Equipex Lille
Inria Lille participe à trois Equipex
Baptisés FIT, iDive et Ligan, ces trois projets d’équipements d’avenir (Equipex) retenus parmi plus de 600 propositions lors des deux premiers appels à projets impliquent tous à plus ou moins grande échelle des chercheurs d’Inria Lille. Pour leurs équipes, une reconnaissance et de nouvelles perspectives assurées.
FUN prépare l’internet du futur
Cinq équipes d’Inria, dont Fun à Lille, sont partenaires de l’Equipex FIT (Future Internet of Things) qui permettra de tester à très grande échelle les futures technologies de l’internet, en grande partie basées sur des objets communicants mobiles, embarqués dans des véhicules, des colis, des équipements industriels, des vêtements… Une première. FIT fédèrera trois plateformes de recherche dont deux déjà existantes auxquelles Inria contribuait (PlanetLab, un réseau d’ordinateurs créé en 2003 pour tester des services sur Internet, SensLab qui permet depuis mi-2010 d’expérimenter des réseaux de capteurs), et une troisième plateforme, de « radio cognitive », qui sera créée pour tester la propagation radio entre objets communicants mobiles. Cela représente un financement global pour Inria de 3,7 M€ pendant neuf ans sur les 5,8 M€ de l’Equipex au titre des investissements d’avenir.
Le réseau national FIT associera à terme plus de 300 ordinateurs, des milliers de capteurs plus ou moins puissants et des centaines de robots. Ouvert et gratuit, il permettra à un grand nombre d’utilisateurs, chercheurs et industriels, de tester des technologies et applications de futurs produits. « Créer une telle plateforme est un véritable défi technologique, notamment pour rendre ces outils dispersés compatibles et permettre la réservation des ressources par les différents utilisateurs avec un système d’accès unifié, explique Nathalie Mitton, responsable de l’équipe Fun. A ce titre, SensLab, qui est déjà un réseau de quatre plateformes, constitue une expérience précieuse. » De fait, 174 utilisateurs de 26 pays utilisent SensLab, en majorité des chercheurs français mais aussi américains et allemands, une dizaine d’industriels comme Orange, Atos, Thales ou Alcatel Lucent, des PME, des start-up.
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Cela nous ouvre de nouvelles opportunités de recherche et développement, entre autres dans le domaine des robots, de la radio, de la domotique.
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En s’intégrant dans FIT pour constituer la partie ECO (Embedded Communication Object), SensLab changera d’échelle : les plateformes de capteurs de Grenoble, Lille et Strasbourg seront étendues et reliées à deux nouvelles plateformes créées par l’équipe HiperCom à Paris et par l’Institut Telecom. A terme, ECO réunira plus de 2300 capteurs (pour moitié déjà installés dans SensLab) et plus de 300 robots, certains préfigurant des robots d’exploration de sites impraticables par l’homme comme des sites nucléaires, des volcans... Des moyens de cette envergure permettent d’expérimenter en fonctionnement réel les algorithmes de communication et d’auto-organisation entre capteurs que les chercheurs ont développés et testés en simulation au préalable. L’Europe attend aussi beaucoup de ces expérimentations et participe au financement de FIT. FIT est vraiment dans la continuité de SensLab, conclut Nathalie Mitton. En mettant ainsi en commun de nouvelles ressources et de nouveaux savoir-faire, cela donnera plus de visibilité à nos travaux et intéressera assurément de nouveaux utilisateurs.
Laurent Grisoni, responsable de l’équipe projet Mint, partenaire de l’Equipex iDive
Laurent Grisoni
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Inria © Kaksonen
« Il a fallu environ un an pour monter ce projet de plateforme technologique qui réunit plus de 50 chercheurs. Son financement (3,6 M€) est un encouragement politique fort pour rapprocher technologies du numérique et sciences humaines et sociales, notamment art et science. La plateforme permettra d’étudier les usages et interactions des artistes et du public avec l’image numérique, avec la particularité d’être pluridisciplinaire : psychologues, artistes et historiens d’art se réapproprieront des technologies comme les écrans tactiles pour en étudier les interactions avec des contenus visuels numériques, autour de ce qu’on appelle les « Visual Studies ». Cela prolonge les développements de Mint sur les nouveaux dispositifs d'interaction basée sur le geste. Mint travaille depuis le départ dans une logique de partenariat dans ses domaines d'applications. iDive devrait nous apporter de nouveaux contacts et de beaux problèmes scientifiques à étudier avec un équipement unique qui sera installé à Tourcoing : une salle de réalité virtuelle à haute densité visuelle unique, et un mur d’interaction tactile et gestuel de grande dimension. »
Hélène Touzet
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Inria © Kaksonen
Hélène Touzet, responsable de l’équipe projet Bonsai, en soutien de l’Equipex Ligan pour d’éventuels problèmes d’analyse de données de séquençage.
« Le financement de Ligan (8 M€) permettra d’installer des séquenceurs à haut débit de dernière génération sur la plateforme de séquençage lilloise, ce qui accélérera les recherches contre les maladies multifactorielles à composante génétique comme la maladie d’Alzheimer, le diabète ou certains cancers. Notre équipe, spécialisée dans le développement d'algorithmes pour l'analyse de génomes et de séquences biologiques, pourrait par exemple aider à la mise au point de nouveaux logiciels, en complément des logiciels standards existants. Nous serons là si besoin, prêts à apporter nos compétences méthodologiques. Cela pourrait en outre nous ouvrir des opportunités scientifiques, avec des applications propres au génome humain. »
Mots-clés : Equipex Ligan Fit IDive Inria Lille - Nord Europe research center
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