l'Ecole Nationale d'Ingénieurs de Tarbes (ENIT) viennent de publier un livre chez Springer Series in Advanced Manufacturing intitulé &quot;<em>Artificial Intelligence techniques for Networked Manufacturing Enterprises Management</em>”.</p> <p>Avec ses 16 chapitres, ce livre aborde les dernières avancées dans le domaine de l'intelligence artificielle dédiée au management des entreprises manufacturières en réseaux.</p> Inauguration du Laboratoire de Haute Sécurité Informatique http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/inauguration-laboratoire-haute-securite-informatique Tue, 21 Sep 2010 17:33:14 GMT ]]> <p>Le 1er juillet 2010, l’Inria Nancy Grand-Est a inauguré, aux côtés de ses partenaires, le premier laboratoire de haute sécurité de la recherche académique française dédié à des travaux dans le domaine de la sécurité informatique.</p> <p>Situé au cœur du centre Inria Nancy Grand-Est, le laboratoire de haute sécurité informatique (LHS) est voué à accueillir des travaux de recherche déterminants pour sécuriser le réseau, les échanges sur internet et les équipements de télécommunications associés.</p> <p>Le LHS offre le cadre technologique et réglementaire nécessaire aux avancées scientifiques accompagnant les évolutions de notre société numérique. Ouvert aux partenaires industriels, le laboratoire représente également un cadre propice aux tests de fiabilité requis avant toute mise sur le marché de différents produits ou solutions technologiques.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc26387_1" id="eztoc26387_1" class="anchor"></a><h3>Une structure inédite en France impliquant de nombreux partenaires</h3><p>Le Laboratoire de haute sécurité informatique du Centre Inria Nancy Grand Est a bénéficié des financements du FEDER, de la Région Lorraine, de la Communauté urbaine du Grand Nancy et du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche via la Délégation Régionale à la Recherche et à la Technologie.&nbsp;Les recherches entreprises sont menées en&nbsp; partenariat avec les universités lorraines, le CNRS et la Délégation Générale à l’Armement.</p> </div> </div> Publication du nouveau livre de Bruno Levy : « Polygon Mesh Processing » http://www.inria.fr/centre/nancy/actualites/publication-bruno-levy-sur-la-geometrie Mon, 6 Sep 2010 17:39:09 GMT ]]> <p>Bruno Levy,&nbsp;responsable de l’équipe-projet ALICE à l’Inria Nancy-Grand Est a co-écrit un ouvrage en collaboration avec Mario Botsch, Leif Kobbelt, Mark Pauly et Pierre Alliez.&nbsp;Cet ouvrage a pour thématique le traitement numérique de la géométrie dans la construction d’environnements virtuels tels que la 3D.</p> <p class=" text-justify">Ce livre présente l'ensemble de la chaine de traitement numérique de la géométrie. Le point de départ est un maillage 3D, obtenu par exemple par acquisition à l'aide d'un scanner 3D. Ces données initiales subissent ensuite tout un ensemble de traitements. Les détails techniques de ces différents traitements sont étudiés en profondeur dans l'ouvrage.</p> <p class=" text-justify">Le traitement numérique de la géométrie, un domaine en forte expansion, combine des concepts de mathématiques appliquées, d’informatique et d’ingénierie afin de mettre au point des algorithmes efficaces. Ces algorithmes permettront l'acquisition, la reconstruction, l'analyse, la manipulation, la simulation et la transmission de modèles 3D complexes.</p> <p class=" text-justify">Les applications du traitement numérique de la géométrie couvrent un large spectre, du multimédia, jeux vidéos, conceptions assistées par ordinateur jusqu'au calcul pour les applications biomédicales, l'ingénierie inverse et le calcul scientifique.</p> <p class=" text-justify">Ces dernières années, les maillages à base de triangles ont été de plus en plus utilisés si bien qu’ils sont devenus une alternative intéressante aux représentations classiques par surface Splines.</p> <div class="highlight_box"> <div class="highlight_content"> <a name="eztoc13724_1" id="eztoc13724_1" class="anchor"></a><h3>La collaboration de deux chercheurs Inria</h3><p><strong>Bruno Levy</strong>&nbsp;est directeur de recherche à l’Inria Nancy-Grand Est et responsable de l’équipe-projet ALICE. Sa thématique de recherche concerne la géométrie numérique, à savoir la création de nouveaux algorithmes pour acquérir, transformer et optimiser les représentations d'objets 3D. Récemment, son projet intitulé « GOODSHAPE », dont l'objectif est de calculer l'échantillonnage optimal d'objets 3D, a reçu une bourse du <a href="http://erc.europa.eu/" target="_self">Conseil Européen de la Recherche</a>&nbsp;(ERC).</p> <p>Le coeur des recherches de <strong>Pierre Alliez </strong>porte sur le traitement par la géométrie à savoir : la compression, les approximations de surface, les paramétrages de maillage etc... L'objectif est de concevoir des méthodes qui sont à la fois fondées sur des bases théoriques et facilement calculable pour les rendre résistantes et fiables, et ayant un réel impact sur les applications technologiques. En 2008, Pierre Alliez a co-présidé la conférence Eurographics sur le traitement de la géométrie. Il a d'ailleurs obtenu le prix Eurographics &quot;Jeune Chercheur&quot; en 2005. Plus récemment, il a obtenu son Habilitation à Diriger des Recherches et a été nommé éditeur associé de ACM Transactions on Graphics.</p> </div> </div>